Douleur chronique

Rédacteur: Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC), Membre du Collège National Professionnel de Psychiatrie, mail: dr.neveux@gmail.com
 .
Sources: Dr Jean Cottraux, Les thérapies comportementales et cognitives; Dr Christophe André, Les thérapies cognitives
 
 .

panneau-fleche-droite-ou-gaucheL’essentiel:

  • Les douleurs chroniques sont fréquentes et peuvent altérer grandement la qualité de vie
  • Jusqu’à preuve du contraire, les douleurs chroniques doivent avant tout faire rechercher une cause physique qui n’est pas toujours évidente.
  • De ce fait, il faut TOUJOURS consulter un médecin ou un psychiatre en premier lieu, pour établir le diagnostic et écarter une pathologie physique
  • la Thérapie cognitive et Comportementale (TCC)  sont une psychothérapie ayant prouvé son efficacité pour soulager les douleurs chroniques.
  • la TCC doit s’inscrire dans une prise en charge globale organisée par un psychiatre qui a posé le diagnostic

Attention! Jusqu’à preuve du contraire, une douleur chronique doit être considérée comme ayant une origine physique. Pour ne pas passer à côté d’une maladie physique, toujours consulter votre médecin généraliste qui vous examinera et vous donnera son avis, avant d’entamer toute autre démarche.

L’exploration d’une douleur chronique peut prendre du temps, et nécessiter une grande variété d’examens.

Ce n’est que lorsque tous ces examens se sont avérés normaux, que l’on peut se poser la question d’une douleur d’origine psychologique.

Attention! Une douleur psychologique ne signifie pas simulation, ni même contrôle conscient! Les personnes qui ont une douleur d’origine psychogène souffrent authentiquement. Ne jamais minimiser cette douleur!

Autre idée reçue: une personne qui a une douleur psychogène est forcément une « hystérique ». Rien de plus faux. Parmi les causes psychiques de douleurs chroniques, la dépression est la plus fréquente!

 

I/ Face à une douleur chronique, que faire?

Répétons-le, votre médecin généraliste doit être votre premier interlocuteur. Suite à cela, il vous indiquera si la douleur est d’origine physique pure, ou s’il existe une composante psychogène.

Dans le cas où existe une composante psychogène, notre conseil est de vous diriger un spécialiste, et plus particulièrement un psychiatre, afin d’évaluer la possibilité d’une dépression sous-jacente. Une dépression nécessiterait en effet une prescription médicamenteuse. Par la suite, vous pourrez évaluer avec lui l’opportunité de consulter un psychologue ou un psychothérapeute.

Il est important de se rappeler que certaines douleurs peuvent avoir une composante mixte à la fois physique et psychogène. Dans ce cas, le mieux est de prendre en charge les deux composantes de façon concomitante.

 

II/ Les douleurs pour qui une composante psychogène est le plus fréquemment retrouvée

Ces douleurs ont une cause physique indiscutable, mais ces douleurs sont renforcées par une composante psychique:

– les douleurs de dos, douleurs lombaires ou de lombosciatique

– les douleurs articulaires (arthralgie)

– les problèmes de transit intestinal et les douleurs abdominales, le syndrome de la pince aorto-mésentérique

– le mal de tête et les migraines (céphalées)

– la fibromyalgie

A l’inverse, certaines douleurs ne sont quasiment jamais psychogènes. Une douleur urinaire, par exemple, est presque toujours d’origine physique.

 

III/ Quelques indices indiquant une possible composante psychogène:

– variabilité en fonction des circonstances: les douleurs sont majorées en cas de stress, de tristesse, de fatigue, de souci ou de contrariété

– les douleurs disparaissent en vacances ou en week-end

– les douleurs qui n’apparaissent qu’en cas d’angoisse majeure

– l’existence d’un facteur déclenchant, tel qu’un événement de vie négatif mais aussi positif! (licenciement, rupture, mariage…)

 

IV/ Traitement de la couleur chronique

Ce type de douleur peut se traiter en psychothérapie.

Les Thérapies Cognitiveo Comportementales (TCC) notamment ont prouvé leur efficacité sur un certain nombre de douleurs chroniques (Cochrane Review, Williams ACDC & al., 2012).

La consultation d’un Centre référent de la prise en charge de la douleur est aussi souhaitable pour optimiser la prise en charge médicamenteuse.

 

V/ Douleur chronique iatrogène ou toxique

Devant toute douleur chronique, il faut envisager d’incriminer:

  • Fibrates – Statines
  • Laxatifs
  • Barbituriques
  • Béta-bloquants
  • Alcool
  • Amphétamines

 

 

Venir au cabinet :

9 rue Troyon, Paris; tél:0609727094

  • En métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7-14-15-16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1-2-8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre)
  • En RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1-4-11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…)
  • En bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois)