Impulsivité

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Le terme d’impulsivité correspond aux difficultés qu’éprouve une personne pour arriver à se contrôler. L’impulsivité débouche régulièrement sur des actes violents, des colères, qui peuvent à leur tour engendrer des conséquences indésirables pour leur auteur.

Bien que les hommes soient globalement plus impulsifs que les femmes, il ne faut pas croire que ces dernières en soient systématiquement indemnes. Seulement, cela ne se manifeste pas forcément de la même façon dans la vie de tous les jours.

L’impulsivité est difficile à identifier parce que, généralement, celui qui est impulsif ne s’en rend pas compte, ou trouve systématiquement des raisons pour justifier sa conduite.

NB: nous ne traiterons pas ici de l’impulsivité sexuelle. Voir le chapitre qui lui est spécifiquement consacré.

Rubriques conseillées:

  1. dépression
  2. anxiété
  3. impulsivité sexuelle
  4. douleurs chroniques

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1/ On peut donc distinguer trois cas de figure:

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  • - vous réalisez vous-même que vous êtes quelqu’un d’impulsif, ou vous avez des doutes là-dessus, ou on vous le dit souvent… Notre conseil est de bien lire la liste qui suit et de voir si ce qui est décrit vous arrive régulièrement ou engendre des conséquences néfastes pour vous.
  • - vous connaissez quelqu’un qui souffre de son impulsivité et vous souhaiteriez l’aider… Notre conseil: après avoir lu cette page, consultez la section « comment aider un proche« . Il faut savoir que la personne impulsive est généralement dans le déni de la situation. Elle trouve de multiples explications à ses comportements. Dans tous les cas ne pas vouloir argumenter avec la personne que vous voulez aider, cela ne marche pas.
  • - C’est votre enfant qui est impulsif. C’est le cas le plus favorable: même si l’enfant n’est pas conscient de ses problèmes, il est encore sous votre responsabilité parentale, donc vous pouvez l’amener à se faire aider sans avoir besoin qu’il soit forcément d’accord!

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2/ Quel est le mécanisme de l’impulsivité?

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Deux cas de figure peuvent être distingués:

  • - Les personnes impulsives qui sont intolérantes à la frustration. Elles ont beaucoup de mal à accepter une nuisance, même légère, ou simplement à accepter de ne pas obtenir ce dont elles ont envie. Même s’ils ne se laissent pas abattre par les écueils (puisqu’ils sont tout à fait capables de répondre énergiquement à une situation-problème), à la longue cette débauche d’énergie les use psychologiquement. Pire, comme il est impossible d’évoluer durablement dans la société sans pouvoir tolérer un minimum d’insatisfaction, les gens impulsifs vont alors au devant de beaucoup de déconvenues voire de complications personnelles et professionnelles… Ils ont généralement beaucoup de mal à effectuer des concessions ou à discuter calmement, ce qui peut les handicaper gravement dans les relations sociales. C’est ce qui est le pire avec l’impulsivité, c’est que ceux qui en sont victimes ne se rendent pas compte qu’ils se font du mal voire se détruisent à petit feu, et sont toujours, à terme, victimes de leur tempérament.
  • - Le sujet qui paraît impulsif qui, en fait, accumule, prend sur lui les insatisfactions. Ce processus où le sujet encaisse et souffre peut durer des mois voire des années. Et par un processus évoquant une cocotte-minute, lorsque le seuil finit par être atteint, la personne explose pour des motifs totalement futiles, qui donnent extérieurement l’impression que la personne est impulsive. Généralement, la personne elle-même critique elle-même son geste, voire en conçoit rétrospectivement une importante culpabilité. Puis elle reprend son attitude habituelle, où elle tend à encaisser les frustrations en silence… jusqu’à la prochaine explosion.

Il est bien évident que l’état psychique de la personne a une influence sur sa capacité à se contrôler et à accepter les frustrations. La tristesse, la colère ou l’angoisse sont bien sûr des sentiments qui vont favoriser l’impulsivité.

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3/ Comment détecter l’impulsivité? Certains événements sont évocateurs d’impulsivité, surtout s’ils se répètent:

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- Au pire: bagarres, rixes à répétition… Le fait de se battre « pour la bonne cause » ou sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue n’excuse rien: c’est bien l’impulsivité la vraie cause. La répétition de bagarres « justifiées » évoque souvent une difficulté à se contrôler. Ces actes sont encore plus évocateurs lorsqu’ils entraînent des conséquences judiciaires: cela signifie que même la loi n’est pas capable de réprimer l’impulsivité de la personne.

- Insulte, cris, colères, coups de poing dans les murs… c’est une atténuation partielle de la pulsion de base violente. Il faut toutefois prendre au sérieux les conséquences possibles de ces actes: insulter son patron ou son conjoint dans un moment de colère peut avoir, à juste titre, des conséquences très graves…

- Esprit de vengeance à tout prix, même pour une nuisance minime.

