Le Syndrome d’excitation génitale permanente est un trouble méconnu qui touche les femmes. Pourtant, il peut entraîner d’importantes répercussions sur la qualité de vie. Venez découvrir ses symptômes et sa prise en charge.

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Rédacteur « hypersensibilité »: Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC) et en Thérapie Interpersonnelle (IFTIP), Membre du Collège National Professionnel de Psychiatrie, mail: dr.neveux@gmail.com
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Sources: Pratiquer la Thérapie Interpersonnelle (TIP) , Dunod; Manuel de thérapie comportementale et cognitive, Dunod

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panneau-fleche-droite-ou-gaucheL’essentiel:

  • chercher un diagnostic global derrière le syndrome d’excitation génitale permanente
  • il peut toucher l’homme et la femme
  • il faut consulter un médecin impérativement pour éliminer une cause neurologique, urologique ou médicamenteuse

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I/ Symptômes

Décrit dans la littérature chez les femmes comme le persistent génital arousal syndrome (PGAD), ou restless genital syndrome, ce syndrome associe:

  • excitation sexuelle permanente
  • sensations génitales non voulues
    • vécues comme intrusives
    • analogues à un orgasme
    • fréquentes
    • durant plusieurs heures à plusieurs jours
    • localisations: clitoris, grandes et petites lèvres, vagin
    • possibilité d’une zone gâchette (trigger zone)
    • elles peuvent être déclenchées par un simple frottement
  • absence de désir sexuel ou de fantasme lors de la survenue de ces symptômes
  • syndrome des jambes sans repos
  • hyperactivité vésicale :
  • orgasmes spontanés non désirés
  • aggravation des symptômes en position assise
  • sensibilité accrue (hyperesthésie) de la région génitale
  • soulagement temporaire par la masturbation ou le rapport sexuel

Longtemps, ce syndrome n’a été décrit que chez les femmes. Aujourd’hui, on sait qu’il peut concerner les hommes également.

 

II/ Causes

Une cause neurologique ou urologique doit être éliminée en premier. Un effet secondaire médicamenteux doit également être recherché, notamment les antidépresseurs et les anti-épileptiques.

Ces causes impliquent de consulter un médecin en première intention.

 

Venir au cabinet:

9 rue Troyon, Paris; tél:0609727094

En métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7-14-15-16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1-2-8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre)

En RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1-4-11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…)

En bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois)

Fait à Paris 16 par un psychiatre et un psychologue

 

Bibliographie:

J Sex Marital Ther. 2001 Jul-Sep;27(4):365-80. Persistent sexual arousal syndrome: a newly discovered pattern of female sexuality. Leiblum SR1, Nathan SG.

 

 

Photo by Mickael Gresset