Comment choisir un bon psy , psychiatre ou psychologue à Paris ou en province ?

Comment choisir un bon psy (psychiatre ou son psychologue) et savoir si son travail est de qualité? Tous les éléments pour choisir en connaissance de cause. Notons que des différences peuvent exister entre les possibilités à Paris et en province car le choix de psychiatres ou psychologues peut être plus restreint.

Rédacteur: Dr Nicolas Neveux, Membre du Collège National Professionnel de Psychiatrie, mail: dr.neveux@gmail.com
 
 .

panneau-fleche-droite-ou-gaucheL’essentiel:

  • Avec quelques conseils simples et essentiels, vous éviterez les mésaventures et trouverez facilement un bon psy (psychiatre ou psychologue) à Paris
  • D’autres indices vous indiqueront également en cours de thérapie, si votre psy pratique une psychothérapie qui vous convient ou pas
  • Le diagnostic doit être posé par un psychiatre afin d’organiser la stratégie thérapeutique. Ensuite peuvent intervenir les autres professionnels (psychologue, psychothérapeute etc…)
  • Une fois que l’indication d’une psychothérapie est posée, ne consultez que des professionnels dont la formation est reconnue.
  • La Thérapie cognitive et Comportementale (TCC), l’EMDR ou la Thérapie Interpersonnelle (TIP) sont les seules psychothérapies à avoir prouvé leur efficacité scientifiquement

Vous êtes sur la page d’accueil du dossier détaillé « Choisir et trouver un bon psy « . Sur ces pages vous découvrirez comment choisir un bon psy.

trouver un bon psychiatre psychologue ou psychothérapeute à paris

 

Plan de la page pour choisir un bon psy à Paris ou en Province

Les psys sont nombreux, notamment à Paris! Pour choisir votre psy dans de bonnes conditions, un certain nombre de questions s’imposent:

Vous avez besoin d’une consultation psy mais vous ne savez pas à qui vous adresser. Le paragraphe « I/ Psychiatre ou psychologue : qui consulter avant tout à Paris ou en province ? » vous permettra d’y répondre.

Une fois le type de professionnel choisi, comment choisir un bon psy? Vous trouverez les réponses dans le paragraphe: « II/ Psychiatre ou autre psys: à Paris vous avez le choix , alors comment bien choisir ? ».

Ensuite, même une fois que la psychothérapie a commencé, gardez un œil critique. le paragraphe « III/ Votre psychiatre, psychologue, psychanalyste ou psychothérapeute fait-il du bon travail?« 

Et enfin, quelques conseils pour IV/ Eviter les mésaventures

Cette page donne les informations essentielles à connaître pour faire votre choix. Si vous voulez avoir toutes les explication détaillées, il vous suffit de consulter les pages dédiées pour choisir et trouver un bon psy: quoi faire avant de consulter? et ensuite Savoir en cours de thérapie si votre psy fait une bonne psychothérapie.

Nous allons donner des conseils dans le contexte idéal où vous avez le choix entre les différents professionnels. Mais nous sommes lucides. Si dans les grandes villes comme Paris, Lyon, Bordeaux les psychiatres, psychologues ou psychothérapeutes sont présents, il est possible que dans certaines régions le choix soit plus restreint. Dans ce cas nécessité fait loi: mieux vaut consulter sans tarder même s’il ne s’agit pas du psy de vos rêves. Ne jamais retarder une consultation pour chercher la perle rare, tant qu’il s’agit bien d’un professionnel reconnu! Nous essaierons de vous donner quelques conseils pour faire face à ces  deux cas de figure.

Pour bien comprendre comment faire votre choix, nous vous conseillons de connaître les différents types de psychothérapies, avec leurs caractéristiques, avantages et inconvénients. Nous vous recommandons aussi de faire la différence entre les différents termes: psy, psychothérapeute, psychiatre.

Enfin, si vous voulez découvrir comment se déroulent des séances de psychothérapie, avec des séances filmées (avec un acteur dans le rôle du patient, par respect pour le secret médical) vous pouvez consulter les vidéos du cycle de découverte des psychothérapies.

.

I/ Psychiatre ou psychologue : qui consulter en premier à Paris ou en province ?

