Addiction au cannabis: reconnaître et gérer

Vous voulez en savoir plus sur l’addiction au cannabis ? Vous êtes sur la bonne page ! Vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour identifier et savoir réagir face à l’addiction au cannabis.

Rédacteur « addiction au cannabis » : Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC) et en Thérapie Interpersonnelle (IFTIP), Membre du Collège National Professionnel de Psychiatrie, mail: dr.neveux@gmail.com ; prendre rendez-vous

prendre rendez-vous Sources: L’hypersensibilité chez l’adulte, Mardaga; Pratiquer la Thérapie Interpersonnelle (TIP), Dunod; Prendre en charge la dépression avec la thérapie interpersonnelle, Dunod.

L’essentiel:

  • Peut être un symptôme de pathologies graves (troubles anxieux, dépression…).
  • Un médecin/psychiatre doit faire le diagnostic et coordonner la prise en charge.
  • La TCC est le traitement indiqué en première intention.

 

Qu’est-ce que l’addiction au cannabis ?

L’addiction au cannabis est une dépendance à la fois psychique et physique, reconnue comme un trouble mental dans les classifications internationales (DSM-5, CIM-11). Contrairement à une idée reçue, le cannabis n’est pas une substance anodine : sa consommation régulière peut entraîner une perte de contrôle, une poursuite de l’usage malgré des conséquences négatives, et un syndrome de sevrage à l’arrêt. Le cannabis agit sur le système endocannabinoïde du cerveau, notamment via le THC (tétrahydrocannabinol), qui perturbe la libération de neurotransmetteurs comme la dopamine, impliquée dans la motivation, le plaisir et la régulation de l’humeur. Exemple clinique :
Julien, 22 ans, consulte pour une baisse de motivation et des difficultés à se concentrer depuis deux ans. Il fume du cannabis quotidiennement depuis l’adolescence. Il a tenté d’arrêter à plusieurs reprises, mais les symptômes de sevrage (irritabilité, troubles du sommeil, anxiété) l’ont chaque fois poussé à reprendre. Son entourage note un [isolement] progressif et une perte d’intérêt pour ses activités habituelles, évoquant un [syndrome amotivationnel].

Épidémiologie : qui est concerné ?

En France, le cannabis est la substance illicite la plus consommée. Selon les dernières données de l’OFDT (2025), 46,3 % des 18-24 ans déclarent avoir expérimenté le cannabis, et 3,5 % en font un usage quotidien. Les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes. L’usage régulier chez les adolescents est particulièrement préoccupant, car il multiplie les risques de développer des troubles psychiatriques (dépression, [anxiété], psychose) et d’addiction à l’âge adulte. Facteurs de risque :
– Début précoce de la consommation (avant 16 ans)
– Antécédents familiaux d’addiction ou de troubles psychiatriques
– Contexte social difficile, [isolement]
– Comorbidités psychiatriques (dépression, [troubles anxieux], TDAH) Exemple clinique :
Sophie, 17 ans, a commencé à fumer du cannabis à 14 ans pour « décompresser ». Aujourd’hui, elle présente des signes de [tristesse] persistante, des absences répétées au lycée et des conflits familiaux. Ses parents s’inquiètent de son comportement parfois « bizarre » et de son repli sur elle-même. —

Mécanismes neurobiologiques de l’addiction

Le THC, principal principe actif du cannabis, se fixe sur les récepteurs CB1 du système endocannabinoïde, présent en grande quantité dans les zones cérébrales impliquées dans la mémoire, la motivation et la régulation des émotions. Une consommation chronique entraîne une désensibilisation de ces récepteurs, ce qui explique la tolérance (besoin d’augmenter les doses pour obtenir le même effet) et le syndrome de sevrage (irritabilité, [troubles du sommeil], anxiété, perte d’appétit). Conséquences sur le cerveau :
– Altération de la mémoire et des fonctions exécutives
– Risque accru de psychose, surtout chez les personnes vulnérables
– Aggravation des symptômes dépressifs et anxieux Exemple clinique :
Thomas, 30 ans, consomme du cannabis depuis 10 ans. Il décrit des difficultés croissantes à gérer son travail et ses relations. Il a développé une [addiction à l’alcool] en parallèle, illustrant la fréquence des polyconsommations chez les personnes addictes. —

Signes et symptômes de l’addiction au cannabis

1. Signes physiques et psychiques

– Besoin compulsif de consommer
– Difficulté à contrôler ou arrêter la consommation
– Syndrome de sevrage à l’arrêt (irritabilité, [troubles du sommeil](https://e-psychiatrie.fr/situations-ou-appeler-a-laide/troubles-sommeil-insomnie-reveils-multiples-guerir-soigner/), anxiété, sueurs)
– Poursuite de la consommation malgré des conséquences négatives (échec scolaire, conflits, problèmes de santé)

2. Signes comportementaux et sociaux

– [Isolement]
– Perte d’intérêt pour les activités habituelles
– Comportements à risque (conduite sous influence, polyconsommation)
– Difficultés professionnelles ou scolaires

3. Complications psychiatriques

– Aggravation ou déclenchement de troubles anxieux, dépressifs, ou psychotiques
– [Bizarrerie] du comportement, idées paranoïaques
– Risque accru de suicide Exemple clinique :
Karim, 28 ans, a développé des idées paranoïaques et un sentiment de persécution après plusieurs années de consommation quotidienne. Il évite désormais les situations sociales et passe ses journées à jouer aux jeux vidéo, dans un état de [tristesse] et d’apathie. —

Prise en charge et traitements

La prise en charge de l’addiction au cannabis repose sur une approche globale, combinant :
– Évaluation médicale et psychiatrique (recherche de comorbidités)
– Psychothérapies : [TCC] et [TIP] (thérapie interpersonnelle) sont les plus efficaces
– Prise en charge des symptômes de sevrage (anxiété, [troubles du sommeil], irritabilité)
– Soutien social et familial pour lutter contre l’[isolement]

Exemple clinique :
Après un sevrage accompagné, Clara, 25 ans, a pu reprendre ses études et retrouver un équilibre grâce à une [TCC]ciblant son anxiété et ses stratégies d’évitement. —

Que faire en cas d’addiction au cannabis ?

– Consulter un médecin ou un psychiatre pour un bilan complet
– S’engager dans une psychothérapie (TCC, TIP)
– Impliquer l’entourage pour éviter l’[isolement]
– Éviter les situations à risque (polyconsommation, environnement favorisant la consommation) —

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Dr Neveux Nicolas, psychiatre TCC et TIP, 9 rue Troyon, Paris; tél: 0609727094

  • Métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7-14-15-16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1-2-8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre).
  • RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1-4-11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…).
  • Bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois).

 


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