Hyperactivité: reconnaître et gérer

Vous voulez en savoir plus sur l’hyperactivité? Vous êtes sur la bonne page! Vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour identifier et savoir réagir face à l’hyperactivité, quelles qu’en soient les causes.

Rédacteur « hyperactivité »: Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC) et en Thérapie Interpersonnelle (IFTIP), dr.neveux@gmail.com; prendre rendez-vous Sources: L’hypersensibilité chez l’adulte, Mardaga; Pratiquer la Thérapie Interpersonnelle (TIP), Dunod; Prendre en charge la dépression avec la thérapie interpersonnelle, Dunod.

L’essentiel:

  • L’hyperactivité peut être le symptôme de nombreuses pathologies (troubles anxieux, troubles de l’humeur, trouble bipolaire, causes organiques, intoxications, carences).
  • Un médecin/psychiatre doit faire le diagnostic et coordonner la prise en charge.
  • La TCC est souvent indiquée, mais le traitement dépend de la cause.

 

Qu’est-ce que l’hyperactivité ?

L’hyperactivité se définit comme un état d’agitation motrice et/ou psychique excessive, souvent associée à une difficulté à se concentrer, à rester en place ou à modérer ses réactions. Contrairement à une idée reçue, l’hyperactivité ne se limite pas au TDAH (Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité). Elle peut être le symptôme de nombreux autres troubles psychiatriques, neurologiques ou organiques, chacun nécessitant une prise en charge spécifique.
Chez l’enfant, l’hyperactivité peut se manifester par une incapacité à rester assis en classe, une tendance à courir partout, des réactions impulsives ou une difficulté à attendre son tour. Chez l’adulte, elle se traduit souvent par une agitation interne, une instabilité professionnelle ou relationnelle, ou une difficulté à organiser ses tâches.
L’hyperactivité n’est donc pas une maladie en soi, mais un symptôme dont l’origine doit être recherchée avec soin.

Les principales causes de l’hyperactivité

1. Troubles anxieux

Les troubles anxieux (trouble anxieux généralisé, trouble panique, phobies) peuvent provoquer une agitation motrice ou psychique importante. Par exemple, un enfant anxieux peut présenter une hyperactivité en classe, non par manque d’attention, mais parce qu’il est en état d’hypervigilance, incapable de se détendre. Chez l’adulte, l’anxiété peut se manifester par une incapacité à tenir en place, une logorrhée, ou une impression d’être « sous tension » en permanence.
Exemple clinique : Un adolescent de 14 ans, sans antécédent de TDAH, développe une agitation intense et des difficultés de concentration après un déménagement. L’évaluation révèle un trouble anxieux réactionnel, amélioré par une thérapie cognitivo-comportementale et un accompagnement psychologique.

2. Troubles de l’humeur et trouble bipolaire

Le trouble bipolaire, notamment dans sa phase maniaque ou hypomaniaque, s’accompagne souvent d’une hyperactivité marquée : besoin de bouger, discours accéléré, projets multiples et inachevés, prise de risques. Contrairement au TDAH, cette hyperactivité est épisodique et associée à des modifications de l’humeur (euphorie, irritabilité).
Exemple clinique : Une femme de 35 ans consulte pour une agitation soudaine, une insomnie et une hyperproductivité au travail. L’anamnèse révèle des épisodes dépressifs antérieurs, orientant vers un trouble bipolaire de type II.

3. Troubles du spectre autistique et troubles des apprentissages

Certains enfants autistes ou présentant des troubles dys (dyslexie, dyspraxie) peuvent manifester une agitation motrice en réaction à leur difficulté à comprendre ou à s’adapter à leur environnement. Cette hyperactivité est souvent liée à la frustration ou à un besoin de stimulation sensorielle.

4. Causes organiques et carences

• Hyperthyroïdie : Une thyroïde trop active accélère le métabolisme et peut provoquer agitation, insomnie et irritabilité.
• Carences nutritionnelles : Un manque en fer, magnésium ou vitamines B peut entraîner des troubles de l’attention et de l’agitation.
• Intoxications : L’exposition à des toxiques (plomb, mercure, alcool, drogues) ou à certains médicaments (corticoïdes, bronchodilatateurs) peut induire une hyperactivité.
Exemple clinique : Un enfant de 6 ans présente une agitation et des troubles du sommeil. Le bilan biologique révèle une hyperthyroïdie, dont le traitement normalise son comportement.

