Body shaming
Vous voulez en savoir plus sur le body shaming? Vous êtes sur la bonne page! Vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour identifier et savoir réagir face au body shaming.
Rédacteur « body shaming »: Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC) et en Thérapie Interpersonnelle (IFTIP), dr.neveux@gmail.com; prendre rendez-vous
Sources: L’hypersensibilité chez l’adulte, Mardaga; Pratiquer la Thérapie Interpersonnelle (TIP), Dunod; Prendre en charge la dépression avec la thérapie interpersonnelle, Dunod.
L’essentiel:
- Peut être un symptôme de pathologies graves (troubles anxieux, dépression…).
- Un médecin/psychiatre doit faire le diagnostic et coordonner la prise en charge.
- La TCC est le traitement indiqué en première intention.
Qu’est-ce que le body shaming ? Définition et mécanismes
Le body shaming (ou honte corporelle) désigne l’action de soumettre une personne à des critiques, moqueries ou humiliations en raison de son apparence physique. Ce phénomène peut prendre plusieurs formes : fat-shaming (critique des personnes en surpoids), skinny-shaming (critique des personnes trop minces), ou encore shaming lié à la taille, à la musculature, à la pilosité, ou à tout autre trait physique perçu comme non conforme aux normes sociales. Selon une étude récente publiée dans Frontiers in Psychology (Cerolini et al., 2024), le body shaming se définit comme « des actes répétés ou non, au cours desquels une personne exprime des opinions ou commentaires non sollicités, majoritairement négatifs, sur le corps d’un individu, sans nécessairement avoir l’intention de nuire ». Ces commentaires, qu’ils soient bien intentionnés (« Tu devrais perdre du poids pour ta santé ») ou malveillants (« Tu es trop gros(se), c’est dégoûtant »), sont perçus comme offensants ou humiliants par la personne visée. Le body shaming peut survenir aussi bien en ligne (cyberharcèlement, commentaires sur les réseaux sociaux) qu’en présentiel (famille, école, travail). Il est important de souligner que ce phénomène ne cible pas uniquement les personnes en surpoids : les individus minces, musclés, ou présentant des particularités physiques (taille, handicap, etc.) peuvent également en être victimes. Exemple clinique :
Sophie, 16 ans, est régulièrement moquée à l’école pour sa maigreur. Ses camarades lui disent qu’elle « ressemble à un squelette » et lui conseillent de « manger un burger ». Ces remarques, bien que parfois présentées comme des « blagues », ont conduit Sophie à développer une anxiété sociale et des comportements alimentaires restrictifs, nécessitant une prise en charge en thérapie cognitivo-comportementale (TCC).
Les causes et facteurs de risque du body shaming
Plusieurs facteurs expliquent la persistance et l’ampleur du body shaming dans nos sociétés :
1. Les normes sociales et médiatiques
Les médias, les réseaux sociaux et la publicité véhiculent des idéaux de beauté souvent inatteignables (minceur extrême, musculature parfaite, peau sans défaut). Ces standards, internalisés dès l’enfance, créent un terreau fertile pour la critique et l’autocritique corporelle. Une étude de 2024 souligne que 20,6 % des expériences de body shaming chez les adolescents sont directement liées à l’influence des médias et de la culture populaire.
2. Le rôle des pairs et de l’entourage
Les moqueries entre pairs, surtout à l’adolescence, sont un facteur majeur. Selon une enquête européenne (YouGov, 2019), 85 % des auteurs de body shaming font partie de l’entourage proche de la victime (famille, amis, collègues). Les remarques sur le poids, la taille ou l’apparence sont souvent banalisées, alors qu’elles peuvent avoir des conséquences graves.
3. L’anonymat et la désinhibition en ligne
Les réseaux sociaux amplifient le phénomène : l’anonymat et la distance physique réduisent les inhibitions, favorisant les commentaires agressifs. Une étude de 2025 montre que les adolescentes victimes de body shaming en ligne présentent un risque accru de troubles du comportement alimentaire et de dépression. Exemple clinique :
Lucas, 14 ans, est harcelé sur Instagram en raison de son acné. Les messages « Tu devrais te laver le visage » ou « T’es dégoûtant » l’ont conduit à éviter les miroirs, à refuser de sortir de chez lui, et à développer des symptômes de dépression. Une prise en charge en TCC et un accompagnement familial ont été nécessaires pour l’aider à retrouver une estime de soi.
