TCC et phobie

I/ Modèle explicatif des phobies

a/ Modèle analytique

La théorie psychanalytique postule l’existence d’un conflit intrapsychique à un niveau inconscient. L’objet du conflit est tellement insupportable qu’il s’extériorise sur un objet différent. C’est le mécanisme de déplacement.

b/ Modèle issu des thérapies cognitives et comportementales

La phobie est due à l’existence de schémas dysfonctionnels . Ces schémas sont à l’origine de croyances exagérant le risque lié à l’objet de la phobie. Le phobique commence alors à chercher à éviter les situations pouvant l’exposer à l’objet de la phobie. En refusant de se confronté à cet objet, il rentre dans un véritable cercle vicieux: il perd l’habitude de se confronter à l’objet de sa phobie. Du coup, s’exposer à la phobie devient de plus ne plus difficile et générateur d’anxiété… ce qui aggrave les conduites d’évitement.

II/ Différents types de phobies

– Phobie sociale ou anxiété sociale

– Phobie scolaire

– Agoraphobie (peur des grands espaces, de la foule, des endroits dont on ne peut pas s’enfuir)

– Arachnophobie (peur des araignées)

– Claustrophobie (peur des endroits clos: ascenseurs, voitures etc…)

– Phobie spécifique (serpent, oiseaux, etc…)

– Emétophobie (peur de vomir)

– Ereutophobie (peur de rougir)

– Hypocondrie (peur des maladies)

III/ Principes TCC de traitement des phobies

La prise en charge est cognitive et comportementale de façon concomitante ou séquentielle.

a/ Versant cognitif

Cet volet de la prise en charge consiste à identifier les pensées (cognitions) qui posent problème.

Exemple de pensée dysfonctionnelle, dans la phobie sociale:  » je vais bégayer »

Ces pensées dysfonctionnelles, parce que le phobique y croit, sont à l’origine des restrictions comportementale que le phobique s’impose. Comme il tient pour acquis par exemple que « les araignées c’est très dangereux (arachnophobie) ou que « les autres vont se moquer de moi » (phobie sociale), le phobique agit pour éviter de se retrouver dans les situations qui pourraient à ses yeux amener la réalisation de ces croyances. On se retrouve face un évitement massif des ces situations à l’origine d’une restriction des possibilités d’action du phobique: des situations lui sont interdites, de peur que se réalisent ses croyances.

Certaines erreurs cognitives sont en effet particulièrement fréquentes comme l’exagération la surgénéralisation.

La partie cognitive de la psychothérapie consiste à remettre en cause ces pensées, et contester leur véracité. C’est ce qu’on appelle la restructuration cognitive. Elle prend diverses formes, permettant en particulier d’aider la personne à prendre de la distance par rapport à ces pensées. Les techniques les plus fréquentes comprennent le questionnement socratique, les colonnes de Beck etc…

Il y aussi très souvent un sentiment irréaliste d’impuissance face à la chose crainte. La phobie  est très souvent corrélée à un manque d’estime ou de confiance en soi. Ces points doivent être traités spécifiquement.

b/ Versant comportemental

Ce volet de la prise en charge consiste à casser le cercle vicieux évitement – appréhension.

La personne ne se confronte plus aux situations craintes. Donc elle perd l’habitude de les vivre. En perdant l’habitude de les vivre, ces situations sont à nouveau considérées comme inconnues, mal maîtrisées. L’appréhension s’installe, c’est ce qu’on appelle l’angoisse anticipatoire. Comme l’angoisse augmente, la personne phobique ose encore moins se confronter aux situations qu’elle craint. Et ainsi s’installe le cercle vicieux.

Le travail comportemental va consister à casser ce cercle vicieux en réhabituant le phobique à vivre ces situations qu’il craint. Bien sûr il est impossible de confronter directement le phobique à l’objet de sa phobie. Mais l’exposition se fait graduellement, par étapes fixées en accord avec le psy. Le talent du psychiatre ou du psychologue comportementaliste consiste à doser la difficulté des étapes de telle sorte qu’elles ne soient pas trop rébarbatives , d’une part, et d’autre part, à aider le patient à trouver les moyens de surmonter les écueils qui apparaîtront au cours de l’exposition. Si le travail d’exposition est bien fait, elle ne doit pas mettre en difficulté insurmontable le patient qui s’expose.

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.En métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7- Paris 14- Paris 15 – Paris 16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1- Paris 2 – Paris 8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre)En RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1- Paris 4 – Paris 11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…)En bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois)

Fait à Paris par un psychiatre

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