Fourmillements: reconnaître et gérer
Vous voulez en savoir plus sur les fourmillements ? Vous êtes sur la bonne page ! Vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour identifier et savoir réagir face aux fourmillements.
Rédacteur « fourmillements » : Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC) et en Thérapie Interpersonnelle (IFTIP), dr.neveux@gmail.com; prendre rendez-vous
Sources : L’hypersensibilité chez l’adulte, Mardaga ; Pratiquer la Thérapie Interpersonnelle (TIP), Dunod ; Prendre en charge la dépression avec la thérapie interpersonnelle, Dunod.
L’essentiel :
- Les fourmillements peuvent être le symptôme de pathologies graves (troubles anxieux, dépression, neuropathies, sclérose en plaques, diabète…).
- Un médecin ou un psychiatre doit faire le diagnostic et coordonner la prise en charge.
- La TCC est le traitement indiqué en première intention pour les causes psychologiques.
Qu’est-ce que les fourmillements (paresthésies) ?
Les fourmillements, ou paresthésies, désignent des sensations anormales de picotements, d’engourdissements ou de brûlures, souvent comparées à la marche de petites fourmis sur la peau. Ces sensations peuvent toucher n’importe quelle partie du corps, mais sont plus fréquentes au niveau des mains, des pieds, des bras ou des jambes. Elles peuvent être passagères (comme après une mauvaise position) ou chroniques, signalant alors une atteinte nerveuse ou une pathologie sous-jacente plus sérieuse. Exemple clinique : Une patiente de 45 ans, sans antécédent particulier, consulte pour des fourmillements persistants dans les deux mains depuis trois mois. L’examen clinique révèle une légère faiblesse musculaire et une diminution de la sensibilité au toucher. Un bilan sanguin met en évidence une carence en vitamine B12, responsable d’une neuropathie périphérique. Après supplémentation, les symptômes s’améliorent progressivement.
Causes des fourmillements : un symptôme aux multiples origines
Les fourmillements ne sont pas une maladie en soi, mais un symptôme pouvant avoir des origines très variées. Voici les principales causes, illustrées par des exemples cliniques.
1. Causes neurologiques
Les neuropathies périphériques (atteintes des nerfs) sont parmi les causes les plus fréquentes de fourmillements persistants. Elles peuvent être liées à :
– Le diabète : la neuropathie diabétique touche jusqu’à 50 % des patients diabétiques après 20 ans d’évolution, avec des symptômes de fourmillements, brûlures ou douleurs dans les pieds et les mains.
– La sclérose en plaques (SEP) : les fourmillements sont souvent le premier symptôme, lié à la démyélinisation des nerfs. Une étude récente montre que 30 à 40 % des patients SEP souffrent de douleurs neuropathiques, dont des paresthésies.
– Les compressions nerveuses : syndrome du canal carpien, sciatique, hernie discale, etc. Exemple clinique : Un homme de 58 ans, diabétique depuis 15 ans, présente des fourmillements nocturnes dans les pieds, associés à une sensation de brûlure. L’électromyogramme confirme une neuropathie diabétique. Un meilleur contrôle glycémique et un traitement par antidépresseurs tricycliques améliorent son confort.
2. Causes métaboliques et carences
Les carences en vitamines (B1, B6, B9, B12, D) ou en minéraux (magnésium, calcium) peuvent provoquer des fourmillements, souvent associés à de la fatigue ou des troubles de l’humeur. Exemple clinique : Une femme de 72 ans, végétalienne stricte, consulte pour des fourmillements dans les jambes et une marche instable. Le bilan révèle une carence sévère en vitamine B12, avec anémie et neuropathie. Une supplémentation en B12 par voie injectable permet une régression partielle des symptômes.
