Ambivalence: ses manifestations et ses causes
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Rédacteur « ambivalence »: Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC) et en Thérapie Interpersonnelle (IFTIP), dr.neveux@gmail.com; prendre rendez-vous
Sources: L’hypersensibilité chez l’adulte, Mardaga;
Pratiquer la Thérapie Interpersonnelle (TIP), Dunod;
Prendre en charge la dépression avec la thérapie interpersonnelle, Dunod.
L’essentiel:
- Ce n’est pas en soi une pathologie.
- se voit dans de nombreux troubles (troubles anxieux, dépression…).
- Pose beaucoup de problèmes dans le TDAH adulte et les TOCs.
- est en lien avec la procrastination, le perfectionnisme et l’aversion à la prise de décision ou à la responsabilité.
- Elle est très présente également dans la passivité.
Qu’est-ce que l’ambivalence en psychiatrie ?
L’ambivalence est un concept central en psychiatrie et en psychologie, désignant la coexistence simultanée de deux sentiments, pensées ou tendances opposées à l’égard d’une même personne, situation ou objet. Ce phénomène, à la fois normal et pathologique selon son intensité et son contexte, peut se manifester dans de nombreux aspects de la vie quotidienne, mais aussi dans le cadre de troubles psychiques plus complexes.
Par exemple, une personne peut ressentir à la fois de l’amour et de la haine envers un proche, ou éprouver le désir de changer de travail tout en craignant les conséquences de ce changement. Ces contradictions internes, lorsqu’elles deviennent source de souffrance ou de paralysie décisionnelle, peuvent révéler une ambivalence pathologique, souvent associée à des troubles anxieux ou à des états dépressifs.
L’ambivalence n’est pas simplement une indécision passagère. Elle reflète une lutte interne profonde, où les émotions et les motivations s’entremêlent, rendant difficile la prise de décision ou l’action. Dans le champ de la psychiatrie, ce concept a été particulièrement étudié par des auteurs comme Eugen Bleuler, qui l’a intégré dans sa description de la schizophrénie, ou encore par Sigmund Freud, qui y a vu une manifestation des conflits inconscients.
Les différentes formes d’ambivalence
L’ambivalence peut prendre plusieurs visages, selon qu’elle touche les émotions, les pensées ou les comportements. On distingue généralement trois grandes formes :
1. L’ambivalence affective
L’ambivalence affective se caractérise par la présence simultanée de deux émotions contradictoires envers une même personne ou situation. Un exemple classique est celui d’un enfant qui, après une dispute avec un parent, peut à la fois souhaiter se réconcilier et ressentir de la colère ou du ressentiment. Chez l’adulte, cette forme d’ambivalence est fréquente dans les relations amoureuses ou familiales complexes.
Dans le cadre clinique, l’ambivalence affective est souvent observée chez les patients souffrant de dépression ou de troubles de la personnalité, où les relations interpersonnelles sont marquées par des alternances rapides entre idéalisation et dévalorisation.
2. L’ambivalence cognitive
L’ambivalence cognitive concerne les pensées et les croyances. Une personne peut, par exemple, être convaincue de la nécessité de suivre un traitement médical tout en doutant de son efficacité. Cette forme d’ambivalence est particulièrement présente dans les troubles obsessionnels compulsifs (TOC), où le patient est tiraillé entre la reconnaissance de l’irrationnalité de ses compulsions et l’incapacité à s’en défaire.
Un patient souffrant de TOC peut ainsi passer des heures à se laver les mains par peur des microbes, tout en reconnaissant que cette peur est excessive. Cette contradiction interne génère une angoisse importante et peut aggraver la souffrance psychique.
3. L’ambivalence comportementale
L’ambivalence comportementale se manifeste par des actions contradictoires. Par exemple, une personne en situation de trouble anxieux peut à la fois chercher à éviter une situation anxiogène et, dans le même temps, se sentir attirée par elle. Ce type d’ambivalence est fréquent dans les addictions, où le sujet oscille entre le désir d’arrêter la consommation et l’incapacité à résister à l’envie.
Un patient dépendant à l’alcool peut ainsi alterner entre des périodes d’abstinence et des rechutes, illustrant cette lutte interne entre la volonté de guérir et la compulsion de consommer.
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Les causes et mécanismes de l’ambivalence
Les origines de l’ambivalence sont multiples et souvent interconnectées. Elles peuvent être liées à des facteurs psychologiques, biologiques ou environnementaux.
