Difficultés de mémoire: reconnaître et gérer
Vous voulez en savoir plus sur les difficultés de mémoire ? Vous êtes sur la bonne page ! Vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour identifier et savoir réagir face aux difficultés de mémoire.
Rédacteur « difficultés de mémoire » : Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC) et en Thérapie Interpersonnelle (IFTIP), dr.neveux@gmail.com; prendre rendez-vous
Sources : L’hypersensibilité chez l’adulte, Mardaga; Pratiquer la Thérapie Interpersonnelle (TIP), Dunod; Prendre en charge la dépression avec la thérapie interpersonnelle, Dunod.
L’essentiel :
- Les difficultés de mémoire peuvent être le symptôme de pathologies graves (troubles anxieux, dépression, maladies neurodégénératives…).
- Un médecin/psychiatre doit faire le diagnostic et coordonner la prise en charge.
- La TCC et la stimulation cognitive sont des traitements indiqués en première intention.
Qu’est-ce que les difficultés de mémoire ?
Les difficultés de mémoire, ou troubles mnésiques, se manifestent par une altération de la capacité à encoder, stocker ou restituer des informations. Elles peuvent toucher la mémoire à court terme (ou mémoire de travail), la mémoire à long terme (épisodique, sémantique, procédurale), ou les deux. Ces troubles sont fréquents et peuvent survenir à tout âge, mais leur prévalence augmente avec l’âge. Ils ne sont pas toujours synonymes de pathologie grave : certains oublis font partie du vieillissement normal, tandis que d’autres, plus marqués ou progressifs, doivent alerter et conduire à une consultation médicale. Exemple clinique : Madame D., 68 ans, consulte pour des oublis répétés de rendez-vous médicaux et des difficultés à retenir les noms de ses petits-enfants. Elle rapporte aussi des épisodes de désorientation dans son quartier, qu’elle connaît pourtant depuis des décennies. Ces symptômes, apparus progressivement sur 18 mois, ont motivé sa famille à demander un bilan mémoire. L’examen révèle des troubles de la mémoire épisodique et une difficulté à réaliser des tâches complexes, évocateurs d’un trouble neurocognitif léger, précurseur possible d’une maladie d’Alzheimer.
Causes des difficultés de mémoire
Les causes des difficultés de mémoire sont multiples et peuvent être classées en plusieurs catégories :
1. Vieillissement normal vs pathologique
Avec l’âge, il est normal de constater un ralentissement de certaines fonctions cognitives, notamment la mémoire. Cependant, le vieillissement pathologique se distingue par une altération plus marquée et progressive des capacités mnésiques, souvent associée à des difficultés dans les activités quotidiennes. La mémoire épisodique (souvenirs personnels) et la mémoire de travail sont les plus sensibles à l’âge, tandis que la mémoire sémantique (connaissances générales) et procédurale (savoir-faire) sont mieux préservées. Exemple clinique : Monsieur L., 72 ans, se plaint de ne plus retenir les noms des personnes qu’il rencontre, mais il parvient toujours à jouer aux échecs et à conduire sa voiture sans erreur. Son cas illustre un vieillissement cognitif normal, sans impact sur son autonomie.
2. Maladies neurodégénératives
Les maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer, la démence à corps de Lewy, ou la maladie de Parkinson, sont des causes majeures de troubles de la mémoire. La maladie d’Alzheimer, par exemple, se caractérise par une perte progressive de la mémoire récente, une désorientation temporo-spatiale, et des troubles du langage. La maladie de Parkinson, quant à elle, associe des symptômes moteurs (tremblements, raideur) à des troubles cognitifs, notamment de la mémoire et de l’attention. Exemple clinique : Madame T., 75 ans, présente une perte de mémoire pour les événements récents, une difficulté à suivre une conversation, et des épisodes de confusion. Son mari note aussi des changements de personnalité et une apathie croissante. Le diagnostic de maladie d’Alzheimer est évoqué après un bilan neuropsychologique complet.
3. Troubles psychiatriques : dépression, anxiété, stress
La dépression, l’anxiété et le stress chronique peuvent altérer la mémoire, notamment la mémoire de travail et la capacité de concentration. Ces troubles sont souvent réversibles avec un traitement adapté. Le stress chronique, en particulier, peut entraîner une atrophie de l’hippocampe, région cérébrale clé pour la mémoire. Exemple clinique : Monsieur P., 45 ans, en arrêt maladie pour dépression sévère, rapporte des difficultés à retenir les consignes au travail et à se concentrer sur des tâches simples. Après 6 mois de traitement antidépresseur et de thérapie cognitive, ses capacités mnésiques s’améliorent significativement.
4. Autres causes : carences, médicaments, traumatismes
Certains médicaments (anxiolytiques, antidépresseurs, antihistaminiques), des carences nutritionnelles (vitamine B12, folates), ou des traumatismes crâniens peuvent aussi provoquer des troubles de la mémoire. Une prise en charge adaptée permet souvent une amélioration.
Symptômes et signes d’alerte
Les symptômes des difficultés de mémoire varient selon la cause, mais certains signes doivent alerter :
– Oublis fréquents et répétés (rendez-vous, noms, objets)
– Désorientation dans le temps ou l’espace
– Difficulté à suivre une conversation ou à réaliser des tâches habituelles
– Changements d’humeur ou de comportement
– Perte d’autonomie dans les activités quotidiennes. Exemple clinique : Madame R., 60 ans, oublie régulièrement où elle a garé sa voiture et a du mal à suivre une recette de cuisine simple. Ces symptômes, apparus sur 6 mois, ont conduit à un bilan révélant un trouble cognitif léger, nécessitant une prise en charge précoce.
Diagnostic et prise en charge
Le diagnostic des difficultés de mémoire repose sur un bilan clinique complet, incluant un entretien médical, des tests neuropsychologiques, et parfois des examens d’imagerie (IRM, TEP). La prise en charge dépend de la cause : traitement médicamenteux, thérapies cognitives, stimulation mémoire, accompagnement psychologique. Exemple clinique : Monsieur S., 70 ans, présente des troubles de la mémoire et une lenteur idéomotrice. Le bilan révèle une maladie de Parkinson débutante. Un traitement par L-Dopa et une prise en charge en kinésithérapie et orthophonie sont mises en place.
Prévention et conseils pratiques
Pour préserver sa mémoire, il est recommandé de :
– Maintenir une activité physique régulière
– Stimuler son cerveau (lecture, jeux de mémoire, apprentissage)
– Adopter une alimentation équilibrée (régime méditerranéen)
– Limiter la consommation d’alcool et de tabac
– Gérer le stress et l’anxiété
– Consulter régulièrement un médecin en cas de symptômes persistants.
Quand consulter ?
Il est important de consulter un médecin si les troubles de la mémoire :
– S’aggravent avec le temps
– Perturbent la vie quotidienne
– S’accompagnent d’autres symptômes (changements d’humeur, désorientation)
– Sont source d’inquiétude pour l’entourage. Comme le rappelle le Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, « une prise en charge précoce des difficultés de mémoire permet souvent de ralentir leur évolution et d’améliorer la qualité de vie des patients et de leur entourage ».
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Dr Neveux Nicolas, psychiatre TCC et TIP, 9 rue Troyon, Paris; tél: 0609727094
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