Thérapie ACT
Vous voulez en savoir plus sur la thérapie ACT (3e vague)? Vous êtes sur la bonne page! Vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour identifier et savoir réagir face à la thérapie ACT (3e vague).
Rédacteur « thérapie ACT »: Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC) et en Thérapie Interpersonnelle (IFTIP), mail: dr.neveux@gmail.com; prendre rendez-vous
Sources: L’hypersensibilité chez l’adulte, Mardaga; Pratiquer la Thérapie Interpersonnelle (TIP), Dunod; Prendre en charge la dépression avec la thérapie interpersonnelle, Dunod.
L’essentiel:
- Peut être un symptôme de pathologies graves (troubles anxieux, dépression…).
- Un médecin/psychiatre doit faire le diagnostic et coordonner la prise en charge.
- La TCC est le traitement indiqué en première intention.
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Qu’est-ce que la thérapie ACT (3e vague) ?
La thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT, prononcée « acte ») est une forme de psychothérapie appartenant à la troisième vague des thérapies cognitives et comportementales (TCC). Contrairement aux approches traditionnelles qui visent à réduire ou éliminer les symptômes, l’ACT propose une approche centrée sur l’acceptation des pensées et émotions difficiles, tout en s’engageant dans des actions alignées avec les valeurs personnelles du patient. L’ACT repose sur six processus centraux :
– L’acceptation : apprendre à accueillir ses pensées et émotions sans les combattre.
– La défusion cognitive : prendre du recul par rapport à ses pensées, les observer sans s’y identifier.
– Le soi comme contexte : développer une conscience de soi stable, distincte des pensées et émotions changeantes.
– Le contact avec le moment présent : ancrage dans l’instant via des techniques de pleine conscience.
– Les valeurs : clarifier ce qui compte vraiment pour la personne.
– <strong{L’action engagée : agir en cohérence avec ses valeurs, même en présence de difficultés. Exemple clinique :
Sophie, 35 ans, consulte pour un trouble anxieux généralisé. Elle passe ses journées à ruminer sur des scénarios catastrophiques (« Et si je perdais mon travail ? Et si mon partenaire me quittait ? »). En ACT, le thérapeute l’aide à observer ces pensées comme des « histoires » que son esprit raconte, sans chercher à les supprimer. Sophie apprend à se recentrer sur ses valeurs (famille, créativité) et à agir en conséquence, malgré l’anxiété. —
Les origines et fondements scientifiques de l’ACT
L’ACT a été développée dans les années 1980 par le psychologue américain Steven C. Hayes. Elle s’inspire de la théorie des cadres relationnels (RFT), qui explique comment le langage et la cognition influencent notre comportement. Contrairement aux TCC classiques, l’ACT ne cherche pas à modifier le contenu des pensées, mais à changer la relation que la personne entretient avec elles. Des centaines d’études ont validé l’efficacité de l’ACT dans divers troubles : dépression, troubles anxieux, troubles obsessionnels compulsifs (TOC), douleurs chroniques, et même dans l’accompagnement de maladies somatiques. Exemple clinique :
Marc, 42 ans, souffre de dépression récurrente. Il a suivi plusieurs thérapies visant à « penser positif », mais ses pensées négatives reviennent sans cesse. En ACT, il apprend à ne plus lutter contre ces pensées, mais à les accueillir comme des nuages passant dans le ciel. Il se reconnecte à ses valeurs (sport, amitié) et reprend progressivement des activités, malgré la tristesse. —
Comment se déroule une thérapie ACT ?
Une thérapie ACT se structure généralement en 8 à 16 séances, selon les besoins. Le thérapeute utilise des métaphores (comme « l’esprit comme un bus » où les pensées sont des passagers bruyants) et des exercices expérientiels pour illustrer les concepts.
Étapes clés :
1. Évaluation : identification des schémas de lutte contre les émotions et des valeurs du patient.
2. Psychoéducation : explication des mécanismes de l’évitement expérientiel et de la rigidité psychologique.
3. Travail sur l’acceptation et la défusion : exercices pour observer ses pensées sans s’y attacher.
4. Clarification des valeurs : exploration de ce qui donne un sens à la vie du patient.
5. Engagement dans l’action : mise en place de petits pas concrets, alignés sur les valeurs. Exemple clinique :
Léa, 28 ans, évite toute situation sociale par peur du jugement. En ACT, elle réalise que son évitement la coupe de ses valeurs (amitié, partage). Elle commence par accepter son anxiété sociale comme une partie d’elle-même, puis s’engage à participer à un club de lecture, malgré sa peur. —
Pour quels troubles l’ACT est-elle indiquée ?
L’ACT est recommandée pour un large éventail de troubles et situations :
– Dépression : aide à sortir de la rumination et de l’inaction.
– Troubles anxieux : réduit l’évitement et l’hypercontrôle.
– TOC : apprend à tolérer l’incertitude et à réduire les rituels.
– Douleurs chroniques : améliore la qualité de vie en acceptant la douleur tout en s’engageant dans des activités valorisantes.
– Stress post-traumatique : favorise la réintégration des souvenirs traumatisants dans une narration de vie plus large. Exemple clinique :
Thomas, 50 ans, vit avec une douleur chronique depuis un accident. Il passe ses journées à lutter contre la douleur, ce qui aggrave son isolement. En ACT, il apprend à distinguer la douleur (inévitable) de la souffrance (liée à sa lutte). Il se reconnecte à ses valeurs (jardinage, famille) et reprend des activités adaptées. —
ACT vs autres thérapies : quelles différences ?
Contrairement aux TCC classiques, l’ACT ne vise pas à modifier le contenu des pensées, mais à changer la relation que la personne entretient avec elles. Elle se distingue aussi de la pleine conscience (mindfulness) en intégrant systématiquement un travail sur les valeurs et l’action engagée
Efficacité et preuves scientifiques
L’ACT est l’une des thérapies les plus étudiées de la 3e vague des TCC. Des méta-analyses montrent son efficacité dans la réduction des symptômes dépressifs et anxieux, avec des effets durables. Elle est particulièrement utile pour les patients résistants aux autres formes de thérapie, grâce à son approche centrée sur la flexibilité psychologique. Exemple clinique :
Claire, 30 ans, a suivi plusieurs TCC pour son anxiété sociale sans succès. En ACT, elle découvre que son problème n’est pas l’anxiété elle-même, mais sa lutte permanente contre elle. Elle apprend à accueillir son anxiété comme un signal, et non comme un ennemi, ce qui lui permet de reprendre des études. —
Comment trouver un thérapeute formé à l’ACT ?
Pour bénéficier d’une thérapie ACT, il est recommandé de consulter un psychiatre ou psychologue formé à cette approche. En France, l’AFTCC et l’IFTIP proposent des formations certifiantes. Critères de choix :
– Vérifier la formation spécifique en ACT.
– Privilégier un professionnel aussi formé aux TCC pour une approche intégrative.
– S’assurer d’un bon « feeling » lors de la première séance. —
Conclusion : l’ACT, une thérapie de la liberté
La thérapie ACT offre une voie originale pour sortir des cercles vicieux de la souffrance psychologique. En apprenant à accueillir ses pensées et émotions, et à s’engager dans ce qui compte vraiment, le patient gagne en flexibilité psychologique et en liberté d’action. Pour aller plus loin :
– Découvrir les principes des TCC
– Comparer les différentes psychothérapies
– Comprendre et soigner la dépression —
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Dr Neveux Nicolas, psychiatre TCC et TIP, 9 rue Troyon, Paris; tél: 0609727094
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