1. Facteurs psychologiques
Sur le plan psychologique, l’ambivalence est souvent le reflet de conflits internes non résolus. Selon les théories psychanalytiques, elle peut provenir de désirs inconscients contradictoires, comme le désir d’autonomie et la peur de l’abandon. Ces conflits, s’ils ne sont pas élaborés, peuvent donner lieu à des symptômes variés, allant de l’anxiété à la dépression.
Par exemple, un patient en thérapie interpersonnelle peut découvrir que son ambivalence envers son conjoint cache une peur profonde de l’engagement, liée à des expériences passées de trahison ou de perte.
2. Facteurs biologiques
Certaines recherches suggèrent que des déséquilibres neurochimiques, notamment au niveau des neurotransmetteurs comme la sérotonine ou la dopamine, pourraient jouer un rôle dans l’émergence de l’ambivalence. Ces déséquilibres, souvent associés à des troubles de l’humeur ou à des troubles anxieux, peuvent exacerber les contradictions internes et rendre plus difficile la résolution des conflits psychiques.
3. Facteurs environnementaux
L’environnement social et culturel peut également favoriser l’ambivalence. Des attentes contradictoires (par exemple, être à la fois performant au travail et présent pour sa famille) ou des normes sociales ambivalentes (comme l’injonction à être à la fois indépendant et conformiste) peuvent générer des tensions internes difficiles à gérer.
Un jeune adulte peut ainsi se sentir tiraillé entre le désir de quitter le foyer parental pour s’émanciper et la culpabilité de laisser ses parents seuls, surtout s’il a grandi dans une culture valorisant fortement le devoir familial.
L’ambivalence dans les troubles psychiatriques
L’ambivalence n’est pas un trouble en soi, mais elle peut être un symptôme ou un mécanisme central dans de nombreuses pathologies psychiatriques. Voici quelques exemples où l’ambivalence joue un rôle majeur :
1. Schizophrénie
Dans la schizophrénie, l’ambivalence a été décrite par Eugen Bleuler comme l’un des symptômes fondamentaux. Les patients schizophrènes peuvent présenter une ambivalence affective marquée, oscillant entre l’affection et l’hostilité envers leurs proches, ou entre l’acceptation et le rejet de leur traitement. Cette ambivalence peut rendre les relations sociales particulièrement complexes et contribuer à l’isolement du patient.
Un patient schizophrène peut, par exemple, refuser de prendre ses médicaments parce qu’il est à la fois convaincu de leur nécessité et persuadé qu’ils lui sont nuisibles, illustrant une ambivalence cognitive et comportementale profonde.
2. Trouble de la personnalité borderline
Le trouble de la personnalité borderline est caractérisé par une instabilité émotionnelle et relationnelle marquée, où l’ambivalence occupe une place centrale. Les personnes atteintes de ce trouble peuvent idéaliser une personne un jour et la dévaloriser le lendemain, reflétant une ambivalence affective intense.
Cette ambivalence peut également se manifester par des comportements impulsifs, comme des tentatives de suicide ou des automutilations, qui expriment à la fois un désir de soulagement et une forme de punition envers soi-même.
3. Dépression
Dans la dépression, l’ambivalence peut se manifester par une incapacité à prendre des décisions, une indécision chronique, ou une difficulté à engager des actions, même simples. Le dépressif peut, par exemple, souhaiter sortir de son isolement tout en se sentant incapable de faire le premier pas.
Cette ambivalence est souvent liée à une perte de motivation et à une vision négative de soi et du monde, qui rendent toute perspective d’action à la fois désirable et insurmontable.
4. Troubles anxieux
Les troubles anxieux sont également souvent marqués par l’ambivalence. Une personne souffrant de trouble panique peut, par exemple, à la fois craindre les attaques de panique et, paradoxalement, les provoquer involontairement par son anxiété d’anticipation.
De même, dans le trouble anxieux généralisé, l’ambivalence peut se manifester par une rumination mentale incessante, où le patient oscille entre différentes solutions sans parvenir à trancher.
5. Addictions
Les addictions sont un terrain privilégié pour l’expression de l’ambivalence. Le sujet dépendant est souvent tiraillé entre le désir de cesser sa consommation (pour des raisons de santé, financières ou sociales) et l’envie irrésistible de consommer à nouveau. Cette ambivalence peut être à l’origine de rechutes répétées et d’un sentiment d’échec chronique.
