Difficultés de communication
Les difficultés de communication ruinent de nombreuses relations, notamment amoureuses ou professionnels. Vous voulez en savoir plus sur les difficultés de communication? Vous êtes sur la bonne page ! Vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour réagir face aux difficultés de communication.
Rédacteur « difficultés de communication » : Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC) et en Thérapie Interpersonnelle (IFTIP), dr.neveux@gmail.com; prendre rendez-vous
Sources : L’hypersensibilité chez l’adulte, Mardaga; Pratiquer la Thérapie Interpersonnelle (TIP), Dunod; Prendre en charge la dépression avec la thérapie interpersonnelle, Dunod.
L’essentiel :
- Elles sont très fréquentes.
- Elles ont différentes origines.
- L’intention des deux interlocuteurs est fondamentale dans leur genèse et les possibilités d’amélioration.
- Peuvent être un symptôme de pathologies graves (troubles anxieux, dépression, schizophrénie, TSA…).
- Un médecin/psychiatre doit faire le diagnostic et coordonner la prise en charge.
- La TCC et la thérapie interpersonnelle sont des traitements indiqués en première intention.
Qu’est-ce que les difficultés de communication ?
Les difficultés de communication désignent un ensemble de troubles qui affectent la capacité d’une personne à recevoir, envoyer, traiter ou comprendre des informations verbales et non verbales. « Ces troubles peuvent se manifester à différents niveaux : expression orale, compréhension du langage, utilisation des gestes, du regard, ou encore adaptation du discours selon le contexte social. Ils ne se limitent pas à un simple retard de langage, mais touchent souvent la pragmatique, c’est-à-dire l’utilisation sociale du langage », comme le rappelle le Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris.
Exemple clinique : Un enfant de 8 ans, scolarisé en CE2, présente un vocabulaire riche et une syntaxe correcte, mais il est incapable de maintenir une conversation avec ses camarades. Il ne comprend pas les sous-entendus, les blagues, et répond de manière littérale à toutes les questions. Ses enseignants rapportent qu’il parle souvent « à côté » et ne respecte pas les tours de parole. Ces signes évoquent un trouble de la communication sociale, distinct d’un simple trouble du langage. Les difficultés de communication peuvent être isolées ou associées à d’autres troubles psychiatriques, comme l’autisme, la schizophrénie, l’anxiété ou la dépression. Leur impact est majeur sur la vie sociale, scolaire et professionnelle, pouvant entraîner isolement, échec scolaire ou conflits relationnels.
Causes et mécanismes des difficultés de communication
Les origines des difficultés de communication sont multifactorielles. On distingue généralement :
– Facteurs neurologiques et développementaux : lésions cérébrales, retard de maturation des aires du langage, anomalies génétiques (comme dans les TSA).
– Facteurs environnementaux : carences affectives précoces, absence de stimulation langagière, traumatismes.
– Causes psychiatriques : anxiété, dépression, schizophrénie, troubles bipolaires, qui altèrent la capacité à interagir socialement.
– Volonté de mal communiquer, par intérêt.
– Défaut dans les codes de communication. Dans ce cas, la personne n’a aucun désir de mal communiquer, mais n’y parvient pas parce qu’elle ne respecte pas ce qui est habituellement admis dans les interactions sociales.
Exemple clinique : Une adolescente de 15 ans, diagnostiquée dépressive, évite tout contact visuel et répond par monosyllabes. Elle explique ne plus « savoir quoi dire » et craindre le jugement des autres. Ici, la difficulté de communication est secondaire à un trouble de l’humeur, et non primaire. Chez l’enfant, les troubles de la communication peuvent précéder ou accompagner des troubles des apprentissages, notamment la dyslexie ou la dysphasie. Une prise en charge précoce est cruciale pour éviter l’aggravation des symptômes et l’installation de troubles psychiatriques comorbides.
Symptômes et signes d’alerte
Les difficultés de communication se manifestent par une grande variété de symptômes, selon l’âge et le contexte :
Chez l’enfant
– Retard d’acquisition du langage (premiers mots après 24 mois, phrases après 36 mois).
– Difficulté à comprendre les consignes, à raconter une histoire, à jouer avec les pairs.
– Comportements répétitifs, écholalie (répétition de mots ou phrases).
– Incompréhension des émotions d’autrui, absence de contact visuel.
La présence ou l’absence de ces symptômes change beaucoup de choses pour le diagnostic.
Chez l’adolescent et l’adulte
– Difficulté à adapter son discours selon l’interlocuteur (registre trop familier ou trop soutenu).
