Cœur qui s’accélère: reconnaître et gérer

Vous voulez en savoir plus sur le cœur qui s’accélère? Vous êtes sur la bonne page! Vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour identifier et savoir réagir face au cœur qui s’accélère.

Rédacteur « cœur qui s’accélère »: Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC) et en Thérapie Interpersonnelle (IFTIP), dr.neveux@gmail.com; prendre rendez-vous

Sources: L’hypersensibilité chez l’adulte, Mardaga; Pratiquer la Thérapie Interpersonnelle (TIP), Dunod; Prendre en charge la dépression avec la thérapie interpersonnelle, Dunod.

L’essentiel:

  • Peut être un symptôme de pathologies graves physiques (cardiopathie, pneumopathie…) ou psychiques (troubles anxieux, dépression…).
  • Un médecin/psychiatre doit faire le diagnostic et coordonner la prise en charge.

Qu’est-ce qu’un cœur qui s’accélère (tachycardie) ?

Le terme médical pour désigner un cœur qui s’accélère est la tachycardie. Elle se définit par une augmentation anormale du rythme cardiaque, généralement supérieure à 100 battements par minute chez l’adulte au repos. Cette accélération peut être temporaire ou persistante, et ses causes sont multiples, allant de réactions physiologiques normales à des pathologies graves nécessitant une prise en charge urgente. Le cœur bat normalement entre 60 et 100 fois par minute au repos. Lorsque ce rythme dépasse 100, on parle de tachycardie. Il existe deux grands types de tachycardies :
– Les tachycardies sans troubles du rythme (tachycardie sinusale), souvent bénignes et liées à une adaptation du cœur à un besoin accru en oxygène (effort, stress, fièvre, etc.).
– Les tachycardies associées à des arythmies (fibrillation atriale, tachycardie ventriculaire, etc.), qui peuvent être graves et nécessiter un traitement spécifique. Exemple clinique : Une patiente de 35 ans, sans antécédent cardiaque, consulte pour des épisodes répétés de « cœur qui s’emballe » lors de situations stressantes au travail. L’examen révèle une tachycardie sinusale, sans trouble du rythme associé. Après un bilan thyroïdien et cardiaque normal, le diagnostic retenu est une tachycardie liée à l’anxiété. Une prise en charge en thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est proposée, avec une amélioration significative après 3 mois.

Causes médicales et psychologiques du cœur qui s’accélère

Causes physiologiques et médicales

Plusieurs facteurs peuvent provoquer une accélération du rythme cardiaque. Voici les principales causes médicales : – Effort physique : Lors d’un exercice intense, le cœur s’accélère pour répondre aux besoins accrus en oxygène des muscles. C’est une réaction normale et transitoire.
– Fièvre : Une élévation de la température corporelle augmente la fréquence cardiaque. Par exemple, une fièvre à 39°C peut entraîner une tachycardie sinusale, sans gravité si elle est isolée.
– Déshydratation : Le manque d’eau réduit le volume sanguin, obligeant le cœur à battre plus vite pour maintenir une pression artérielle suffisante.
– Anémie : Le manque de globules rouges (et donc d’oxygène) pousse le cœur à accélérer pour compenser.
– Hyperthyroïdie : Un excès d’hormones thyroïdiennes stimule le métabolisme et accélère le rythme cardiaque.
– Maladies cardiaques : Certaines pathologies (infarctus, insuffisance cardiaque, cardiomyopathie) peuvent provoquer des tachycardies graves, comme la tachycardie ventriculaire.
– Médicaments et substances : Caféine, alcool, tabac, drogues (cocaïne, amphétamines), certains médicaments (bronchodilatateurs, antidépresseurs) peuvent accélérer le cœur. Exemple clinique : Un homme de 50 ans, fumeur et consommateur régulier de café, présente des épisodes de palpitations et d’essoufflement. L’ECG révèle une tachycardie sinusale à 120 bpm. Après arrêt du tabac et réduction de la caféine, les symptômes disparaissent.

Causes psychologiques et émotionnelles

Le stress, l’anxiété, les troubles anxieux, la dépression, ou même une émotion forte (joie, peur, colère) peuvent provoquer une accélération du rythme cardiaque. Ces situations stimulent la sécrétion d’adrénaline et de cortisol, hormones qui augmentent la fréquence cardiaque. Exemple clinique : Un étudiant de 22 ans consulte pour des crises de tachycardie avant chaque examen. L’absence de cause organique et la présence de symptômes d’anxiété (sueurs, tremblements, pensées catastrophiques) orientent vers un trouble anxieux. Une prise en charge en TCC et une gestion du stress permettent une réduction significative des épisodes. Comme le rappelle le Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, « les symptômes physiques, comme les palpitations, sont souvent le reflet d’un mal-être psychologique sous-jacent. Une évaluation globale, à la fois somatique et psychique, est essentielle pour une prise en charge adaptée. »

Symptômes associés et signes d’alerte

Les symptômes d’un cœur qui s’accélère varient selon la cause et la gravité :