Un patient en sevrage tabagique peut ainsi alterner entre des périodes de motivation intense pour arrêter de fumer et des moments de découragement où il se convainc que l’arrêt est impossible, illustrant cette lutte interne permanente.
Comment repérer l’ambivalence chez soi ou chez un proche ?
Reconnaître l’ambivalence, que ce soit chez soi ou chez un proche, n’est pas toujours évident, car elle peut se manifester de manière subtile ou être masquée par d’autres symptômes. Voici quelques signes qui peuvent alerter :
1. Difficulté à prendre des décisions
Une personne ambivalente peut passer des heures, voire des jours, à peser le pour et le contre d’une décision, sans parvenir à se décider. Cette indécision peut concerner des choix mineurs (comme choisir un restaurant) ou des décisions majeures (comme changer de travail ou mettre fin à une relation).
Par exemple, un étudiant peut reporter indéfiniment le choix de sa filière d’études, tiraillé entre ses passions et les attentes de ses parents, sans parvenir à trancher.
2. Sentiments contradictoires intenses
L’ambivalence se manifeste souvent par des émotions opposées et intenses envers une même personne ou situation. Une personne peut, par exemple, ressentir à la fois de la gratitude et de la colère envers un ami qui l’a aidée dans une période difficile, mais qui a aussi commis des erreurs à son égard.
3. Comportements oscillants
Les comportements ambivalents se caractérisent par des allers-retours constants. Une personne peut, par exemple, s’engager dans une relation amoureuse, puis la remettre en question, puis s’y réengager, et ainsi de suite. Ces oscillations peuvent être source de confusion, tant pour la personne concernée que pour son entourage.
4. Sentiment de paralysie ou d’impuissance
L’ambivalence peut également se traduire par un sentiment de paralysie, où la personne se sent incapable d’agir, comme si elle était bloquée par ses propres contradictions. Ce sentiment est fréquent dans la dépression, où l’ambivalence peut contribuer à l’inertie et au désespoir.
5. Conflits relationnels répétés
Les relations interpersonnelles peuvent être particulièrement affectées par l’ambivalence. Une personne ambivalente peut, par exemple, alterner entre des périodes de proximité et de distance avec ses proches, générant des incompréhensions et des tensions.
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Les conséquences de l’ambivalence non résolue
Lorsque l’ambivalence n’est pas reconnue ou prise en charge, elle peut avoir des conséquences importantes sur la vie personnelle, professionnelle et sociale.
1. Souffrance psychique
L’ambivalence non résolue est souvent source d’angoisse, de culpabilité ou de honte. La personne peut se sentir incomprise, voire se juger sévèrement pour son incapacité à trancher ou à agir de manière cohérente. Cette souffrance peut aggraver des troubles sous-jacents, comme la dépression ou les troubles anxieux.
2. Difficultés relationnelles
Les relations avec l’entourage peuvent être perturbées par l’ambivalence. Les proches peuvent se sentir déstabilisés par les changements d’humeur ou de comportement, et la personne ambivalente peut, à son tour, se sentir isolée ou rejetée.
3. Échecs professionnels
Sur le plan professionnel, l’ambivalence peut entraîner une baisse de productivité, des difficultés à s’engager dans des projets, ou des conflits avec les collègues. Une personne tiraillée entre son désir de réussite et sa peur de l’échec peut, par exemple, saboter ses propres opportunités par peur de ne pas être à la hauteur.
4. Risque de chronicisation des troubles
Enfin, l’ambivalence non traitée peut contribuer à la chronicisation de certains troubles psychiatriques. Par exemple, un patient souffrant de trouble de la personnalité borderline peut voir son état se dégrader si son ambivalence affective et relationnelle n’est pas prise en charge de manière adaptée.
Prise en charge et solutions pour gérer l’ambivalence
Heureusement, l’ambivalence peut être travaillée et atténuée grâce à différentes approches thérapeutiques. Voici les principales pistes pour une prise en charge efficace :
1. La psychothérapie
La psychothérapie, et en particulier les thérapies cognitives et comportementales (TCC), peuvent aider à identifier et à comprendre les sources de l’ambivalence. Le thérapeute accompagne le patient dans l’exploration de ses contradictions internes et l’aide à développer des stratégies pour mieux les gérer.
Par exemple, un patient en TCC peut apprendre à repérer les pensées automatiques qui alimentent son ambivalence (comme « Si je choisis cette option, je vais décevoir quelqu’un ») et à les remplacer par des pensées plus adaptatives.