3. Causes psychologiques : stress, anxiété, dépression
Le stress chronique, l’anxiété ou la dépression peuvent s’accompagner de fourmillements, notamment au niveau des extrémités. Ces symptômes sont liés à une hyperactivation du système nerveux sympathique et à une accumulation de CO2 dans le sang. Exemple clinique : Un étudiant de 22 ans, en période d’examens, présente des fourmillements dans les mains et autour de la bouche, associés à des crises d’angoisse. L’absence de cause organique et la réponse rapide à une prise en charge par TCC confirment l’origine psychogène. Comme le rappelle le Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, « les fourmillements d’origine psychologique sont fréquents et souvent sous-estimés. Une évaluation globale, incluant un bilan somatique et psychologique, est indispensable pour orienter le traitement ».
4. Autres causes
– Médicaments : chimiothérapie, certains antirétroviraux, antiépileptiques.
– Toxiques : alcool, métaux lourds, solvants.
– Infections : zona, VIH, maladie de Lyme.
– Maladies auto-immunes : lupus, polyarthrite rhumatoïde.
Diagnostic des fourmillements : une démarche clinique rigoureuse
Le diagnostic repose avant tout sur l’interrogatoire et l’examen clinique. Le médecin recherche :
– La localisation, la durée, l’intensité des fourmillements.
– Les antécédents médicaux, les traitements en cours, les habitudes de vie.
– Les signes associés (fatigue, perte de poids, troubles de la marche, etc.). Examens complémentaires (selon orientation) :
– Bilan sanguin (NFS, ionogramme, glycémie, vitamines B12, D, folates, TSH).
– Électromyogramme (EMG) pour évaluer la conduction nerveuse.
– IRM cérébrale ou médullaire en cas de suspicion de SEP ou de compression nerveuse. Exemple clinique : Une femme de 35 ans, sans antécédent, consulte pour des fourmillements du visage et des vertiges. L’IRM révèle une sclérose en plaques débutante, confirmée par la présence de lésions typiques.
Traitement des fourmillements : agir sur la cause
Le traitement dépend de l’étiologie identifiée :
– Neuropathies diabétiques : contrôle strict de la glycémie, antidépresseurs tricycliques ou antiépileptiques pour la douleur.
– Carences : supplémentation adaptée (B12, magnésium, etc.).
– Causes psychologiques : TCC, relaxation, parfois médicaments anxiolytiques ou antidépresseurs.
– SEP : traitements immunomodulateurs, rééducation. Exemple clinique : Un patient de 60 ans, souffrant de fourmillements et de douleurs neuropathiques liées à un diabète mal équilibré, voit ses symptômes s’améliorer après la mise en place d’un traitement par gabapentine et un suivi diététique strict.
Quand consulter en urgence ?
Certains signes doivent alerter et conduire à une consultation en urgence :
– Fourmillements soudains, unilatéraux, associés à une faiblesse musculaire ou à des troubles de la parole (risque d’AVC).
– Perte de sensibilité ou paralysie progressive.
– Douleurs intenses, fièvre, éruption cutanée.
Prévention et conseils au quotidien
– Adopter une alimentation équilibrée, riche en vitamines B et D.
– Limiter la consommation d’alcool et de toxiques.
– Gérer le stress par des techniques de relaxation, la méditation, ou la TCC.
– Consulter régulièrement en cas de maladie chronique (diabète, SEP, etc.).
Fourmillements et troubles psychiatriques : un lien à ne pas négliger
Les fourmillements peuvent être le reflet d’un trouble anxieux ou dépressif, surtout s’ils s’accompagnent d’autres symptômes (fatigue, troubles du sommeil, irritabilité). Une étude récente souligne que 40 % des patients souffrant de douleurs chroniques développent des symptômes dépressifs ou anxieux, créant un cercle vicieux difficile à rompre. Exemple clinique : Une femme de 40 ans, en burn-out, décrit des fourmillements diffus et une sensation d’épuisement. Le diagnostic de dépression masquée est posé, et une prise en charge combinant antidépresseurs et TCC permet une amélioration significative.
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