Si vous n’avez pas de diagnostic posé par un psychiatre, (ou à défaut par un médecin généraliste), il faut d’abord consulter un psychiatre. Cette étape est indispensable parce qu’elle permettra de poser le diagnostic psychiatrique.

psychiatre paris : comment choisir un bon psy ?

En effet, il est à même de s’assurer que vous ne présentez pas un problème physique qui pourrait expliquer partiellement le retentissement psychique, il ne passera pas à côté parce qu’il a une formation qui lui permet de connaître les maladies physiques, et pas uniquement les problèmes mentaux (contrairement aux psychologues et psychothérapeutes). De plus, si besoin d’un traitement médicamenteux, un psychiatre, qui est médecin, pourra vous le prescrire.

Une fois la stratégie de prise en charge établie, le psychiatre vous indique si une psychothérapie est nécessaire. Si une psychothérapie est nécessaire, il vous dira quel type de psychothérapie est recommandée. Il peut alors soit effectuer la prise en charge psychothérapique lui-même, soit vous adresser vers un autre psychiatre, soit vers un psychologue. A nouveau, cette réorientation est facile dans une ville comme Paris, où il y a suffisamment de professionnels.

Prenons l’exemple de l’arbre décisionnel pour le trouble panique

Psychiatre à Paris ou psychologue ou psychothérapeuteou psychanalyste: voici comment choisir un bon psy dans le trouble panique

L’ordre dans lequel est menée la démarche de soin est capital parce que la psychothérapie est un traitement, parmi d’autres, des problèmes psy.

Une fois l’indication d’une psychothérapie posée, vous pourrez entamer le suivi avec un psychiatre-psychothérapeute, un psychologue-psychothérapeute, ou un psychothérapeute, dont le rôle est d’intervenir une fois le diagnostic posé. Reste à le trouver, et c’est là-dessus que nous allons vous conseiller dans la suite.

A Paris, ou dans les grandes villes, vous pourrez suivre ce schéma idéal. Mais si vous vous trouvez dans une région où vous n’avez pas en premier lieu accès à un psychiatre, nous vous conseillons de commencer par un médecin généraliste. Celui-ci pourra ensuite vous rediriger en fonction de ce qu’il aura observé.

.

II/ Psychiatre ou autre psys : à Paris vous avez le choix , alors comment bien choisir ?

Psychiatre , psychologue , psychothérapeute, à Paris ou ailleurs, la confiance est l'élément essentiel

  • Ci-dessous vous trouverez les messages essentiels, mais si vous voulez en savoir plus, il vous suffit de consulter les pages dédiées pour choisir et trouver un bon psy: quoi faire avant de consulter?
  • Rappel: si aucun diagnostic n’a été posé, il faut avant tout consulter un psychiatre. En effet, avant de se préoccuper du traitement, il convient d’établir un diagnostic psychiatrique, ce qui est le rôle du psychiatre.
  • A Paris, vous trouverez plein de professionnels dénommés « psy ». Si votre psychiatre vous a recommandé de suivre une psychothérapie, il vous faut maintenant identifier un psy qui vous convienne.
  • Pour trouver un bon psy, voici 3 messages essentiels qui sont indispensables, sur lequel vous ne devez pas transiger même si vous avez moins de choix qu’à Paris:
    • un psy (psychiatre, psychologue) à la compétence établie
    • un bon lien thérapeutique
    • une psychothérapie qui vous convienne
  • Après il y a d’autres critères liés au psy ou à vos affinités personnelles. Ces critères sont plus souples et vous pouvez accepter de faire des concessions sur certains  si  vous êtes en province et que vous avez moins de choix qu’à Paris.

 

A/ Professionnel à la compétence établie

Si le professionnel auquel vous pensiez n’est que « psychothérapeute », sans autre titre… méfiance. Un bon psy est avant tout bien formé. Par exemple, si vous vous orientez vers une prise en charge en TCC, cherchez bien un psychiatre-comportementaliste ou un psychologue-comportementaliste, dont la double formation offre des garanties plus sûres qu’un professionnel ne s’intitulant que comportementaliste .

