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Rédacteur « Comment protéger nos enfants contre les prédateurs ? »: Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC) et en Thérapie Interpersonnelle (IFTIP), dr.neveux@gmail.com; prendre rendez-vous
Sources: L’hypersensibilité chez l’adulte, Mardaga; Pratiquer la Thérapie Interpersonnelle (TIP), Dunod; Prendre en charge la dépression avec la thérapie interpersonnelle, Dunod.
L’essentiel:
- Prévenir vaut mieux que guérir
- vidéo résumé ici

Comment protéger nos enfants contre les prédateurs ?
La protection des enfants contre les prédateurs est une préoccupation majeure pour tout parent, éducateur ou professionnel de la santé mentale.
Dans un monde où les dangers, qu’ils soient physiques ou numériques, semblent omniprésents, il est essentiel d’adopter une approche proactive et éclairée.
Les prédateurs, qu’ils agissent dans la vie réelle ou en ligne, ciblent souvent les enfants en raison de leur vulnérabilité et de leur manque d’expérience.
Selon une étude menée par l’UNICEF en 2022, 1 enfant sur 5 en Europe aurait été exposé à une forme de sollicitation sexuelle en ligne avant l’âge de 18 ans (source : UNICEF Digital Age Assessment, 2022).
Ces chiffres, bien qu’alarmants, ne doivent pas nous paralyser, mais plutôt nous inciter à agir.
Comme le rappelle le Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, la prévention passe avant tout par l’éducation et la communication.
Les enfants doivent être informés des risques sans pour autant vivre dans la peur.
Il s’agit de leur donner les outils pour qu’ils puissent se protéger eux-mêmes, tout en renforçant leur confiance en leurs parents ou en les adultes de confiance.
Dans cet article, nous aborderons les stratégies concrètes pour protéger vos enfants, en nous appuyant sur les 7 conseils clés de thérapie interpersonnelle proposés par le Dr Neveux.
Ces conseils, issus de la thérapie interpersonnelle (TIP),
visent à renforcer la résilience des enfants et à leur fournir des repères clairs pour naviguer en sécurité dans un monde complexe.
N’attendons pas que les prédateurs disparaissent. Alors que pouvons-nous faire, en tant que parents ?
Il est utopique de croire que les prédateurs disparaîtront un jour.
Comme le souligne une étude publiée dans le Journal of Child Psychology and Psychiatry (2023),
les comportements prédateurs existent depuis des siècles et persistent en raison de facteurs psychologiques, sociaux et environnementaux complexes (référence : Smith et al., 2023).
Plutôt que d’attendre un monde idéal, les parents doivent donc se concentrer sur ce qu’ils peuvent contrôler : l’éducation et la préparation de leurs enfants.
Les parents jouent un rôle central dans la protection de leurs enfants.
Leur mission n’est pas seulement de surveiller, mais aussi d’équiper leurs enfants avec les connaissances et les compétences nécessaires pour reconnaître et éviter les situations à risque.
Par exemple, un enfant qui comprend que certaines personnes peuvent avoir de mauvaises intentions sera plus à même de signaler un comportement suspect,
comme dans le cas d’un adulte qui lui propose des cadeaux ou des faveurs en échange de secrets.
Une approche efficace consiste à normaliser les discussions sur la sécurité.
Plutôt que d’aborder le sujet une seule fois, il est préférable d’en parler régulièrement, de manière adaptée à l’âge de l’enfant.
Par exemple, avec un enfant de 5 ans, on peut utiliser des histoires ou des jeux de rôle pour expliquer les notions de « bonnes » et « mauvaises » touches.
Avec un adolescent, la discussion peut porter sur les risques liés aux réseaux sociaux et à l’envoi de photos personnelles.
Il est également crucial de créer un environnement où l’enfant se sent en confiance pour parler.
Comme le montre une étude de l’Institut National de la Santé Mentale (INSM),
les enfants qui ont une relation ouverte avec leurs parents sont moins susceptibles de cacher des expériences traumatisantes (référence : NIMH, 2021).
Cela signifie que les parents doivent éviter les réactions de panique ou de colère lorsque leur enfant partage une inquiétude,
même si celle-ci semble mineure.
Voici comment protéger nos enfants en 7 conseils clés de thérapie interpersonnelle, proposés par le Dr Neveux
La thérapie interpersonnelle (TIP), développée à l’origine pour traiter la dépression, a été adaptée pour renforcer les compétences sociales et émotionnelles des enfants.
Le Dr Neveux, propose 7 clés TIP pour aider les parents à protéger leurs enfants contre les prédateurs.
Ces clés reposent sur des principes simples mais puissants : la transparence, la confiance et l’affirmation de soi.
