Syndrome prémenstruel (SPM)

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Rédacteur « Syndrome prémenstruel (SPM) »: Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC) et en Thérapie Interpersonnelle (IFTIP), dr.neveux@gmail.com; prendre rendez-vous

Sources: L’hypersensibilité chez l’adulte, Mardaga; Pratiquer la Thérapie Interpersonnelle (TIP), Dunod; Prendre en charge la dépression avec la thérapie interpersonnelle, Dunod.

L’essentiel:

  • Intéresse de plus en plus la communauté scientifique (troubles anxieux, dépression…).
  • Touche 20 à 40% des femmes en âge de procréer, avec un impact majeur sur la qualité de vie pour 5 à 8% d’entre elles.
  • Prise en charge personnalisée, combinant approches médicamenteuses, psychothérapeutiques et hygiéno-diététiques.

Qu’est-ce que le Syndrome prémenstruel (SPM) ?

Le Syndrome prémenstruel (SPM) est un ensemble de symptômes physiques, émotionnels et comportementaux qui surviennent de manière cyclique chez les femmes en âge de procréer, généralement dans les 5 à 10 jours précédant les règles, et disparaissent peu après leur arrivée. Ce syndrome est reconnu comme un trouble psychoneuroendocrinien complexe, dont la prévalence et la sévérité varient selon les individus et les cultures. Les symptômes du SPM sont extrêmement polymorphes, touchant toutes les sphères de l’organisme. La littérature médicale les classe en trois grandes catégories : physiques, psychiques et comportementaux.

Exemple clinique

Marie, 32 ans, cadre dans une entreprise parisienne, consulte pour des épisodes récurrents d’irritabilité, de fatigue intense et de douleurs mammaires survenant systématiquement une semaine avant ses règles. Ces symptômes, absents le reste du mois, altèrent sa concentration au travail et ses relations familiales. Après un suivi sur deux cycles, son médecin confirme le diagnostic de SPM modéré.

Épidémiologie et impact sur la qualité de vie

Le SPM concerne 20 à 40% des femmes en âge de procréer, avec des manifestations d’intensité variable. Environ 5% des femmes souffrent d’une forme sévère, appelée trouble dysphorique prémenstruel (TDPM), qui peut entraîner une incapacité fonctionnelle majeure. En France, on estime que 3 millions de femmes vivent avec un SPM impactant leur quotidien. Les données épidémiologiques révèlent que 15% des femmes avec SPM sévère ont déjà manqué plus de 5 jours de travail par an à cause de leurs symptômes.

Exemple clinique

Sophie, 28 ans, enseignante, présente depuis l’adolescence des épisodes de dépression, d’anxiété et de fatigue extrême en période prémenstruelle. Ces symptômes, initialement attribués à un trouble de l’humeur, ont été réévalués après la tenue d’un agenda symptomatique. Le diagnostic de TDPM a permis une prise en charge ciblée, combinant antidépresseurs et thérapie cognitivo-comportementale (TCC).

Symptômes du Syndrome prémenstruel (SPM)

Les symptômes du SPM sont variés et peuvent être classés en trois catégories principales :

Symptômes physiques

– Ballonnements abdominaux
– Sensibilité et gonflement des seins
– Céphalées
– Prise de poids transitoire
– Fatigue
– Douleurs articulaires ou musculaires

Symptômes psychiques et émotionnels

– Irritabilité
– Anxiété
– Labilité émotionnelle (pleurs, colère)
– Dépression
– Difficultés de concentration
– Troubles du sommeil

Symptômes comportementaux

– Désintérêt pour les activités habituelles
– Isolement social
– Modification de l’appétit (envies alimentaires, compulsions)

Exemple clinique

Claire, 40 ans, mère de deux enfants, décrit une « transformation » en période prémenstruelle : elle devient hypersensible aux critiques, pleure facilement et ressent une fatigue intense, l’empêchant de participer aux activités familiales. Ces symptômes, absents en dehors de cette période, ont conduit à un diagnostic de SPM après exclusion d’autres pathologies.

Causes et mécanismes du SPM

Les causes exactes du SPM restent mal comprises, mais plusieurs hypothèses sont avancées : – Fluctuations hormonales : Les variations cycliques des taux d’œstrogènes et de progestérone en seconde partie de cycle (phase lutéale) jouent un rôle central. Certaines femmes seraient hypersensibles à ces variations.
– Carence en sérotonine : Un déséquilibre des neurotransmetteurs, notamment une baisse de la sérotonine, est souvent observé, expliquant les symptômes dépressifs et anxieux.
– Facteurs génétiques et environnementaux : Des prédispositions familiales et des facteurs comme le tabagisme, l’alcool ou un IMC élevé augmentent le risque de SPM.
– Inflammation et stress oxydatif : Certains marqueurs inflammatoires sont élevés en période prémenstruelle chez les femmes souffrant de SPM.

