Harcèlement sur internet
Vous voulez en savoir plus sur l’Harcèlement sur internet? Vous êtes sur la bonne page! Vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour identifier et savoir réagir face à l’Harcèlement sur internet.
Rédacteur « Harcèlement sur internet »: Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC) et en Thérapie Interpersonnelle (IFTIP), mail: dr.neveux@gmail.com; prendre rendez-vous
Sources: L’hypersensibilité chez l’adulte, Mardaga; Pratiquer la Thérapie Interpersonnelle (TIP), Dunod; Prendre en charge la dépression avec la thérapie interpersonnelle, Dunod.
L’essentiel:
- Peut entraîner des pathologies graves (troubles anxieux, dépression…).
- La réaction doit être sociale, médicale et judiciaire.
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Qu’est-ce que le harcèlement sur internet ?
Le harcèlement sur internet, aussi appelé cyberharcèlement, désigne toute forme de violence, d’intimidation ou de persécution exercée à l’encontre d’une personne via les outils numériques (réseaux sociaux, forums, messageries, jeux en ligne, etc.). Contrairement au harcèlement traditionnel, il se caractérise par sa persistance dans le temps et l’espace : la victime ne peut plus trouver de refuge, même chez elle, car le harceleur peut la contacter à tout moment, jour et nuit, via internet. Exemple clinique : Amanda Todd, une adolescente canadienne, a été victime de cyberharcèlement après la diffusion de photos intimes sur les réseaux sociaux. Malgré plusieurs changements d’école et de ville, ses harceleurs ont continué à la traquer en ligne, la poussant au suicide en 2012. Ce cas illustre l’absence d’échappatoire propre au harcèlement sur internet, où la victime reste accessible en permanence, et où les contenus diffamatoires ou humiliants peuvent être partagés massivement et instantanément. Le cyberharcèlement peut prendre plusieurs formes:
– Diffamation et calomnie : propagation de fausses informations pour nuire à la réputation.
– Humiliation publique : publication de photos ou vidéos embarrassantes, moqueries, insultes.
– Menaces et chantage : pression psychologique, menaces de diffusion de données privées (revenge porn).
– Usurpation d’identité : création de faux profils pour discréditer la victime.
– Exclusion et isolement : création de groupes en ligne pour ostraciser une personne. Ces comportements peuvent avoir des conséquences psychologiques graves, allant de l’anxiété à la dépression, en passant par des idées suicidaires. —
Épidémiologie : qui est touché par le harcèlement sur internet ?
Le harcèlement sur internet touche toutes les tranches d’âge, mais les adolescents et les jeunes adultes sont particulièrement vulnérables. Selon les études, environ 20% des jeunes déclarent avoir été victimes de cyberharcèlement au moins une fois dans leur vie. Les filles sont plus souvent ciblées que les garçons, notamment pour des formes de harcèlement liées à l’apparence ou à la sexualité. Exemple clinique : Un adolescent de 15 ans, victime de moqueries répétées sur son physique via Snapchat, a développé une phobie sociale sévère, refusant de retourner en cours et évitant tout contact avec ses pairs. Son cas montre comment le harcèlement en ligne peut aggraver des troubles anxieux préexistants ou en déclencher de nouveaux. Les adultes ne sont pas épargnés : le harcèlement sur internet peut survenir dans un cadre professionnel (harcèlement moral en ligne), ou dans le cadre de relations toxiques (harcèlement par un ex-conjoint, par exemple). —
Mécanismes psychologiques du harcèlement sur internet
Le harcèlement sur internet active des mécanismes psychologiques spécifiques, liés à la désinhibition en ligne (effet de désindividualisation) et à la virulence des échanges anonymes. Les harceleurs peuvent agir avec une cruauté accrue, protégés par l’anonymat et l’absence de confrontation physique. Exemple clinique : Une jeune femme de 22 ans, victime de commentaires haineux sur ses publications Instagram, a développé un trouble anxieux généralisé. Elle vérifiait compulsivement ses notifications, dans l’attente de nouvelles attaques, et a fini par supprimer tous ses comptes sociaux, s’isolant progressivement. Les victimes de cyberharcèlement peuvent présenter :
– Un état d’hypervigilance (peur constante de recevoir un message hostile).
– Une baisse de l’estime de soi, voire une dépression.
– Des comportements d’évitement (refus de se connecter, isolement social).
– Des symptômes de stress post-traumatique (cauchemars, flashbacks). Ces réactions sont d’autant plus marquées que le harcèlement sur internet s’inscrit dans la durée et peut être visible par un large public, amplifiant le sentiment de honte et d’impuissance. —
Conséquences du harcèlement sur internet sur la santé mentale
Les répercussions du harcèlement sur internet sur la santé mentale sont multiples et parfois irréversibles si une prise en charge adaptée n’est pas mise en place rapidement.