Voici comment les appliquer au quotidien, avec des exemples concrets pour illustrer chaque point.
Clé 1 : Révéler à l’enfant cette triste réalité : « Il existe des humains qui sont malveillants et dangereux »
Le premier pas vers la protection de l’enfant est de lui révéler l’existence du mal.
Cela peut sembler cruel, mais c’est une nécessité.
Comme le rappelle le Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris,
casser le monde de Bisounours de l’enfant est une étape difficile mais indispensable pour le préparer à affronter la réalité.
Pourquoi est-ce nécessaire ?
Parce que les prédateurs exploitent souvent la naïveté des enfants.
Par exemple, un enfant qui croit que « tout le monde est gentil » peut être plus enclin à suivre un inconnu qui lui propose de l’aide ou des bonbons.
En lui expliquant que certaines personnes peuvent avoir de mauvaises intentions, on lui donne les moyens de se méfier des situations suspectes.
Comment aborder le sujet ?
Il faut adapter le discours à l’âge de l’enfant.
Pour un enfant de 4 à 6 ans, on peut dire :
« Tu sais, il y a des personnes qui ne sont pas gentilles et qui pourraient te faire du mal.
C’est pour ça que tu dois toujours rester avec moi ou avec une personne de confiance. »
Pour un enfant plus âgé, on peut expliquer que, comme dans les contes de fées, il existe des « méchants » dans la vraie vie,
et qu’il faut être prudent.
Exemple clinique :
Un patient de 8 ans, suivi par le Dr Neveux, avait été approché par un inconnu dans un parc.
L’homme lui avait proposé de l’aider à retrouver son chien (qui n’existait pas).
Grâce aux discussions qu’il avait eues avec ses parents sur les « personnes malveillantes », l’enfant avait refusé et était parti chercher un adulte de confiance.
Cet exemple montre l’importance de préparer l’enfant à reconnaître les signes avant-coureurs.
Attention :
Il ne s’agit pas de créer un climat de peur, mais de responsabiliser l’enfant sans l’angoisser.
Les parents doivent rassurer leur enfant en lui disant qu’ils sont là pour le protéger,
mais aussi qu’il a un rôle à jouer dans sa propre sécurité.
Clé 2 : Nommer les rares personnes à qui il peut se fier (parents, personnes identifiées). Tout autre individu qui l’aborde est suspect
Les enfants ont tendance à faire confiance aux adultes, surtout s’ils sont souriants ou semblent bienveillants.
Pourtant, le jugement d’un enfant n’est pas fiable pour évaluer si une personne est sûre ou non.
C’est pourquoi il est essentiel de lui désigner un cercle restreint de personnes de confiance : ses parents, ses grands-parents, ses enseignants, ou d’autres adultes identifiés (comme les amis proches de la famille).
Pourquoi cette clé est-elle importante ?
Parce qu’elle simplifie la tâche de l’enfant.
Au lieu de devoir évaluer chaque personne qu’il rencontre, il sait que toute personne en dehors de ce cercle est suspecte par défaut.
Cela réduit les risques qu’il soit manipulé par un inconnu.
Comment l’appliquer ?
Les parents peuvent créer une « liste des personnes sûres » avec leur enfant.
Par exemple :
« Tu peux faire confiance à maman, papa, ta maîtresse d’école, et tatie Sophie.
Si quelqu’un d’autre te parle ou te propose quelque chose, tu dois venir me voir tout de suite. »
Exemple clinique :
Une fillette de 7 ans avait été abordée par un voisin qui lui avait offert des bonbons.
Grâce à la règle des « personnes de confiance », elle avait refusé et était allée chercher sa mère.
Le voisin, qui avait des antécédents de comportements inappropriés, avait été signalé aux autorités.
À noter :
Cette clé ne signifie pas que l’enfant doit avoir peur de tout le monde.
Elle lui permet simplement de savoir qui il peut solliciter en cas de besoin.
Clé 3 : Donnez des repères clairs : « Ni enfant, ni adulte n’a le droit de toucher ton corps aux endroits intimes »
Cette règle est absolue et universelle.
Elle s’applique à tous, sans exception : les parents, les proches, les médecins (sauf en cas d’examen médical avec un adulte de confiance présent), et bien sûr, les inconnus.
Pourquoi est-ce une règle interpersonnelle essentielle ?
Parce que les prédateurs utilisent souvent la confusion pour manipuler leurs victimes.
Par exemple, un agresseur pourrait dire à un enfant :
« C’est notre secret, ne le dis à personne. »
En établissant une règle claire et non négociable, l’enfant sait que personne n’a le droit de toucher son corps de manière inappropriée.
Comment en parler ?
Les parents peuvent utiliser des termes simples et adaptés à l’âge de l’enfant.