2. La thérapie interpersonnelle (TIP)
La thérapie interpersonnelle (TIP) est particulièrement adaptée pour travailler sur l’ambivalence dans le cadre des relations sociales. Elle aide le patient à clarifier ses émotions et à améliorer sa communication avec autrui, réduisant ainsi les conflits liés à l’ambivalence.
Comme le rappelle le Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, cette approche est notamment efficace pour les patients souffrant de dépression ou de trouble de la personnalité borderline, où l’ambivalence relationnelle est souvent au cœur de la souffrance.
3. Les approches psychodynamiques
Les thérapies d’inspiration psychanalytique permettent d’explorer les conflits inconscients à l’origine de l’ambivalence. En identifiant les désirs ou les peurs refoulés, le patient peut mieux comprendre les racines de ses contradictions et travailler à leur résolution.
4. La pleine conscience et la méditation
Les pratiques de pleine conscience (mindfulness) peuvent aider à prendre du recul par rapport à ses émotions et à ses pensées contradictoires. En apprenant à observer ses états internes sans jugement, la personne ambivalente peut réduire son anxiété et gagner en clarté.
5. Le soutien médicamenteux
Dans certains cas, notamment lorsque l’ambivalence est associée à un trouble psychiatrique sous-jacent (comme une dépression ou un trouble bipolaire), un traitement médicamenteux peut être proposé. Les antidépresseurs, les anxiolytiques ou les stabilisateurs de l’humeur peuvent aider à atténuer les symptômes et à faciliter le travail thérapeutique.
6. Le travail sur l’estime de soi
L’ambivalence est souvent liée à une faible estime de soi ou à une peur du jugement. Travailler sur la confiance en soi et sur l’acceptation de ses imperfections peut aider à réduire les doutes et les contradictions internes.
Exemples concrets et études de cas
Pour illustrer ces concepts, voici quelques études de cas inspirées de situations cliniques courantes :
Cas 1 : L’ambivalence dans le choix professionnel
Contexte : Marie, 30 ans, est tiraillée entre son métier actuel, stable mais peu épanouissant, et son rêve de se reconvertir dans un domaine artistique, plus incertain financièrement. Depuis des mois, elle oscille entre l’envie de tout quitter et la peur de perdre sa sécurité.
Manifestations : Marie passe ses journées à chercher des formations en ligne, puis à se décourager en lisant des témoignages de difficultés dans le milieu artistique. Elle reporté indéfiniment la prise de décision, ce qui aggrave son anxiété.
Prise en charge : En thérapie cognitive et comportementale, Marie identifie ses croyances limitantes (« Je ne suis pas assez talentueuse », « Je vais échouer ») et travaille sur des exercices de prise de décision progressive. Elle finit par s’inscrire à un cours du soir pour tester son intérêt sans tout quitter du jour au lendemain.
Cas 2 : L’ambivalence dans une relation amoureuse
Contexte : Thomas, 28 ans, est en couple depuis cinq ans. Il aime sa compagne, mais se sent étouffé par la routine et fantasme sur une vie plus libre. Il oscille entre des périodes de tendresse intense et des moments de distance, ce qui crée des tensions dans le couple.
Manifestations : Thomas évite les discussions sur l’avenir (mariage, enfants) et multiplie les activités en solo, tout en se sentant coupable de « trahir » sa compagne. Il rumine des pensées comme « Et si je passais à côté de ma vie ? » ou « Et si je regrettais de la quitter ? ».
Prise en charge : En thérapie interpersonnelle, Thomas explore ses attentes relationnelles et ses peurs (celle de l’engagement, mais aussi celle de la solitude). Il apprend à communiquer ses doutes à sa compagne, ce qui permet au couple de travailler ensemble sur leur relation.
Cas 3 : L’ambivalence dans l’addiction
Contexte : Sophie, 40 ans, fume depuis l’adolescence. Elle sait que le tabac nuit à sa santé et dépense une partie importante de son budget, mais l’idée d’arrêter lui semble insurmontable. Elle a déjà tenté plusieurs sevrages, sans succès.
Manifestations : Sophie alterne entre des phases de motivation (où elle réduit sa consommation) et des rechutes (où elle fume plus que jamais, par découragement). Elle se sent coupable et honteuse, ce qui aggrave son anxiété.
Prise en charge : Sophie bénéficie d’un accompagnement combinant TCC et substituts nicotiniques. Elle travaille sur ses croyances (« Je ne pourrai jamais arrêter », « La cigarette est mon seul plaisir ») et apprend à gérer ses envies de fumer par des techniques de relaxation. Après plusieurs mois, elle parvient à un sevrage durable.