Les conséquences psychologiques et physiques du body shaming
Les répercussions du body shaming sur la santé mentale et physique sont documentées par de nombreuses études scientifiques.
1. Impact sur la santé mentale
– Troubles anxieux et dépression : Les victimes de body shaming présentent un risque accru de développer des troubles anxieux et des épisodes dépressifs. Une méta-analyse de 2024 révèle que l’exposition répétée à des critiques sur le corps multiplie par 3 le risque de dépression chez les adolescents.
– Troubles du comportement alimentaire (TCA) : Le body shaming est un facteur de risque majeur pour l’anorexie, la boulimie, ou l’hyperphagie boulimique. Une étude publiée dans Frontiers in Psychology (2024) montre que les adolescents victimes de body shaming ont 4 fois plus de risques de développer un TCA.
– Baisse de l’estime de soi et isolement social : La honte et la culpabilité induites par le body shaming poussent souvent les victimes à s’isoler, aggravant leur détresse psychologique.
2. Conséquences physiques
– Comportements à risque : Certaines victimes adoptent des conduites dangereuses (régimes extrêmes, prise de substances pour maigrir ou grossir, chirurgies esthétiques non médicalement justifiées).
– Évitement des soins : Par peur d’être jugées, certaines personnes évitent les consultations médicales, retardant le diagnostic et la prise en charge de pathologies sérieuses. Exemple clinique :
Emma, 22 ans, a été victime de fat-shaming tout au long de sa scolarité. À 18 ans, elle a développé une dépression sévère et une boulimie. Après plusieurs hospitalisations, elle a bénéficié d’une prise en charge pluridisciplinaire (psychiatre, nutritionniste, TCC), lui permettant de stabiliser son état. Comme le rappelle le Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, « Le body shaming n’est pas une simple moquerie : c’est une violence psychologique aux conséquences parfois irréversibles. Il est crucial d’agir en prévention et de proposer une prise en charge adaptée aux victimes. »
Prévention et prise en charge : que faire face au body shaming ?
1. Prévention
– Éducation et sensibilisation : Intégrer des programmes de prévention dans les écoles, abordant l’estime de soi, la diversité corporelle, et les dangers du body shaming.
– Rôle des médias et influenceurs : Promouvoir des campagnes de body positivity et limiter la diffusion d’images retouchées.
– Responsabilité des plateformes numériques : Renforcer la modération des contenus haineux et faciliter le signalement des cas de cyberharcèlement.
2. Prise en charge des victimes
– Thérapies recommandées : – Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : Recommandée en première intention pour les troubles anxieux, la dépression, et les TCA liés au body shaming. La TCC aide à modifier les schémas de pensée négatifs et à restaurer l’estime de soi. – Thérapie interpersonnelle (TIP) : Utile pour travailler sur les relations sociales et les traumatismes liés au body shaming, mais aussi savoir se défendre contre les attaques. – Thérapies de groupe : Permettent de briser l’isolement et de partager des expériences similaires.
– Accompagnement médical : Un suivi par un psychiatre ou un psychologue est souvent nécessaire, surtout en cas de symptômes dépressifs ou de TCA. Exemple clinique :
Thomas, 30 ans, a subi du body shaming toute sa vie en raison de sa petite taille. Après une tentative de suicide, il a été orienté vers un psychiatre et a bénéficié d’une TCC centrée sur l’acceptation de soi et la gestion de l’anxiété sociale. Aujourd’hui, il participe à des ateliers de body positivity et milite contre le body shaming.
Ressources et liens utiles
– Reconnaître un trouble anxieux
– Dépression : symptômes et prise en charge
– Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) à Paris
Venir au cabinet à Paris
Dr Neveux Nicolas, psychiatre TCC et TIP, 9 rue Troyon, Paris; tél: 0609727094
- Métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7-14-15-16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1-2-8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre).
- RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1-4-11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…).
- Bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois).
Auteur
Mail: dr.neveux@gmail.com (à privilégier+++)
Tél: 0609727094 (laisser un message)
Au cabinet: 9 rue Troyon 75017 Paris
NB: Pas de consultation par mail ou téléphone. Les messages ne sont pas consultés hors jours et heures ouvrables. En cas d’urgence, contacter le SAMU (15)