Ensuite, prenez un psy dont le diplôme a été obtenu en France. Les équivalences ne sont pas toutes identiques!

Une formation dans une ville d’importance reconnue sur le plan de la santé mentale, comme Paris, Montréal, New York… est un gage de sécurité.

Cette page est à votre disposition si vous ne connaissez pas les différences entre psychiatre ou psychologue.

Ce conseil est valable que vous soyez à Paris ou ailleurs. Mieux vaut ne pas consulter quelqu’un ayant une pratique non conforme aux règles de l’art. Ce serait comme vous faire opérer par un individu qui ne serait pas chirurgien! Vous risquez non seulement de perdre de l’argent mais pire, de voir votre état s’aggraver.

Même si vous êtes en province et que vous avez moins de choix pas à Paris, vous ne devez pas transiger sur la compétence.

B/ Le lien thérapeutique

La première chose à savoir est que le moteur principal d’une psychothérapie réussie, c’est l’établissement d’un lien de qualité avec le professionnel que vous aurez choisi. Faites votre choix avec calme, en prenant votre temps. Mieux vaut en choisir un qui vous convienne plutôt que perdre du temps en changeant après quelques séances. Il sera toujours possible de changer et même souhaitable si le courant ne passe pas, mais il faudra souvent repartir de zéro, alors mieux vaut bien choisir dès le début.

a/ Il est indispensable que vous vous sentiez en confiance avec ce professionnel.

  • Pour être en confiance, il est d’abord nécessaire que vous ayez de bonnes raisons d’avoir confiance en lui: choisissez plutôt un professionnel qui présente les garanties de formation souhaitables, donc avec une formation reconnue officiellement pas l’Etat. Si la confiance n’est pas là au bout de quelques séances, n’insistez pas.
  • Ensuite, quelles que soient les compétences du professionnel, une grande partie de la confiance tient à des éléments d’empathie, de « feeling » très variables selon les individus. Tel psy sera très apprécié par une personne et très peu par d’autres, et c’est tout à fait normal. A vous d’écouter votre ressenti.
  • Enfin, si quelque chose vous gêne, comme l’âge, le sexe ou l’origine ethnique de votre psy: ce n’est pas forcément une raison de changer de psy. Avant tout, parlez-lui de cette gêne. En effet, elle peut être un indice dans la thérapie, il est toujours conseillé de verbaliser, avec franchise ce type de difficultés.

b/ L’accessibilité du professionnel est nécessaire

Toutes les thérapies, même les plus brèves, requièrent plusieurs séances avec une certaine régularité. Il est donc inutile d’aller voir une fois un « grand patron » réputé à l’autre bout du monde, si ce n’est que pour le voir une fois. Notre conseil est de privilégier le suivi et la disponibilité. Choisissez un professionnel chez qui vous aurez les moyens matériels de vous rendre, pas loin de votre travail, de votre domicile, ou accessible par les transports en commun ou la voiture. A Paris, on trouve plus ou moins facilement tous les types de psychothérapeutes. Ce n’est pas forcément le cas dans d’autres régions françaises, aussi il peut être plus important d’aller voir un psy accessible même s’il ne pratique pas la thérapie que vous désirez a priori, plutôt que d’en rechercher un à trop grande distance, qui sera peu accessible.

c/ Enfin, il ne faut pas vous formaliser du fait que le professionnel puisse vous aiguiller vers une autre structure:

La particularité des soins psychiques est de reposer sur un échange entre deux êtres humains. Certains professionnels peuvent donc se sentir insuffisamment qualifiés pour prendre en charge certains problèmes, et préférer, par prudence, passer la main. Ce n’est pas un rejet, simplement, même dans le domaine du soin, on ne peut pas être spécialiste de tout…

Même si vous êtes en province et que vous avez moins de choix pas à Paris, vous ne devez pas transiger sur la qualité du lien et la confiance.

C/ Le type de psychothérapie

La troisième chose à savoir est que les psychothérapies peuvent être très différentes les unes des autres. Un fois que votre psychiatre vous a indiqué quelle psychothérapie entamer, contactez le professionnel pour lui demander quel type de psychothérapie est pratiqué. Choisissez un professionnel dont l’activité correspond à vos attentes.