1. Troubles anxieux et dépressifs
Les victimes de cyberharcèlement ont un risque accru de développer des troubles anxieux (attaques de panique, anxiété généralisée) et des épisodes dépressifs. L’exposition répétée à des messages hostiles active en permanence le système de stress, épuisant les ressources psychologiques de l’individu. Exemple clinique : Un homme de 30 ans, harcelé par d’anciens collègues via des groupes WhatsApp, a présenté un épisode dépressif caractérisé, avec perte d’appétit, insomnies et idées noires. Il a dû être arrêté en maladie pendant plusieurs mois, et a bénéficié d’une prise en charge en TCC pour retrouver une stabilité émotionnelle.
2. Troubles du comportement alimentaire et addictions
Certaines victimes développent des troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie) ou des addictions (alcool, drogues, jeux vidéo) comme mécanisme de coping. Le harcèlement sur internet peut aussi favoriser une addiction aux réseaux sociaux, la victime cherchant à contrôler son image en ligne ou à surveiller les activités de ses harceleurs.
3. Idées suicidaires et passages à l’acte
Dans les cas les plus graves, le harcèlement sur internet peut conduire à des idéations suicidaires, voire à des tentatives de suicide. Les victimes, se sentant piégées et sans issue, peuvent envisager le suicide comme seule échappatoire. Exemple clinique : Une lycéenne de 17 ans, victime de rumeurs et de menaces sur TikTok, a fait une tentative de suicide après que des photos montages la représentant en situation dégradante aient été massivement partagées. Elle a été hospitalisée en urgence et a bénéficié d’un suivi psychiatrique intensif. —
Comment réagir face au harcèlement sur internet ?
1. Préserver les preuves
Il est crucial de conserver toutes les preuves du harcèlement : captures d’écran des messages, enregistrements, liens vers les publications incriminées. Ces éléments seront utiles pour toute démarche juridique ou signalement.
2. Bloquer et signaler
La plupart des plateformes (Facebook, Instagram, Twitter, etc.) disposent d’outils pour bloquer les harceleurs et signaler les contenus abusifs. Il est important d’utiliser ces fonctionnalités systématiquement.
3. En parler à un professionnel
Consulter un psychiatre ou un psychologue permet d’évaluer l’impact psychologique du harcèlement et de mettre en place une prise en charge adaptée (TCC, TIP, etc.). Exemple clinique : Un étudiant de 20 ans, victime de cyberharcèlement après une rupture amoureuse, a consulté pour des crises d’angoisse et des insomnies. Grâce à une thérapie cognitivo-comportementale, il a appris à gérer son anxiété et à se reconstruire une estime de soi.
4. Porter plainte si nécessaire
En France, le harcèlement sur internet est punissable par la loi (article 222-33-2-2 du Code pénal). Il est possible de déposer plainte en commissariat ou en gendarmerie, ou de signaler les faits via la plateforme PHAROS. —
Prévention du harcèlement sur internet
La prévention passe par :
– L’éducation aux médias : apprendre aux jeunes (et aux moins jeunes) à utiliser internet de manière responsable et respectueuse.
– La sensibilisation aux risques : informer sur les conséquences du cyberharcèlement, tant pour les victimes que pour les auteurs.
– Le renforcement des liens sociaux : une bonne estime de soi et un réseau de soutien solide réduisent la vulnérabilité face au harcèlement.
– La limitation du temps d’écran : réduire l’exposition aux réseaux sociaux peut diminuer les risques de devenir victime ou auteur de cyberharcèlement. Exemple clinique : Dans un collège parisien, un programme de prévention du harcèlement sur internet, incluant des ateliers sur la gestion des conflits et l’empathie, a permis de réduire de 40% les cas signalés en un an. —
Traitements et accompagnement des victimes
La prise en charge des victimes de harcèlement sur internet doit être multidisciplinaire :
– Psychothérapie : les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et la thérapie interpersonnelle (TIP) sont particulièrement efficaces pour traiter l’anxiété, la dépression et les troubles liés au harcèlement.
– Soutien médicamenteux : dans certains cas, un traitement antidépresseur ou anxiolytique peut être proposé, toujours sous contrôle médical.
– Accompagnement social et juridique : associations, avocats, et plateformes de signalement peuvent aider la victime à se défendre et à retrouver une sécurité. Exemple clinique : Une femme de 40 ans, harcelée par son ex-mari via des faux profils sur les réseaux sociaux, a bénéficié d’une prise en charge combinant TCC pour l’anxiété et accompagnement juridique pour faire retirer les contenus diffamatoires. Après six mois, elle a retrouvé un équilibre émotionnel et une vie sociale normale. —
Venir au cabinet à Paris
Dr Neveux Nicolas, psychiatre TCC et TIP, 9 rue Troyon, Paris; tél: 0609727094
- Métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7-14-15-16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1-2-8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre).
- RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1-4-11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…).
- Bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois).
— Fait à Paris 16 par un psychiatre et un psychologue.
Auteur
Mail: dr.neveux@gmail.com (à privilégier+++)
Tél: 0609727094 (laisser un message)
Au cabinet: 9 rue Troyon 75017 Paris
NB: Pas de consultation par mail ou téléphone. Les messages ne sont pas consultés hors jours et heures ouvrables. En cas d’urgence, contacter le SAMU (15)




