TCC et TOC (Trouble Obsessionnel Compulsif)

Cette page se concentre sur la prise en charge cognitivo-comportementale des troubles obsessionnels compulsifs (TOCs). Pour d’autres détails sur les TOCs, (complications etc…) vous pouvez consulter cette page.

I/ Signes

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L’un des signes les plus connus, très souvent révélateurs du TOC, est l’existence de comportements répétitifs nommés rituels. Les rituels consistent à effectuer plusieurs fois d’affilée une même action. La répétition de cette action est inutile, sans justification raisonnable, et effectuée dans un seul but: diminuer l’anxiété. Les différents types de rituels sont extrêmement variés: les plus connus sont:

  1. lavages des mains répétés
  2. vérifications (fermeture de porte, du robinet d’eau ou de gaz…)
  3. impossibilité de marcher sur les lignes au sol, ou obligation au contraire de marcher sur ces lignes
  4. répétitions multiples d’un même comportement
  5. obligation de compter ou recompter les objets, ou de compter dans sa tête
  6. pensées répétitives, en particulier peur de commettre un acte interdit
  7. Syndrome de Diogène

Cette liste est loin d’être exhaustive, et est propre à chaque personne.

Les TOC sont caractérisés par une angoisse très importante lorsque la personne ne les accomplit pas. La personne lutte contre ses rituels et les obsessions, ce qui occasionne beaucoup de souffrance. Elle est consciente du caractère absurde des préoccupations. Il existe, à la racine du trouble obsessionnel compulsif, une aversion au risque avec une quête du risque zéro, et un besoin de contrôle inapproprié.

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II/ Traitement

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Les TOC apparaissent souvent chez l’enfant, l’adolescent ou l’adulte jeune. Il est essentiel de ne pas laisser la situation se détériorer. Savez-vous qu’en France, la première consultation pour ce type de problèmes survient près de 10 ans après leur début? Souvent, à ce stade, les conséquences sont déjà graves sur la vie personnelle, le handicap important (plusieurs heures de TOC par jour), et sont plus difficiles à guérir. Notre conseil est donc de consulter rapidement un psychiatre ou un psychologue.

Les Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC) ont prouvé leur efficacité sur les TOC. C’est le traitement de référence.

A/ Approche psychothérapique

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Les TCC (thérapies cognitives et comportementales) sont la seule psychothérapie à avoir fait la preuve de son efficacité dans le trouble obsessionnel compulsif (TOC). Elles associent plusieurs abords.

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1/ Volet comportemental

Les ressentis d’angoisse se caractérisent par des ressentis physiques très importants et très désagréables, qui sont ce que la personne anxieuse craint avant tout.

Ces ressentis peuvent être très importants: sensation d’étouffement, de palpitation, de perte de conscience… Dès l’apparition de ces sensations physiques, l’angoisse monte, par conditionnement, chez la personne présentant un trouble obsessionnel compulsif. La personne a généralement une faible tolérance à l’anxiété.

Le travail du psychologue ou du psychiatre TCC va consister à désactiver ce conditionnement en habituant la personne à ces ressentis corporels, en l’y exposant ce qui permet de vérifier in vivo que ces sensations ne sont pas synonymes de catastrophe. Ainsi la survenue de certains de ces ressentis ne sera plus à l’origine de l’angoisse.

De plus l’exposition progressive à une réduction des rituels obsessionnels va permettre petit à petit à la personne d’envisager, par l’expérimentation, l’inutilité de ces rituels.

Le psy TCC va aussi exposer le patient au risque de survenue, en se basant sur le mécanisme de l’habituation.

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2/ Volet cognitif

Le travail s’axe sur les pensées automatiques, anxieuses, afin d’aider la personne à prendre de la distance par rapport à celle-ci. Apprendre à se positionner face à ces pensées est un travail qui n’est pas inné, ni intuitif, et qui nécessite une technique spécifique dispensée par le psy TCC. Beaucoup de gens tentent de « se raisonner » ou de penser à des choses positives, sans efficacité parce que gérer les pensées perturbatrices ne s’improvise pas. Le but final est d’aider le patient à rediscuter le bien-fondé des rituels dans son but de diminution du risque. Une fois que le patient aura perçu le caractère exagéré du scénario-catastrophe qui le conduit à faire les rituels, il pourra renoncer à ces derniers.

Voici ci-dessous, un exemple illustrant une psychothérapie TCC dans un TOCs. Il s’agit ici du volet cognitif visant à aider le patient à rediscuter son scénario catastrophe dont il est convaincu.

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vidéo 1: analyse fonctionnelle: on identifie les pensées et les émotions qui posent problème

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vidéo 2: tentative d’assouplir les schémas

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B/ Approche médicamenteuse

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1/ Traitement des moments d’augmentation de l’angoisse:

Anxiolytiques:

On trouve principalement:

  • Benzodiazépines: diazépam (Valium®), Oxazépam (Seresta®), bromazépam (Lexomil®), prazépam (Lysanxia®), Lorazépam (Temesta®), Clorazépate dipotassique (Tranxène®), alprazolam (Xanax®)
  • hydroxyzine (Atarax®)
  • étifoxine (Stresam®)

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2/ Traitement de fond:

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Les classes médicamenteuses qui ont une AMM (Autorisation de Mise sur le marché) comprennent, pour le trouble obsessionnel compulsif:

  • IRS et ISRS (Inhibiteurs de la Recapture de la Sérotonine): sertraline (Zoloft ®), paroxétine (Deroxat®), citalopram (Seropram®), escitalopram (Seroplex®)
  • Venlafaxine (Effexor®)

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.En métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7- Paris 14- Paris 15 – Paris 16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1- Paris 2 – Paris 8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre)En RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1- Paris 4 – Paris 11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…)En bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois)

Fait à Paris par un psychiatre et un psychologue