Bébé qui pleure

Quel parent ne s’est pas retrouvé confronté à la difficulté de faire face à un bébé inconsolable? Cette situation est très éprouvante pour les parents et peut amener à un épuisement nerveux des parents. Dans ce ce cas de figure, il y a beaucoup de choses qui se jouent, tant pour l’enfant que pour les parents: c’est ce que nous allons voir dans la suite.

1/ Avant tout, éliminer une urgence.

Quel que soit l’âge de l’enfant, il y a des choses à vérifier, qui doivent faire consulter:

– si l’enfant est douloureux

– si l’enfant a systémtiquement des régurgitations après chaque biberon, malgré une faim importante

– si l’enfant allait bien, s’arrête brutalement de jouer, devient tout pâle et se met à pleurer pendant quelques minutes, avant, sans raison apparente de reprendre le cours normal de ses activités.

– s’il y a de la fièvre

– une éruption cutanée suspecte

-perte de poids

– Important: ne pas oublier le syndrome du cheveu: il arive assez fréquemment qu’un cheveu, souvent de la mère car ils sont plus longs, s’enroule autour d’une partie saillante du corps du bébé: généralement un doigt, orteil, pénis, clitoris, oreille… C’est à prendre très au sérieux car cela peu entraîner la congestion et la nécrose de la partie en cause. La douleur entraîne des pleurs qui semblent inconsolables. L’attitude la plus efficace est préventive et consiste à examiner régulièrement le corps entier de son bébé.

Cette liste n’est pas exhaustive. En cas de doute, téléphonez à votre médecin généraliste ou votre pédiatre, ou consultezles urgences pédiatriques les plus proches.

2/ Comprendre ce qui se joue pour l’enfant

Soyons clairs: en-dessous de 4 mois, le bébé qui pleure ne fait pas de caprice, il y a toujours quelque chose qui lui pose problème s’il pleure. Ce peut être: faim, soif, froid, chaud, inconfort, douleur, fatigue, peur, selles etc…)

L’enfant n’étant pas en mesure de verbaliser ce qui ne va pas, l’attente est un grand moment d’anxiété pour lui car il ne sait pas s’il sera soulagé, mais aussi un grand moment de confiance envers ses parents lorsque ceux-ci répondent à ses besoins de façon adaptée. Ces moments où l’enfant a besoin de vous comptent beaucoup dans sa capacité à se sentir en sécurité. Le plus important est de manifester de l’intérêt quant à ses problèmes, de lui parler, de montrer que vous êtes là, même si vous mettez du temps à le soulager.

Un besoin à ne pas sous-estimer: les enfants ont un besoin vital du contact avec les parents et de la communication. Le bébé peut donc pleurer pour qu’on comble ce besoin.

Ensuite, il faut savoir que le bébé est une éponge: toute anxiété des parents sera perçue par l’enfant et retentira sur lui. Il arrive fréquemment que pour calmer l’enfant, il faille apaiser les parents!

3/ Comprendre ce qui se joue pour les parents

Voir son enfant pleurer, en détresse, est une chose qui devient très vite insupportable pour la plupart des parents. Un certain nombre de pensées peuvent traverser l’esprit de parents se trouvant devant un bébé inconsolable:

– Je suis nul

– Je suis incapable de m’occuper correctement de mon bébé

– Quelqu’un d’autre à ma place ferait mieux que moi

– Sentiment d’impuissance

– Colère

– Fatigue

Ces émotions et ces pensées sont légitimes, et tout à fait normales. Face à cela, on peut appliquer des conseils simples:

En cas de fatigue, de colère, mieux vaut passer la main pendant un temps, le temps de se reposer et d’être à nouveau en mesure de supporter les pleurs du bébé. Faites appel à votre conjoinjt, votre famille proche, vos amis.

Rappelez-vous qu’il est naturel qu’un bébé pleure, dans la mesure ou il y a des choses qui le calment par ailleurs et sous réserve qu’une urgence ait été éliminée

Si malgré tout vous vous sentez dévalorisé, ou durablement fatigué, il devient utile de consulter un psy, qui pourra vous aider à faire face à ce sentiment de dévalorisation avant qu’il ne prenne trop d’ampleur.

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.En métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7- Paris 14- Paris 15 – Paris 16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1- Paris 2 – Paris 8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre)En RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1- Paris 4 – Paris 11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…)En bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois)

Fait à Paris par un psychiatre