- Disproportion de la réaction par rapport à une nuisance minime.

- Pouvoir être submergé par la colère au point de perdre le contrôle de ses actes.

- Bris d’objets

- Difficulté à oublier la cause de la colère: même lorsque la personne impulsive a réussi à se contenir, elle pense encore à l’objet de sa colère, et cela l’am_ne à ruminer bien plus longtemps que pour la plupart des gens.

- Tendance au passage à l’acte excessif dans les situations émotionnellement chargées (anxiété, tristesse, colère…)

- Parfois tentative de suicide. Les tentatives de suicides impulsives surviennent souvent dans un contexte d’angoisse ou de désespoir important.

Nous savons qu’il est extrêmement difficile de faire entendre à quelqu’un qu’il est impulsif. Nous espérons que ce site vous aidera si vous êtes en difficulté avec quelqu’un de votre entourage. Le mieux est de l’engager à consulter un psychiatre ou un psychologue… mais nous savons parfaitement que ce n’est pas facile…

Il est généralement plus simple de détecter l’impulsivité chez l’autre, tandis qu’on a du mal à la reconnaître chez soi-même. L’impulsivité est souvent corrélée à un certain degré de déni, du moins au début, voire de tendance à la rationalisation, à la justification. Pour reconnaître l’impulsivité, nous vous conseillons de vous poser un certain nombre de questions simples:

  • - Est-ce que j’ai souvent l’impression que les gens ont peur de moi?
  • - Est-ce qu’il arrive régulièrement que je remporte un débat d’idée, non sur mes arguments mais par suite de mon comportement?
  • - Est-ce qu’il m’arrive d’utiliser un ton plus agressif que je ne le voudrais?
  • - Est-ce qu’il m’arrive d’utiliser des mots plus agressifs que je ne le voudrais?
  • - Est-ce que je peux facilement être irrespectueux, voire insultant?
  • - Est-ce qu’il arrive régulièrement que je bouillonne intérieurement?
  • - Est-ce qu’il arrive régulièrement que je me batte, ou que je menace?
  • - Est-ce qu’il arrive régulièrement que les gens soient plus agressifs envers moi qu’envers les autres? (en fait c’est par réponse à mon agressivité que je ne perçois pas)
  • - Est-ce que je regrette souvent des actes ou des paroles?
  • - Est-ce que je casse régulièrement des objets?
  • - Sous le coup de l’émotion, est-ce que j’ai tendance à agir immédiatement, ou je réfléchis toujours avant d’agir?
  • - Est-ce que l’émotion est suffisamment supportable pour que j’attende qu’elle retombe ou ai-je besoin d’agir pur qu’elle sorte tout de suite?

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4/ Conséquences de l’impulsivité:

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- Tout d’abord, les conséquences directes: risque de rappel à la loi en cas d’infraction, de bagarre. Conséquences financières en cas de bris d’objets. Enfin, les conséquences relationnelles: avec l’employeur, le voisinage, mais surtout le conjoint qui, à la longue, finit par ne plus pouvoir supporter les écarts de conduite de la personne impulsive.

- Ensuite, les conséquences à long terme. Les personnes victimes impulsives se font du mal à elle-même parce qu’elles vivent l’environnement comme terriblement hostile. A terme cela entraîne dépressions, addictions et désinsertion sociale.

5/ Causes de l’impulsivité:

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Beaucoup de situations d’impulsivité sont dues à une impulsivité simple, isolée, inhérente au caractère de l’individu.

Mais on retrouve souvent, de façon sous-jacente, comme mécanisme causal:

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6/ Que faire?

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Bien sûr, il convient en premier temps de faire le diagnostic général, s’il y a lieu, de la cause de l’impulsivité. Un aspect important consiste alors à traiter la cause de l’impulsivité. Un diagnostic par un psychiatre est alors indispensable.

Ensuite, il sera essentiel de déterminer ce que traduit cette impulsivité. S’agit-il de la traduction d’un malaise caché? d’une souffrance muette? de faire payer des insatisfactions passées? Seule une thérapie pourra permettre de le définir et de prendre en charge l’impulsivité.

L’impulsivité est généralement corrélée à une difficulté de gestion émotionnelle. Il convient alors de pencher pour une thérapie qui va permettre d’apprendre à gérer les émotions.

Les TCC sont les thérapies de choix dans ce genre de contexte, ainsi que les TIP.

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.En métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7- Paris 14- Paris 15 – Paris 16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1- Paris 2 – Paris 8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre)En RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1- Paris 4 – Paris 11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…)En bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois)

Fait à Paris par un psychiatre

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