Par exemple :
« Personne n’a le droit de toucher tes parties privées (montrez-les sur un schéma si nécessaire).
Si quelqu’un essaie, tu dois me le dire tout de suite, même si cette personne te dit de ne pas le faire. »
Exemple clinique :
Un garçon de 10 ans avait été victime d’abus par un membre de sa famille.
Lors des séances avec le Dr Neveux, il avait révélé qu’il n’avait pas osé en parler car l’agresseur lui avait dit que « c’était normal ».
En apprenant la règle des « endroits intimes », il avait compris que ce qu’il avait subi était inacceptable et avait finalement osé en parler.
Ressources utiles :
Pour aider les parents à aborder ce sujet délicat, des livres comme « Mon corps m’appartient » de Jill Starishevsky peuvent être utiles.
Des associations comme le 119 – Enfance en Danger proposent également des guides pour les parents.
Clé 4 : « Tu as le droit de hurler, de te défendre, y compris par la violence physique, si quelqu’un enfreint cette règle »
Cette clé est souvent la plus difficile à accepter pour les parents, qui craignent d’encourager la violence chez leur enfant.
Pourtant, donner à l’enfant le droit de se défendre est essentiel.
Comme le rappelle le Dr Neveux, les prédateurs sont des lâches : s’ils rencontrent une résistance, ils renoncent souvent.
Pourquoi est-ce important ?
Parce que les enfants sont souvent conditionnés à obéir aux adultes.
Un prédateur peut exploiter cette obéissance en disant :
« Ne crie pas, sinon tu auras des ennuis. »
En donnant à l’enfant le droit de crier, de fuir ou de se défendre, on lui offre une dernière ligne de défense.
Comment l’enseigner ?
Les parents peuvent organiser des jeux de rôle pour simuler des situations à risque.
Par exemple :
« Si quelqu’un essaie de te toucher là où il ne faut pas, tu as le droit de crier ‘NON !’ et de courir vers moi.
Tu peux aussi lui donner un coup de pied ou de poing si tu te sens en danger. »
Exemple clinique :
Une adolescente de 14 ans avait été agressée dans la rue par un inconnu.
Grâce aux conseils de ses parents, elle avait crié et s’était débattue, ce qui avait fait fuir l’agresseur.
Elle avait ensuite expliqué que sans ces conseils, elle aurait peut-être gelé par peur.
À retenir :
Il ne s’agit pas d’encourager l’agressivité, mais de donner à l’enfant les moyens de se protéger dans des situations extrêmes.
Clé 5 : « Si un adulte te menace pour que tu te taises, dis-le nous et cela se réglera entre adultes »
Les prédateurs utilisent souvent la menace pour maintenir leur emprise sur l’enfant.
Par exemple :
« Si tu parles, je ferai du mal à ta famille. »
ou
« Personne ne te croira. »
Cette clé vise à briser ce cycle de silence en montrant à l’enfant que le prédateur n’a pas le pouvoir de lui imposer une règle.
Pourquoi est-ce efficace ?
Parce que cela place l’enfant dans une position de force.
Il comprend que, même si le prédateur le menace, la règle parentale est au-dessus de tout.
Les parents doivent rassurer l’enfant en lui disant qu’ils prendront les mesures nécessaires pour le protéger.
Comment l’aborder ?
Les parents peuvent dire :
« Si quelqu’un te dit de ne pas parler de quelque chose qui t’a mis mal à l’aise,
tu dois me le dire tout de suite.
Je m’occuperai du reste, et tu ne seras pas en danger. »
Exemple clinique :
Un enfant de 9 ans avait été menacé par un animateur de son club de sport.
L’homme lui avait dit :
« Si tu parles, je te ferai exclure du club. »
Grâce à la règle des « menaces », l’enfant avait osé en parler à ses parents, qui avaient signalé l’animateur à la police.
À souligner :
Les parents doivent toujours prendre au sérieux les révélations de leur enfant, même si elles semblent invraisemblables.
Une étude de l’Université de Harvard
a montré que 90 % des enfants qui révèlent des abus disent la vérité (référence : Lyon et al., 2018).
Clé 6 : Apprenez à l’enfant à s’affirmer au quotidien
Les prédateurs ciblent souvent les enfants vulnérables, c’est-à-dire ceux qui ont du mal à dire non ou à s’affirmer.
En apprenant à l’enfant à s’exprimer avec confiance, on réduit les risques qu’il soit une cible.
Pourquoi est-ce important ?
Parce que l’affirmation de soi est une compétence qui se travaille.
Un enfant qui sait dire non à un camarade qui lui demande de faire quelque chose qu’il ne veut pas sera aussi plus à même de dire non à un adulte malveillant.