Même si vous êtes en province et que vous avez moins de choix pas à Paris, vous ne devez pas transiger sur la psychothérapie.

Si vous connaissez votre diagnostic parce qu’un professionnel vous l’a donné, choisissez une psychothérapie dont l’efficacité a été prouvée pour ce diagnostic. Les psychothérapies dont l’efficacité a été le plus solidement prouvée pour de nombreux diagnostic sont la TCC, la TIP et l’EMDR. Pour voir ces indications, vous pouvez consulter

Exemple: une personne peut être mal à l’aise avec un thérapeute lacanien, qui parle peu et pourrait paraître « froid », tandis qu’une autre pourra avoir du mal avec les exercices d’un cognitivo-comportementaliste. N’hésitez pas à changer de psy en cas d’erreur d’aiguillage.

Pour en savoir plus sur les psychothérapies, nous vous conseillons de consulter:

 

D/ Éléments liés au psy

Voici les messages essentiels, mais si vous voulez en savoir plus et notamment les arguments expliquant ces critères, c’est sur la  page: Choisir et trouver un bon psy: quoi faire avant de consulter?

Restez attentif à  l’expérience propre des gens qui, autour de vous, ont déjà entamé une psychothérapie.

Pour choisir un bon psychiatre à Paris ou en province , demander a des connaissances

Leur opinion est une excellente source d’informations pour vous. En effet, malgré toute leur bonne volonté, les sites d’information ne pourront jamais vous décrire les caractéristiques d’un professionnel donné, aussi bien que peut le faire quelqu’un qui se rend personnellement en séance. Au contraire, cette personne pourra vous décrire le contenu des séances, vous donner son avis personnel sur la qualité des soins qui lui sont prodigués.

Si vous ne connaissez personne dans cette situation, vous pouvez demander des renseignements au psychiatre qui a posé l’indication de la psychothérapie ou à votre médecin traitant (généraliste), qui vous aidera dans votre démarche. Il a généralement un réseau de professionnels en qui il a confiance et qu’il pourra vous recommander.

Commencez toujours par voir un psychiatre, qui est médecin avant d’être psychothérapeute.

En effet, il est à même de s’assurer que vous ne présentez pas un problème physique qui pourrait expliquer partiellement le retentissement psychique, il ne passera pas à côté parce qu’il a une formation qui lui permet de connaître les maladies physiques, et pas uniquement les problèmes mentaux contrairement aux psychologues. De plus, si besoin d’un traitement médicamenteux, un psychiatre, qui est médecin, pourra vous le prescrire.

Choisissez un professionnel dont la formation est avérée par des structures reconnues, dans des psychothérapies efficaces. Entre autres  l’AFTCC pour les TCC, l’IFTIP pour la Thérapie Interpersonnelle, l’APRTF pour les thérapies familiales, EMDR-France pour l’EMDR. Beaucoup de ces structures sont répertoriées sur cette page. Cela vous évitera de tomber sur des charlatans. Un bon psy doit être en mesure de vous prouver sa formation (doctorat, master, formation dans telle ou telle école de pensée) donc n’hésitez pas à lui demander. Après tout, vous allez lui confier des choses déterminantes  pour votre vie, il est normal que vous ayez en main les éléments qui vous permettent de vous faire votre avis.

Pour un psychiatre, nous vous encourageons à regarder le CV et le parcours.

Pour un psychologue, vérifiez l’université où il a fait ses études. En effet, certaines facultés enseignent principalement un type de psychothérapie au détriment des autres types de psychothérapies.

Si vous cherchez compétence spécifique: addiction, trouble du comportement alimentaire, etc… nous vous conseillons de tenter de regarder le parcours du psychiatre ou du psychologue qui vous intéresse. En effet, les psychiatres, qui sont médecins, n’ont pas le droit de vanter leurs compétences, ce qui serait assimilable à de la publicité et condamnable sur le plan déontologique.

