TCC et anxiété

La première chose à savoir est que l’anxiété n’est pas forcément pathologique. Il s’agit d’une réaction adaptative normale à une situation qualifiée de dangereuse. Pour en savoir plus sur l’anxiété et l’angoisse, nous vous conseillons de consulter cette page.

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1/ Principes du traitement de l’angoisse ou l’angoisse en Thérapies cognitives et comportementales

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Le préalable est que le psy TCC ne s’occupe que de l’anxiété pathologique. La TCC n’a pas vocation à traiter une angoisse adaptée aux circonstances.

L’idée de base des thérapies cognitives et comportementales est de traiter les processus psychiques qui sont à l’origine de l’anxiété. Il peut s’agir de:

  • la perception erronée de facteurs de stress: c’est le cas d’une personne  hypervigilante ou hypersensible aux facteurs de stress. Cette personne a une perception sélective de ce qui lui arrive, ne retenant que les indices en faveur du danger et donc en faveur de l’angoisse. La perception est alors biaisée.
  • l’interprétation des perceptions selon des schémas de pensée. La perception est exacte mais la personne angoissée donne un sens inapproprié et anxiogène à cette perception exacte: on observe de nombreuses exagérations ou catastrophisations.
  • l’amplification de l’anxiété: se voit chez les personnes qui ont du mal à gérer l’anxiété (adaptée ou non), chez qui un début d’anxiété prend des proportions handicapantes par défaut de régulation. Une fois amorcée, l’anxiété, au lieu de diminuer, ne fait que croître et se pérenniser.

Généralement, la personne anxieuse est capable de dire précisément ce qu’elle redoute. L’anxiété est une réaction face au risque que survienne l’événement redouté. Et donc, l’anxiété pathologique est en fait le fruit de l’intolérance au risque ou à l’incertitude: la personne ne peut pas supporter qu’il existe un risque que survienne l’événement redouté, et à c’est cette intolérance au risque qui génère de l’anxiété. La personne cherche à récupérer le contrôle sur les événements pour s’assurer que ce qui est redouté ne survienne pas. Si les croyances ne sont pas contestées, elles risquent de déboucher sur une complication classique: la dépression.

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2/    Méthodes utilisées

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Les méthodes sont comparables quel que soit le trouble anxieux et se basent sur les principes précédents. Une grande part de la thérapie va s’atteler à combattre cette intolérance au risque, d’une part en tentant de discuter, remettre en cause la notion de risque, et d’autre part, en mettant en place un processus-clé de la thérapie: l’habituation.

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a/ Remettre en cause la notion de risque

  1. La thérapie cognitivo-comportementale va prendre soin d’ évaluer le risque avec davantage de justesse, en aidant le patient angoissé à éliminer toute exagération ou catastrophisme.
  2. Très souvent, les personnes anxieuses ont tendance à surestimer les risques de survenue d’événements défavorables, par le biais de distorsions cognitives. Le travail du thérapeute consiste alors à aider le patient angoissé à remettre chaque indice à sa place: cet indice est-il favorable ou non? Est-ce un élément qui augmente objectivement le risque? ou au contraire, ne sommes nous pas en train de surévaluer le danger?
  3. Un autre point important consiste à aider les personnes anxieuses à tenir compte des facteurs qui tendent à minimiser le risque. Très souvent, ces facteurs protecteurs sont un peu « oubliés » par la personne anxieuse, par biais de sélection.
  4. Le psy TCC  aide aussi la personne à établir le niveau de risque que la personne est prête à accepter. Généralement, le patient anxieux a un haut niveau d’exigence, exigeant un risque zéro irréaliste.
  5. Le psychothérapeute TCC va aussi aider le patient angoissé à établir si les efforts consentis pour abaisser ce niveau de risque sont acceptables, ou si, réflexion faite, le patient juge trop coûteux ces efforts eu égard aux bénéfices en termes de minimisation de risque. Le psychologue ou le psychiatre TCC concourt à aider la personne anxieuse à remettre en cause la pertinence de ses tentatives pour minimiser ce risque.
  6. Autre axe de travail: les liens de cause à effet, les liens de transitivité erronés: ex: « si je ne travaille pas la veille de l’examen, je ne l’aurai pas ». Ceci est un exemple où la conclusion est hasardeuse: si la personne ne travaille pas la veille de l’examen, peut-être qu’elle ne l’aura pas, mais peut-être qu’elle l’aura. Il n’y a pas de preuve suffisante pour affirmer l’un ou l’autre.