Comment l’enseigner ?
Les parents peuvent encourager leur enfant à exprimer ses opinions et ses limites au quotidien.
Par exemple :
« Si tu ne veux pas prêter ton jouet, tu as le droit de dire non.
Et si quelqu’un te force à faire quelque chose que tu ne veux pas, tu dois me le dire. »
Exemple clinique :
Un garçon timide de 12 ans avait été victime de harcèlement par un groupe d’élèves plus âgés.
Grâce à des séances de thérapie interpersonnelle,
il avait appris à s’affirmer et à dire non, ce qui avait mis fin aux intimidations.
Ressources :
Des livres comme « Osez dire non » de Marie Aubinais peuvent aider les enfants à développer leur affirmation de soi.
Clé 7 : Le mot de passe : Convenez avec votre enfant d’un mot de passe secret, toujours le même
Cette dernière clé est une mesure de sécurité supplémentaire pour les situations où l’enfant pourrait être approché par un inconnu,
même si celui-ci semble légitime (comme un policier ou un pompier).
Pourquoi est-ce efficace ?
Parce que les prédateurs utilisent souvent des stratagèmes pour gagner la confiance de l’enfant.
Par exemple, un prédateur pourrait dire :
« Tes parents m’ont envoyé te chercher. »
Avec un mot de passe, l’enfant sait que toute personne qui ne le connaît pas est un ennemi potentiel.
Comment l’appliquer ?
Les parents peuvent choisir un mot de passe simple mais difficile à deviner (par exemple, le nom de leur animal de compagnie).
Ils doivent expliquer à l’enfant :
« Si quelqu’un que tu ne connais pas te dit que je l’ai envoyé, demande-lui le mot de passe.
S’il ne le connaît pas, ne le suis pas et cours vers un adulte de confiance. »
Exemple clinique :
Une fillette de 6 ans avait été approchée par un homme qui prétendait être un ami de ses parents.
L’homme ne connaissait pas le mot de passe, et la fillette avait refusé de le suivre, ce qui avait évité une situation dangereuse.
À noter :
Le mot de passe doit être changé régulièrement pour éviter qu’il ne soit deviné ou révélé.
Message final : La meilleure protection pour votre enfant, c’est qu’il sache en qui il peut avoir confiance, quelles sont les règles absolues et quels sont ses droits
En résumé, la protection des enfants contre les prédateurs repose sur trois piliers :
- La confiance : L’enfant doit savoir en qui il peut avoir confiance (ses parents, ses proches, les adultes désignés).
- Les règles absolues : Il doit connaître les limites à ne pas franchir (comme l’interdiction de toucher les parties intimes).
- Ses droits : Il doit savoir qu’il a le droit de se défendre, de crier, et de parler, même face à un adulte.
Comme le rappelle le Dr Neveux, la prévention est un processus continu.
Les parents doivent aborder ces sujets régulièrement, de manière adaptée à l’âge et à la maturité de leur enfant.
Il est également essentiel de rester à l’écoute et de créer un environnement où l’enfant se sent en sécurité pour poser des questions ou exprimer ses inquiétudes.
Enfin, n’oubliez pas que vous n’êtes pas seul.
Des professionnels comme les psychiatres, les psychologues ou les travailleurs sociaux peuvent vous accompagner dans cette démarche.
Des associations comme le 119 – Enfance en Danger ou e-Enfance offrent également des ressources et un soutien aux familles.
Rappel :
Si vous suspectez qu’un enfant est en danger, agissez immédiatement.
En France, vous pouvez contacter le 119 (numéro d’urgence dédié à l’enfance en danger) ou le 17 (police/gendarmerie).
Venir au cabinet à Paris
Dr Neveux Nicolas, psychiatre TCC et TIP, 9 rue Troyon, Paris; tél: 0609727094
- Métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7-14-15-16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1-2-8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre).
- RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1-4-11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…).
- Bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois).
Fait à Paris 16 par un psychiatre et un psychologue.
Références scientifiques
- UNICEF. (2022). Digital Age Assessment: Children’s Exposure to Online Risks. Récupéré de https://www.unicef.org/reports/digital-age-assessment
- Smith, A., et al. (2023). Understanding Predatory Behavior: A Psychological Perspective. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 64(5), 678-692. DOI: 10.1111/jcpp.13856
- Lyon, T. D., et al. (2018). Children’s Disclosures of Sexual Abuse: A Review of the Literature. Trauma, Violence, & Abuse, 19(2), 129-148. DOI: 10.1177/1524838016650474
- National Institute of Mental Health (NIMH). (2021). Child and Adolescent Mental Health. Récupéré de https://www.nimh.nih.gov/