Par conséquent, ils ne peuvent pas préciser « expert en addiction » par exemple, même s’ils le sont! Le revers de la médaille, c’est que du coup, les patients qui cherchent ne sont pas en mesure d’être informés! Comment faire alors? Sur le site professionnel des psychiatres, il y a généralement un CV qui retrace leur parcours. De façon indirecte vous pouvez identifier leur compétence en regardant les hôpitaux et les services où ils ont travaillé, en les comparant aux infos de cette page, qui recense les services spécialisés. Si le psychiatre a travaillé dans un service spécialisé en addiction, par exemple, vous avez de grandes chances qu’il soit compétent dans ce domaine. De même, s’ils maîtrise un certain type de psychothérapie recommandée dans certains types de troubles, cela signifie généralement qu’il est compétent pour ces problématiques. Cette page vous permet de savoir quelle psychothérapie est recommandée pour quel trouble. Enfin, vous pouvez lui demander, les psychiatres vous répondront avec honnêteté et vous renverront vers un confrère s’ils ne sont pas compétents.

Psychaitre : vérifiez sa présence sur le conseil de l'Ordre des Médecins de ParisVérifiez que le professionnel a toujours une formation de psychiatre ou de psychologue. Si cela n’est pas le cas, c’est que cette personne n’est pas en mesure de prouver avoir une vraie formation reconnue en France (Même si elle prétend exercer les TCC, la psychanalyse ou une autre thérapie). Évidemment, il y a beaucoup de danger à consulter quelqu’un qui n’a pas reçu la formation adéquate! Pour les psychiatres, qui sont médecins, vérifiez leur existence sur le site du Conseil National de l’Ordre des Médecins.
 Si vous ne savez pas quoi faire ni consulter, le plus simple est de prendre rendez-vous avec un psychiatre qui saura vous orienter vers un confrère aux compétences adaptées à votre problématique.

 

E/ Eléments liés aux pratiques

  • Les psychothérapies ne sont pas prises en charge par l’assurance maladie et ne donnent pas lieu à feuille de soin, lorsqu’elles sont réalisées par les psychologues ou par des psychiatres non conventionnés (secteur 3). Par contre, une consultation de psychiatre est un acte médical (qui peut ou non inclure une psychothérapie) et donne lieu à une feuille de soin avec remboursement par la mutuelle (Pour savoir choisir une mutuelle, consulter cet article). Par ailleurs, les médecins conventionnés peuvent vous proposer de faire un travail de psychothérapie mais sans feuille de soin (donc sans prise en charge par la Sécurité Sociale) si votre démarche ne justifie pas une telle prise en charge. La feuille de soins c’est lorsqu’il s’agit de soigner une maladie, pas une gêne. Cas typique: le travail sur la confiance en soi est souvent assimilable à de la psychothérapie, tandis que le traitement de la dépression est un acte médical.
  • Un bon psy a une démarche scientifique où il évalue son travail est bon signe. Par exemple, avant et en cours de thérapie, par un questionnaire sur l’évolution du bien-être de ses patients est bon signe. Cela signifie qu’il s’intéresse au ressenti vécu par le patient et cherche à évaluer son travail. Il n’a pas peur d’affronter une évaluation objective de l’efficacité de son travail.
  • La durée d’un entretien n’est pas un bon indicateur. Evidemment 5 min c’est trop court… Mais une heure ce n’est pas forcément bien non plus. La quantité horaire ne signifie rien. Par exemple, en thérapie institutionnelle, les psychiatres voient les patients 10 minutes… tous les jours. Les analystes voient leurs patients 30 min 2 à 3 fois par semaine. En TCC, c’est généralement 30 min, sauf lors des exercice d’exposition ou cela dure 1 heure et parfois beaucoup plus. Ce qui compte avant tout c’est la régularité et la durée que vous consacrerez à la psychothérapie.