Ambivalence et société : un phénomène universel
L’ambivalence n’est pas réservée aux personnes souffrant de troubles psychiatriques. Elle fait partie de l’expérience humaine universelle. Dans une société où les choix sont de plus en plus nombreux et les attentes de plus en plus contradictoires (être performant et épanoui, indépendant et solidaire, etc.), l’ambivalence est presque inévitable.
1. L’ambivalence dans la parentalité
Devenir parent est une source majeure d’ambivalence. Les parents peuvent à la fois adorer leurs enfants et se sentir submergés par les responsabilités. Ces sentiments contradictoires sont normaux, mais peuvent générer de la culpabilité s’ils ne sont pas reconnus comme légitimes.
2. L’ambivalence face au vieillissement
Le vieillissement est une autre source d’ambivalence. Les personnes âgées peuvent à la fois souhaiter vivre longtemps et craindre la dépendance ou la perte d’autonomie. Cette ambivalence peut influencer leurs choix de vie et leurs relations avec leur entourage.
3. L’ambivalence dans le travail
Le monde professionnel est également un terrain fertile pour l’ambivalence. Un employé peut à la fois apprécier la stabilité de son emploi et rêver de changer de carrière. Ces tensions peuvent être source de stress, mais aussi de créativité si elles sont bien gérées.
Comment vivre avec son ambivalence au quotidien ?
Vivre avec son ambivalence, surtout lorsqu’elle est intense, peut être éprouvant. Voici quelques conseils pratiques pour mieux la gérer au quotidien :
1. Accepter l’ambivalence comme normale
La première étape consiste à reconnaître que l’ambivalence fait partie de la condition humaine. Accepter que l’on puisse ressentir des émotions contradictoires sans se juger permet de réduire la souffrance liée à ces contradictions.
2. Prendre du temps pour soi
Accorder du temps à la réflexion et à l’introspection peut aider à clarifier ses sentiments. Tenir un journal, méditer ou discuter avec un proche de confiance peut être utile pour y voir plus clair.
3. Éviter les décisions impulsives
L’ambivalence peut pousser à prendre des décisions hâtives pour « en finir ». Il est souvent préférable de temporiser et de peser le pour et le contre avant d’agir, surtout pour les choix importants.
4. Chercher du soutien
Parler à un ami, un membre de la famille ou un professionnel de santé mentale peut aider à dédramatiser l’ambivalence et à trouver des solutions adaptées. Le regard extérieur peut apporter une perspective nouvelle et apaisante.
5. Agir progressivement
Plutôt que de chercher à résoudre immédiatement une ambivalence, il peut être utile d’agir par petites étapes. Par exemple, tester une nouvelle activité avant de changer radicalement de carrière, ou discuter de ses doutes avec son partenaire avant de prendre une décision définitive.
6. Pratiquer l’auto-compassion
Se montrer indulgent envers soi-même et reconnaître que l’ambivalence est un signe de complexité humaine, et non de faiblesse, peut aider à mieux vivre avec ses contradictions.
Quand consulter un professionnel ?
Si l’ambivalence devient source de souffrance importante, perturbe la vie quotidienne ou s’accompagne d’autres symptômes (anxiété, dépression, troubles du sommeil, etc.), il est conseillé de consulter un professionnel de santé mentale.
Un psychiatre pourra évaluer la situation, identifier les causes sous-jacentes de l’ambivalence et proposer une prise en charge adaptée.
Voici quelques signes qui doivent alerter :
– Une indécision chronique qui empêche toute action.
– Une souffrance psychique intense liée aux contradictions internes.
– Des comportements autodestructeurs (addictions, automutilations, etc.).
– Une détérioration des relations sociales ou professionnelles.
Venir au cabinet à Paris
Dr Neveux Nicolas, psychiatre TCC et TIP, 9 rue Troyon, Paris; tél: 0609727094
- Métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7-14-15-16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1-2-8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre).
- RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1-4-11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…).
- Bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois).
Fait à Paris 16 par un psychiatre et un psychologue.
Auteur
Mail: dr.neveux@gmail.com (à privilégier+++)
Tél: 0609727094 (laisser un message)
Au cabinet: 9 rue Troyon 75017 Paris
NB: Pas de consultation par mail ou téléphone. Les messages ne sont pas consultés hors jours et heures ouvrables. En cas d’urgence, contacter le SAMU (15)




