Addictions (alcool, drogues, comportements…)

L’alcool, le cannabis, la cocaïne, l’ibogaïne, l’héroïne, le tabac… mais aussi le jeu ou l’addiction à internet… Tous ont en commun la capacité de transformer une vie bien rangée en cauchemar.

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Les addictions sont des maladies qui détruisent à petit feu, insidieusement.

L’alcool, par exemple. On ne consulte jamais au début: même quand on boit tous les jours des quantités importantes, on ne cherche pas d’aide. C’est uniquement lorsque des conséquences graves apparaissent que la personne en détresse se tourne vers les soins. Mais souvent, le mal est fait: perte d’emploi, surendettement, problèmes familiaux, cirrhose… Il est des conséquences qu’on ne peut pas facilement rattraper. Pas besoin de drogues dures. Cette descente aux enfers est possible pour toutes les formes de dépendances.

Nous savons qu’une fois installée depuis longtemps, il est très difficile de se débarrasser d’une dépendance. Cette section a pour but de vous aider à détecter chez vous, ou dans votre entourage, les premiers signes de dépendance, pour s’y attaquer avant qu’elle s’installe.

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Quel que soit le « type » d’addiction ou de dépendance, les comportements qui doivent alerter sont les mêmes:

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  • – La personne consacre de plus en plus de temps à son addiction, au détriment d’autres activités. Par exemple, la personne se met à jouer aux jeux de hasard à la place de partir en vacances ou de travailler. Pour les addictions comportementales, il faut toujours s’alarmer au-delà de 2h/j.
  • – Les habitudes addictives changent. Par exemple, pour l’alcool, une personne qui buvait uniquement avec des amis se met à boire même toute seule.
  • – Des conséquences néfastes , même peu graves peuvent apparaître. Par exemple, ne pas pouvoir partir en vacances parce que beaucoup d’argent s’est envolé dans le comportement addictif. Ne pas attendre que les conséquences deviennent graves pour réagir!! Le plus souvent, conséquences sur le travail
  • – Changement d’humeur ou de personnalité: nervosité, irritabilité, agressivité… surtout si l’addiction n’a pas été satisfaite.
  • – Besoin de l’addiction pour se sentir bien. Par exemple, besoin de boire de l’alcool dès le réveil pour se sentir bien (même à faible dose), ou de consommer de la cocaïne pour se sentir performant.
  • – Fléchissement de la performance professionnelle ou scolaire, même si l’assiduité est conservée. Par exemple, s’alarmer quand un enfant voit ses résultats scolaires chuter tandis qu’il consomme du cannabis.
  • – Consommation d’alcool chez des enfants ou des adolescents jeunes

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  • – Besoin d’augmenter les doses ou le temps consacré à l’addiction pour se sentir bien. Par exemple, besoin d’augmenter les doses d’alcool pour rester calme, ou de jouer aux jeux de hasard en prenant plus de risque pour ressentir à nouveau de l’excitation.
  • – Difficulté à tolérer durablement l’absence de l’addiction. Par exemple, ne pas pouvoir rester une semaine sans accéder à internet (autre que pour des raisons valables), ou sans boire.
  • – Le comportement addictif dépasse souvent en durée ou en quantité ce à quoi la personne s’attendait: elle fume plus qu’elle le pensait, elle joue plus longtemps et plus gros qu’elle avait prévu.
  • – La personne a le désir de limiter son addiction, mais les efforts dans ce sens sont infructueux.
  • – Consommation massive d’alcool (binge-drinking)
  • – La personne consacre beaucoup de temps, d’énergie ou de ressource à rendre disponible l’addiction.
  • – La personne persiste dans l’addiction bien qu’elle soit consciente que l’addiction lui est nocive.

Si un ou plusieurs de ces éléments sont présents: pas d’hésitation, il faut l’aide d’un psy. Vous ne perdrez rien, tandis que vous éviterez peut-être une terrible succession d’ennuis bien plus graves.

Le meilleur conseil qu’on puisse formuler, c’est d’arrêter ces substances. Pour vous aider dans cet arrêt, il est impératif de vous faire aider par un médecin, psychiatre et avec des connaissances en addictologie dans l’idéal. L’arrêt d’une substance ne se fait pas à la légère et nécessite une surveillance médicale ainsi qu’un bilan de l’état physique afin de dépister d’éventuelles complications.

Notre conseil: ne pas tenter de s’en sortir tout seul, car la répétition des échecs entament la résolution à s’en sortir, la confiance en soi, et fait perdre un temps précieux pendant lequel les conséquences néfastes peuvent s’installer.

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.En métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7- Paris 14- Paris 15 – Paris 16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1- Paris 2 – Paris 8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre)En RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1- Paris 4 – Paris 11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…)En bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois)

Fait à Paris par un psychiatre

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