Entendons-nous bien: pour changer quelque chose sur le plan psychique, il faut avancer très prudemment, car les résistances psychiques sont toujours très fortes et ne doivent pas être brusquées. En thérapie,  le psy amène le patient à élaborer, à réfléchir progressivement. Il ne sert donc à rien d’argumenter une heure d’affilée, le psy n’est pas là pour convaincre le patient, mais pour l’amener à la réflexion. Un bon psy sera en mesure d’aborder ce qui doit l’être dans une séance  en 30 min, largement. On sait très bien que l’esprit n’est pas capable de se concentrer de façon constructive pendant une heure… Si en 30 min ce n’est pas sorti, c’est que ça n’est pas le moment. Du reste, la conscience d’avoir un temps limité permet de favoriser la compréhension de certaines choses, ce qui est plus difficile quand on a l’impression d’avoir un temps infini devant soi! C’est un aspect qui est d’ailleurs utilisé directement en thérapie inter personnelle (TIP). Après, ça ne veut pas dire que les psys qui gardent les patients plus de temps sont mauvais, c’est juste que la prise en charge ne sera pas de meilleure qualité que celle d’un psy qui garde 30 min. Donc ne jugez pas sur la durée mais sur la qualité de la séance. D’ailleurs, en TCC, la plus grande partie du travail en thérapie se fait entre les séances, in vivo à la maison!
NB: cas classiques où les séances durent une heure, et ne peuvent être réduites: entretiens familiaux, exercices d’expositions en TCC.

  • Avec internet, il est désormais simple d’en savoir un peu plus sur le psy que vous voulez voir: n’hésitez pas à taper son nom sur Google et voyez ce qui sort! Méfiez-vous par contre des « avis » dont on ne connaît jamais l’origine et qui sont toujours négatifs donc non représentatifs. Utilisez plutôt internet pour connaître la formation ou les domaines d’expertise du psychiatre ou du psychologue, ainsi que son parcours professionnel et son expérience. Enfin, rappelez-vous que les psychiatres sont médecins ce qui veut dire qu’ils ne peuvent mettre sur leurs sites, que des informations strictement justes et non publicitaires, par respect de la déontologie. Les psychologues n’ont pas de contrôle déontologique, parce qu’ils n’ont pas de conseil de l’ordre. Ce qui veut dire que rien ne peut les empêcher de mettre des « témoignages de patients élogieux » ou s’attribuer une expertise subjective discutable. Donc méfiance…
  • Méfiez vous des offres promotionnelles

première séance gratuite, trois séances pour le prix de deux. Les psychiatres n’ont pas le droit de faire ce genre d’offres commerciales, c’est défendu par le conseil de l’Ordre… et un bon psy n’en a pas besoin. Méfiez-vous d’un abord commercial des choses…

Psychiatre ou psychologue ou psychanalyste, il doit vous expliquer sa psychothérapie

  • Il est toujours préférable d’opter pour un psy dont la faculté pédagogique est bonne. En cours de thérapie, il arrivera souvent que votre psy vous explique des choses sur votre problème, sur les techniques qu’il utilise. Un bon psy saura effectuer ce travail pédagogique. Pour apprécier ce point, vous pouvez lire des articles rédigés par lui sur internet, dans des journaux et les livres scientifiques ou de vulgarisation.
  • Un bon psy gère sa file active de patients. Comme il s’agit d’un soin dans la durée, nécessitant plusieurs rendez-vous, il doit prévoir les disponibilités ultérieurs pour ses patients et contrôler le flux de nouveaux patients afin d’assurer la qualité de son suivi. Il ne doit donc pas utiliser les systèmes d’agenda en ligne où les patients s’inscrivent librement. En effet, ces outils qui sont très bien pour un médecin généraliste ou un ophtalmologue qui ont des RDV ponctuels, les exposent à des réservations de RDV non contrôlées et mettent en péril la qualité de son suivi. De plus, en ne triant pas avant le rdv, il expose ses patients à les faire venir alors que le type de psychothérapie qu’il pratique n’est pas adéquat.
  • Il est tout à fait possible – et normal – que certains professionnels demandent un paiement en espèces, c’est classique et il n’y a pas de raison de s’alarmer. Cela se voit en particulier chez les psychanalystes et cela fait partie du cadre de la psychothérapie. Cela se voit aussi très fréquemment dans la prise en charge des achats compulsifs, ou des troubles bipolaires.