– Palpitations : Sensation que le cœur bat trop vite, trop fort, ou de manière irrégulière (« coups de butoir » dans la poitrine).
– Essoufflement : Difficulté à respirer, surtout à l’effort ou au repos si la tachycardie est sévère.
– Étourdissements ou vertiges : Liés à une baisse de la pression artérielle ou à une mauvaise oxygénation du cerveau.
– Douleurs thoraciques : Peuvent évoquer une ischémie cardiaque (manque d’oxygène au cœur).
– Malaise ou syncope : Perte de connaissance brutale, signe de gravité nécessitant une prise en charge urgente. Quand consulter en urgence ?
– Si la tachycardie s’accompagne de douleurs thoraciques, d’essoufflement intense, de vertiges, ou de perte de connaissance.
– Si les épisodes sont fréquents, prolongés, ou s’aggravent.
– En cas d’antécédents cardiaques personnels ou familiaux. Exemple clinique : Une femme de 60 ans, hypertendue, présente une tachycardie à 150 bpm avec douleurs thoraciques et sueurs. L’ECG révèle une tachycardie ventriculaire. Hospitalisée en urgence, elle bénéficie d’un choc électrique (cardioversion) et d’un traitement antiarythmique.

Diagnostic : comment identifier la cause d’un cœur qui s’accélère ?

Le diagnostic repose sur plusieurs étapes : 1. Interrogatoire médical : Le médecin recherche les circonstances d’apparition (effort, stress, repos), la durée, la fréquence des épisodes, les antécédents personnels et familiaux, les médicaments pris.
2. Examen clinique : Mesure de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle, recherche de signes d’insuffisance cardiaque ou d’anémie.
3. Examens complémentaires : – Électrocardiogramme (ECG) : Enregistrement de l’activité électrique du cœur, indispensable pour identifier le type de tachycardie. – Holter ECG : Enregistrement continu du rythme cardiaque sur 24 à 48 heures, utile pour détecter des épisodes intermittents. – Échocardiographie : Évalue la structure et la fonction du cœur (valves, ventricules, etc.). – Test d’effort : Permet de reproduire une tachycardie liée à l’exercice ou de détecter une ischémie. – Bilan sanguin : Recherche d’une anémie, d’un trouble thyroïdien, d’un déséquilibre électrolytique, etc. Innovations diagnostiques 2024-2025 : Les nouveaux dispositifs de monitoring portable (montres connectées, patchs ECG) permettent un dépistage plus précoce et un suivi à distance des troubles du rythme. Exemple clinique : Un homme de 45 ans, sportif, présente des palpitations lors de ses entraînements. Le Holter ECG révèle des épisodes de tachycardie supraventriculaire. Une étude électrophysiologique confirme un syndrome de Wolff-Parkinson-White. Une ablation par cathéter est proposée, avec un taux de succès de 95%.

Prise en charge et traitements du cœur qui s’accélère

Seul un médecin pourra faire le diagnostic. Commencez donc par aller voir votre généraliste.

Cet article se centre sur les causes psychiques. Nous ne développerons donc pas les différents traitements des causes physiques. Chaque maladie physique fera l’objet du traitement spécifique.

Ci-dessous, nous discuterons uniquement la prise en charge une fois que le médecin aura écarté les causes physiques.

La prise en charge dépend de la cause et de la gravité de la tachycardie. Voici les principales options :

Mesures hygiéno-diététiques

En première intention, des mesures simples peuvent réduire les épisodes :
– Réduction des excitants : Café, thé, alcool, tabac, boissons énergisantes.
– Gestion du stress : Techniques de relaxation, méditation, TCC, activité physique régulière.
– Hydratation et alimentation équilibrée : Éviter les carences (fer, magnésium) et les repas trop riches.
– Sommeil de qualité : Le manque de sommeil peut favoriser les palpitations.

Prise en charge psychologique

Lorsque la tachycardie est liée à l’anxiété, à un trouble anxieux ou à une dépression, une prise en charge spécifique est indispensable :
– Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) : Pour apprendre à gérer le stress et les émotions.
– Thérapie interpersonnelle (TIP) : Utile en cas de dépression ou de difficultés relationnelles.
– Relaxation, cohérence cardiaque : Techniques pour réguler le rythme cardiaque et réduire l’anxiété. Exemple clinique : Un cadre de 40 ans, en burn-out, présente des palpitations et une tachycardie sinusale persistante. Le bilan cardiaque est normal. Une prise en charge en TCC et un arrêt temporaire du travail permettent une amélioration rapide.

Prévention et conseils au quotidien

Pour prévenir les épisodes de cœur qui s’accélère :

– Éviter les facteurs déclenchants : Excitants, stress excessif, manque de sommeil.
– Pratiquer une activité physique régulière : Adaptée à son état de santé, pour renforcer le cœur et réduire le stress.
– Consulter régulièrement : En cas d’antécédents cardiaques ou de symptômes récurrents. Exemple clinique : Une patiente de 55 ans, ménopausée, présente des palpitations nocturnes. Le bilan révèle une tachycardie sinusale liée à des bouffées de chaleur et à une anxiété réactionnelle. Un traitement hormonal substitutif et une prise en charge en TCC permettent une amélioration durable.

Quand s’inquiéter et qui consulter ?

Il est recommandé de consulter en urgence en cas de :
– Douleur thoracique intense
– Essoufflement sévère
– Vertiges ou perte de connaissance
– Tachycardie persistante (>100 bpm au repos) sans cause évidente Qui consulter ?
– Médecin généraliste : Pour un premier bilan et une orientation si nécessaire.
– Cardiologue : Pour un bilan spécialisé (ECG, Holter, échocardiographie).
– Psychiatre ou psychologue : Si la tachycardie est liée à l’anxiété, à la dépression ou à un trouble du comportement.

 

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