Toutefois, tenter de raisonner une personne anxieuse est bien souvent voué à l’échec. Tout le travail du psychothérapeute consiste à aider le patient à faire lui-même ce raisonnement, et non pas à le lui imposer.

Pour ce faire, le psychiatre ou le psychologue TCC va progressivement amener le patient à s’interroger sur le bien-fondé des croyances, sur la pertinence des schémas: c’est le volet cognitif de la thérapie cognitivo-comportementale. Dans le même temps, il va aider la personne anxieuse à accepter de vivre ses émotions (il peut ainsi recourir à la mindfullness, thérapie de pleine conscience).

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b/ S’habituer à l’existence d’un risque

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Vous qui lisez ces lignes, êtes soumis à un risque, même chez vous tranquille… un tremblement de terre, la chute d’un avion, bref, un tas d’événements peuvent survenir. Pourtant, vous n’êtes pas anxieux. Pourquoi ? parce que c’est un risque qui à vos yeux est tolérable: vous y êtes habitué.

Prenons l’exemple de Damoclès. L’histoire rapporte que Damoclès commence à festoyer normalement, mais au cours du festin, réalise qu’une épée est suspendue au-dessus de lui et épée peut lui tomber dessus à tout instant. Qu’es-ce que cela nous apprend?

  1. tout d’abord, Damoclès n’avait pas peur avant de percevoir la situation. Elle était la même avant et après qu’il  s’en aperçoive. C’est sa perception de la situation, et non la situation en elle-même qui crée l’angoisse.
  2. ensuite, Damoclès ne reste que peu de temps sous l’épée, et n’a donc pas le temps de s’habituer à ce risque. Pourtant, un mécanisme essentiel d’acceptation du risque est le fait de renouveler l’exposition au risque, afin de s’y accoutumer. C’est pour cela que les acrobates répètent sans relâche un numéro dangereux, qui finalement, finit par ne plus les effrayer du tout.

Bien sûr, le temps nécessaire pour s’habituer est dépendant de l’importance de l’angoisse originale, et de l’histoire de chacun, mais finit par diminuer toute angoisse, quelle qu’elle soit.

Le travail du psychiatre ou du psychologue TCC est d’aider la personne angoissée à vivre le risque en l’acceptant sans chercher à le réduire. Pour ce faire, il va proposer, en accord avec le patient anxieux, des exercices permettant la réalisation de cette habituation. Toute la finesse de la thérapie consiste à doser la difficulté des exercices avec précision pour permettre une habituation croissante, mais aussi de gérer les inévitables moments de blocages et aider à les lever. C’est le volet comportemental de la thérapie cognitivo-comportementale.

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c/Agir pour diminuer le risque

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Il existe des cas où l’angoisse est fondée, générée par un contexte psycho-environnemental anxiogène.

Généralement:

  1. Soit la personne anxieuse n’a pas clairement réalisé l’origine de son angoisse et donc ne peut agir dessus
  2. Soit la personne angoissée, bien qu’ayant clairement identifié l’origine de son anxiété a des croyances l’amenant à être convaincue qu’elle n’a aucun moyen de s’en sortir.

Dans ce cas, le travail du psychiatre ou du psychologue TCC consiste à aider le patient à démêler ce qui est de l’ordre de l’angoisse raisonnable et ce qui est de l’ordre de l’angoisse désadaptée. Ce travail est de nature cognitive.

Dans un second temps, le psy TCC va aider la personne anxieuse à mettre en place des stratégies comportementales susceptibles d’agir pour modifier ce contexte psycho-environnemental.


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.En métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7-14-15-16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1-2-8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre)En RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1-4-11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…)En bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois)

Fait à Paris par un psychiatre