 

F/ Eléments liés à vos préférences personnelles

  • N’hésitez pas à demander au psy quelle est son orientation psychothérapique (Thérapie cognitive et comportementale (TCC), Thérapie Interpersonnelle (TIP), psychanalyse, lacanien, thérapie familiale, etc…)
  • Le fait que votre psy parle est-il important pour vous? Préférez-vous un échange (type Thérapie cognitive et comportementale (TCC), Thérapie Interpersonnelle (TIP)) ou un psy plutôt écoutant avec peu d’interventions (psychanalyste) voire carrément silencieux (lacanien)?
  • Préférez-vous voir un homme ou une femme?
  • Un bon psy ne répond pas au téléphone en interrompant l’entretien avec son patient. Un bon psy privilégie le lien avec son patient et cherche à ne pas casser la dynamique. Si quand vous appelez, vous voyez que le psy répond alors qu’il est en entretien, ce n’est pas bon signe: aimeriez-vous qu’il le fasse quand vous serez avec lui?

.

III/ Votre psychiatre , psychologue , psychanalyste ou psychothérapeute fait-il du bon travail?

Question difficile. Les éléments essentiels sont résumés ci-dessous. Vous trouverez le détail de chaque item, argumenté, sur la page Savoir en cours de thérapie si votre psy fait une bonne psychothérapie.

1/ Déjà, un bon psy, psychologue ou psychiatre, doit être capable de prendre de la distance par rapport à la problématique que vous lui apportez. Concrètement, cela veut dire qu’il doit pouvoir rester suffisamment lucide pour éliminer toute cause organique, physique, qui pourrait avoir une influence sur votre état psychique. Se rappeler que c’est psychique uniquement si toute cause organique a été écartée, c’est un bon indice de professionnalisme.

2/ Un bon psy pratique une psychothérapie définie et selon les règles de l’art: il doit être capable de vous nommer le type de psychothérapie qu’il pratique, et ses techniques doivent ressembler à celles qui sont académiquement reconnues. Il est donc important de savoir si le style de la psychothérapie vous convient: pour cela, nous vous conseillons de consulter:

3/ Un bon psy est rigoureux sur le cadre. Cela signifie qu’il sait pourquoi il vous demande tel ou tel cadre (cela comprend le rythme, la durée de chaque séance, votre assiduité, sa ponctualité et la vôtre…). Si vous lui posez la question, il doit pouvoir être en mesure de vous en expliquer les raisons. Cela ne veut pas dire que vous serez d’accord! cela veut seulement dire qu’il doit maîtriser les tenants et les aboutissants de ce qu’il vous demande.

4/ Un bon psychiatre ou psychologue est scientifique:il ne doit pas avoir peur de répondre à vos questions, sur votre problématique, disons pour 80% des questions ou pour les techniques qu’il utilise. Par contre, il a le droit de ne pas vouloir s’avancer sur votre diagnostic ou sur les causes psychiques de ce qui vous arrive: ces questions sont délicates et la réponse n’est pas toujours évidente. Soit il sait mais pense que vous n’êtes pas prêt à l’entendre, soit tout simplement il ne sait pas encore. Il faut parfois très longtemps pour répondre à la question « Pourquoi je suis comme ça? »

5/ Un bon psy est prêt à entendre ce qui vous pose problème ou d’entendre une contestation quand vous n’êtes pas d’accord avec une hypothèse formulée.

6/ Un bon psychiatre ou un bon psychologue ne vous dicteront jamais votre conduite! Si tel est le cas, c’est très suspect.

7/ Un bon psychiatre ou un bon psychologue adapteront les séances et leur contenu à votre état psychique du moment. Il essaiera de trouver des solutions pour vous voir davantage dans les moments difficiles ou espacera les séances si vous en avez moins besoin. Bref, ils seront adaptables.

8/ Vous devez sentir que vous avez confiance en votre psychiatre ou votre psychologue. Cela n’est pas instantané, cela prendra quelques séances. Si ce n’est pas le cas au bout de 4-5 séances c’est que cela ne colle pas et mieux vaut en changer. NB: cela ne veut pas dire que votre psy n’est pas bon, cela veut dire que cela n’a pas accroché, cela arrive fréquemment.