– Incapacité à saisir l’ironie, les métaphores, les non-dits.
– Évitement des interactions sociales par peur de mal faire ou d’être incompris.
– Troubles de la fluence (bégaiement, blocages) ou de la prosodie (voix monotone).
Exemple clinique : Un adulte de 30 ans, consultant pour anxiété sociale, décrit une peur panique de parler en réunion. Il prépare ses interventions à l’avance, mais se sent « paralysé » dès qu’on lui pose une question imprévue. Il évite les repas entre collègues et les appels téléphoniques. Ces symptômes illustrent une difficulté de communication liée à un trouble anxieux, nécessitant une évaluation spécialisée.
Difficultés de communication et troubles psychiatriques associés
Dans beaucoup de cas, les difficultés de communication ne sont pas dues à des troubles psychiatriques. Ainsi, elles peuvent être causées par:
- peur du conflit
- inhibition
- irritabilité
- impulsivité
- difficulté à gérer la colère
Dans ces cas simples, une approche principalement psychothérapique suffira.
Cependant, les difficultés de communication sont fréquemment associées à des troubles psychiatriques, ce qui complexifie leur diagnostic et leur prise en charge.
– Troubles du spectre autistique (TSA) : les difficultés de communication sociale (compréhension des émotions, des règles conversationnelles) sont un critère diagnostique majeur. Environ 70 % des enfants autistes présentent au moins une comorbidité psychiatrique (anxiété, dépression, TDAH).
– Schizophrénie : les troubles de la communication (discours désorganisé, incohérent, appauvri) font partie des symptômes négatifs. Ils s’accompagnent souvent d’un retrait social et d’une apathie.
– Dépression et anxiété : la personne peut éviter les interactions par manque d’énergie ou peur du jugement, ce qui aggrave l’isolement.
Exemple clinique : Un jeune homme de 20 ans, diagnostiqué schizophrène, présente un discours tangentiel (il répond à côté des questions) et utilise des néologismes. Il explique « entendre des voix qui lui dictent ce qu’il doit dire ». Ces symptômes illustrent une altération profonde de la communication, nécessitant une prise en charge psychiatrique globale.
Prise en charge et solutions thérapeutiques
La prise en charge des difficultés de communication repose sur une approche pluridisciplinaire, adaptée à la cause et à la sévérité des symptômes.
Bilan initial
réalisé par un psychiatre et un orthophoniste, il permet d’identifier les mécanismes en jeu (trouble primaire du langage, trouble psychiatrique, trouble neurodéveloppemental).
Soins recommandés
Orthophonie : pour les troubles du langage et de la pragmatique.
Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : pour les difficultés liées à l’anxiété ou la dépression.
Thérapie interpersonnelle (TIP) : pour améliorer les compétences sociales et la communication émotionnelle. Elle se centre notamment sur l’analyse de la communication
Prise en charge psychiatrique : en cas de trouble sous-jacent (antidépresseurs, antipsychotiques si nécessaire).
Exemple clinique : Un enfant de 6 ans, présentant un trouble de la communication sociale, bénéficie d’une prise en charge combinée : orthophonie pour la pragmatique, TCC pour l’anxiété, et guidance parentale. Après un an, il parvient à engager des conversations simples avec ses camarades et à participer aux activités de groupe.
Impact sur la vie quotidienne et prévention
Les difficultés de communication ont un retentissement majeur sur la qualité de vie, pouvant entraîner :
– Chez l’enfant : échec scolaire, harcèlement, isolement.
– Chez l’adulte : difficultés professionnelles, conflits conjugaux, dépression. Stratégies de prévention :
– Dépistage précoce des retards de langage dès 2-3 ans.
– Formation des enseignants et éducateurs aux signes d’alerte.
– Environnement stimulant et bienveillant, favorisant les interactions sociales.
Quand consulter ?
Il est recommandé de consulter un professionnel (psychiatre, orthophoniste, psychologue) si :
– L’enfant ne parle pas ou ne comprend pas à l’âge attendu.
– Les difficultés persistent malgré un environnement stimulant.
– La personne évite les interactions sociales ou présente des signes de souffrance psychique.
Venir au cabinet à Paris
Dr Neveux Nicolas, psychiatre TCC et TIP, 9 rue Troyon, Paris; tél: 0609727094
- Métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7-14-15-16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1-2-8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre).
- RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1-4-11, Rueil, Maisons Laffitte etc…).
- Bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois).
Auteur
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