Exemple clinique

Léa, 35 ans, fumeuse, présente un SPM sévère avec irritabilité et migraines. Après un sevrage tabagique et une supplémentation en magnésium, ses symptômes se sont atténués, illustrant l’impact des facteurs environnementaux et des carences nutritionnelles.

Diagnostic du SPM

Le diagnostic du SPM repose sur un interrogatoire clinique minutieux et la tenue d’un agenda symptomatique sur au moins deux cycles. Il est essentiel d’éliminer d’autres pathologies (troubles thyroïdiens, dépression, endométriose, etc.).

Critères diagnostiques

– Présence d’au moins un symptôme physique et un symptôme psychique en phase lutéale.
– Disparition des symptômes dans les 4 jours suivant le début des règles.
– Impact significatif sur la qualité de vie.

Exemple clinique

Emma, 25 ans, étudiante, consulte pour des douleurs pelviennes et une fatigue chronique. L’agenda symptomatique révèle une aggravation nette en période prémenstruelle, orientant vers un SPM. Un bilan sanguin exclut une carence en fer ou un trouble thyroïdien.

Traitements et prise en charge du SPM

La prise en charge du SPM est personnalisée, combinant approches médicamenteuses, psychothérapeutiques et hygiéno-diététiques.

Traitements non médicamenteux

– Hygiène de vie : Activité physique régulière, réduction du stress, sommeil de qualité.
– Alimentation : Réduction du sel, du sucre, de l’alcool et de la caféine ; augmentation des apports en calcium, magnésium et vitamines B6.
– Thérapies complémentaires : Acupuncture, yoga, méditation, homéopathie (en complément et sous contrôle médical).

Traitements médicamenteux

– Antidouleurs : Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pour les douleurs.
– Contraception hormonale : Pilules œstroprogestatives en continu ou progestatifs pour bloquer l’ovulation.
– Antidépresseurs : Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) en continu ou en intermittence (phase lutéale) pour les formes sévères ou le TDPM.

Thérapies psychologiques

– Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : Efficace pour la gestion des symptômes émotionnels et la modification des pensées négatives.
– Thérapie interpersonnelle : Aide à mieux vivre les relations sociales et familiales pendant les périodes de SPM.

Exemple clinique

Julie, 30 ans, souffre de SPM avec anxiété et crises de larmes. Une prise en charge combinant TCC, supplémentation en magnésium et pilule œstroprogestative en continu a permis une réduction significative de ses symptômes.

SPM et troubles psychiatriques associés

Le SPM peut s’associer ou aggraver d’autres troubles psychiatriques, notamment la dépression, l’anxiété ou le trouble bipolaire. Il est crucial de différencier le SPM d’un trouble de l’humeur sous-jacent, dont les symptômes peuvent être majorés en période prémenstruelle.

Exemple clinique

Anaïs, 42 ans, suivie pour un trouble dépressif récurrent, note une aggravation de ses symptômes en période prémenstruelle. Un ajustement de son traitement antidépresseur et une TCC ciblée sur le SPM ont amélioré son état global.

SPM et qualité de vie : un enjeu de santé publique

Le SPM, souvent banalisé, a un impact majeur sur la vie sociale, professionnelle et familiale. Une prise en charge précoce et adaptée permet d’éviter des complications et d’améliorer significativement la qualité de vie.

Exemple clinique

Camille, 38 ans, cadre supérieur, a vu sa carrière compromise par des absences répétées liées à son SPM. Une prise en charge globale (contraception adaptée, TCC, aménagement du temps de travail) lui a permis de retrouver une vie professionnelle épanouie.

Conclusion

Le Syndrome prémenstruel (SPM) est une réalité médicale complexe, aux répercussions majeures sur la vie des femmes. Une meilleure connaissance de ses mécanismes, un diagnostic précis et une prise en charge personnalisée sont essentiels pour en limiter l’impact. Comme le rappelle le Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, « le SPM n’est pas une fatalité : des solutions existent, et chaque femme mérite d’être écoutée et accompagnée. »

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Dr Neveux Nicolas, psychiatre TCC et TIP, 9 rue Troyon, Paris; tél: 0609727094

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