9/ Au bout de quelques séances, vous devez pouvoir sentir soit:

  • une amélioration sur le problème qui vous a amené à consulter
  • une amélioration sur un autre domaine de votre vie: en effet, ce n’est pas parce que vous apportez un problème que c’est par là qu’il faut commencer! Un bon psychiatre ne répond pas à une demande, il cherche à soigner
  • pas d’amélioration, mais vous sentez que cette voie peut vous améliorer.
  • pas d’amélioration, mais vous sentez que vous comprenez mieux ce qui vous arrive

Si ce n’est pas le cas, il peut être intéressant de changer

10/ Un bon psychiatre ou un bon psychothérapeute ne doivent jamais se comporter de façon tendancieuse. Toute proposition graveleuse ou ambiguë est proscrite. Dans le cas contraire, fuyez!!

11/ Un bon psychiatre ou un bon psychothérapeute vous diront parfois des choses qui ne font pas plaisir. Ils ne sont pas là pour être agréables mais pour vous aider. Au besoin, ils n’hésiteront pas à vous proposer un traitement médicamenteux, voire une hospitalisation. Un bon psy fait ce qu’il y a à faire, quitte à ne pas faire plaisir.

12/ Un bon psy évalue sa pratique: il existe des tests qui permettent d’assurer le suivi de votre évolution de façon objective.  Il n’a pas peur d’affronter une évaluation objective de l’efficacité de son travail. Il pratique des thérapies dont l’efficacité est documentée et démontrée scientifiquement.De nombreux autres critères pourraient être mentionnés. Nous n’avons cité que ceux qui ne risquent pas de faire débat, mais sans exhaustivité.
.

IV/ Eviter les mésaventures

Soyons clairs: il existe de nombreux individus, indélicats, qui tentent d’abuser de la fragilité de personnes en souffrance psychique pour leur soutirer de l’argent au prétexte de « séances de thérapie » qui n’en sont pas. Ces pratiques relèvent, sans hésitation, de la manipulation mentale. A ce titre, nous les condamnons fermement, et vous engageons, si vous en êtes victime, à contacter sans tarder une association de victimes.Notre site tente de s’inscrire en amont, c’est à dire dans la prévention, afin d’éviter que vous soyez victime de ces pratiques dangereuses.Quelques conseils sont simples d’application. Tout d’abord, vérifiez bien à qui vous avez à fair.. Ne consultez qu’un professionnel diplômé.Nous vous conseillons de vous référer aux 4 psychothérapies majeures: psychanalyse, thérapies cognitivo-comportementales (TCC), thérapie interpersonnelle (TIP) et thérapie systémique .Certaines psychothérapies récentes, moins académiques, sont cependant efficaces. Le problème est de tomber chez quelqu’un qui n’est pas un vrai professionnel Pour minimiser tout risque, si vous êtes tenté par l’une d’entre elles: parlez-en d’abord à votre médecin. Ensuite, consultez uniquement un psychologue ou psychiatre qui pratique la technique psychothérapique qui vous intéresse. Ne vous fiez pas à quelqu’un qui n’a pas d’autre titre que celui que pratiquant de ce type de psychothérapie. Vous verrez: dans les psychothérapies alternatives, très peu sont pratiquées par les professionnels de santé mentale diplômés d’Etat. En ne consultant que des professionnels diplômés et donc reconnus, vous minimiserez ainsi vos risques de tomber sur un charlatan, et serez assuré d’avoir un professionnel formé en santé mentale.La règle générale: les psychothérapies alternatives ne doivent pas être le premier choix. Il est toujours préférable de réaliser un bilan par un professionnel dûment formé et astreint à des règles d’éthique. C’est votre meilleur gage de protection.Les techniques suspectes de manipulation:

  • – « imposition des mains »
  • – toutes celles qui imposent de coûteux achats de matériels!!
  • – celles qui tendent à vous couper de votre famille et de vos amis, qui réduisent votre liberté
  • – pratiques indexées comme sectaires

 

Psychiatre : cabinet à Paris :

Adresse: 9 rue Troyon, Paris; tél:0609727094

  • En métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7-14-15-16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1-2-8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre)
  • En RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1-4-11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…)
  • En bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois)

Fait à Paris par un psychiatre avec le concours d’un psychologue

Photo by Arvin Chingcuangco