5. Autres causes

• Traumatismes crâniens : Une lésion cérébrale peut entraîner des troubles du comportement, dont l’hyperactivité.
• Épilepsie : Certaines formes d’épilepsie (notamment frontales) se manifestent par une agitation paroxystique.
• Syndromes génétiques : Le syndrome de l’X fragile, le syndrome de Williams, ou d’autres maladies rares peuvent inclure une hyperactivité parmi leurs symptômes.

Diagnostic différentiel : comment distinguer les causes ?

Le diagnostic repose sur un entretien clinique approfondi, complété si nécessaire par des examens complémentaires (bilan biologique, EEG, imagerie cérébrale).
Comme le rappelle le Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, « l’hyperactivité est un symptôme protéiforme. Son évaluation doit être globale, intégrant l’histoire du patient, son environnement et d’éventuelles comorbidités. »

Prise en charge : adapter le traitement à la cause

1. Hyperactivité liée à l’anxiété

• Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : Pour apprendre à gérer le stress et les pensées anxieuses. En savoir plus sur la TCC.
•• Traitement médicamenteux : Anxiolytiques ou antidépresseurs (ISRS) si nécessaire.

2. Hyperactivité dans le trouble bipolaire

• Stabilisateurs de l’humeur : Lithium, valproate, lamotrigine.
• Antipsychotiques atypiques : En cas d’épisodes maniaques sévères.
Psychothérapie : Psychoéducation, thérapie interpersonnelle.

3. Hyperactivité organique

• Traitement étiologique : Hormonothérapie pour l’hyperthyroïdie, supplémentation en cas de carence.
• Arrêt des toxiques : Sevrage tabagique, alcoolique ou médicamenteux si nécessaire.

4. TDAH

• Psychostimulants : Méthylphénidate, amphétamines (sous contrôle strict).
• Thérapies non médicamenteuses : TCC, rééducation orthophonique ou psychomotrice, aménagement scolaire.

5. Prise en charge globale

Dans tous les cas, une approche pluridisciplinaire (médecin, psychologue, enseignants, famille) est recommandée. Par exemple, un enfant hyperactif en raison d’un trouble anxieux pourra bénéficier d’un suivi en TCC, d’un aménagement du temps scolaire, et d’un soutien familial.
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Vivre avec l’hyperactivité : conseils pratiques

• Pour les parents : Établir des routines, utiliser des outils visuels (planning, checklists), privilégier les encouragements positifs.
• Pour les adultes : Organiser son environnement, limiter les sources de stress, pratiquer la pleine conscience.
• À l’école : Adapter les méthodes pédagogiques, permettre des pauses motrices, favoriser la communication avec les enseignants.
L’hyperactivité, quelle qu’en soit la cause, peut être mieux vécue avec une prise en charge adaptée et un accompagnement bienveillant.

Hyperactivité et troubles associés

L’hyperactivité s’accompagne souvent d’autres troubles psychiatriques ou somatiques :
Troubles anxieux (30 % des cas).
Troubles de l’humeur (dépression, trouble bipolaire).
• Troubles du sommeil, addictions, troubles des apprentissages.
Exemple clinique : Un homme de 40 ans, hyperactif depuis l’adolescence, consulte pour une dépression. Le bilan révèle un trouble bipolaire de type II, avec des épisodes hypomaniaques marqués par une hyperproductivité et une agitation motrice.

Venir au cabinet à Paris

Dr Neveux Nicolas, psychiatre TCC et TIP, 9 rue Troyon, Paris; tél: 0609727094

  • Métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7-14-15-16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1-2-8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre).
  • RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1-4-11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…).
  • Bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois).

Fait à Paris 16 par un psychiatre et un psychologue.

Références scientifiques et liens utiles :
Troubles anxieux : comment les reconnaître ?
Dépression et trouble bipolaire : symptômes et prise en charge
Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) à Paris


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