Comment passer à autre chose?
Vous voulez en savoir plus sur comment passer à autre chose? Vous êtes sur la bonne page! C’est parfois très difficile de passer à autre chose quand nous avons été blessés. Vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour aider à passer à autre chose.
Rédacteur « comment passer à autre chose? »: Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, formé en Thérapie Cognitive et Comportementale (AFTCC) et en Thérapie Interpersonnelle (IFTIP), dr.neveux@gmail.com; prendre rendez-vous
Sources: L’hypersensibilité chez l’adulte, Mardaga; Pratiquer la Thérapie Interpersonnelle (TIP), Dunod; Prendre en charge la dépression avec la thérapie interpersonnelle, Dunod.
L’essentiel:
- Intéresse de plus en plus la communauté scientifique (troubles anxieux, dépression…).
- ne pas y arriver n’est pas une pathologie.
Comment passer à autre chose : comprendre le processus psychologique
Passer à autre chose, ou « tourner la page », est un processus psychologique complexe qui implique à la fois des mécanismes cognitifs, émotionnels et comportementaux. Que ce soit après une rupture amoureuse, un deuil, un échec professionnel ou un traumatisme, la capacité à se détacher d’une situation passée et à s’engager dans de nouveaux projets est essentielle pour le bien-être mental. Sur le plan scientifique, plusieurs modèles expliquent ce processus. Le modèle du deuil de Kübler-Ross, bien que initialement conçu pour le deuil, s’applique aussi aux pertes symboliques (rupture, perte d’emploi, etc.). Il décrit cinq étapes : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation. Cependant, des études récentes en psychologie clinique soulignent que ces étapes ne sont pas linéaires et varient selon les individus et les contextes. Exemple clinique : Sophie, 34 ans, consulte après une rupture douloureuse. Elle oscille entre colère envers son ex-partenaire et repli sur elle-même. En thérapie, elle réalise que son incapacité à « passer à autre chose » est liée à une peur inconsciente de revivre la même souffrance. Le travail thérapeutique consiste à identifier ces croyances limitantes et à les remplacer par des pensées plus adaptatives, comme « chaque relation est une expérience unique ». Comme le rappelle le Dr Nicolas Neveux, Psychiatre à Paris, « le cerveau a besoin de temps et d’outils pour réorganiser ses schémas émotionnels après une perte. Sans accompagnement, ce processus peut se bloquer, entraînant des symptômes de dépression ou d’anxiété ».
Les mécanismes cérébraux du lâcher-prise
Des études en neurosciences montrent que le processus de « passer à autre chose » implique plusieurs zones cérébrales, notamment le cortex préfrontal (régulation émotionnelle), l’amygdale (traitement de la peur et des émotions) et l’hippocampe (mémoire). Une étude publiée en 2023 dans Nature Human Behaviour a révélé que les personnes capables de se détacher plus rapidement d’un souvenir douloureux présentaient une activité accrue dans le cortex préfrontal dorsolatéral, suggérant une meilleure capacité à réguler les émotions. Exemple clinique : Marc, 42 ans, ne parvient pas à surmonter un licenciement survenu il y a deux ans. En imagerie cérébrale, on observe une hyperactivité de l’amygdale lors de l’évocation de cet événement. La thérapie par exposition progressive (TCC) lui permet de réduire cette réaction émotionnelle et de reconstruire un projet professionnel.
Les approches thérapeutiques validées pour passer à autre chose
Plusieurs approches psychothérapeutiques ont démontré leur efficacité pour aider les patients à tourner la page. Parmi elles, les Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC), la Thérapie Interpersonnelle (TIP), et dans certains cas, la psychanalyse, sont les plus recommandées.
1. Les Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC)
Les TCC sont particulièrement efficaces pour les troubles liés à des schémas de pensée rigides ou des comportements d’évitement. Elles aident le patient à identifier les pensées automatiques négatives (« Je ne trouverai jamais l’amour », « Je suis un échec ») et à les remplacer par des pensées plus réalistes. Une méta-analyse de 2023 a confirmé leur efficacité pour réduire les symptômes de dépression et d’anxiété liés à des événements de vie difficiles.
Exemple clinique : Claire, 28 ans, rumine sans cesse après une rupture. En TCC, elle apprend à repérer ses pensées intrusives (« Il était parfait, je ne mérite pas mieux ») et à les remplacer par des affirmations plus nuancées (« Cette relation m’a appris ce que je recherche vraiment »).
2. La Thérapie Interpersonnelle (TIP)
La TIP se concentre sur les relations interpersonnelles et les transitions de vie. Elle est particulièrement indiquée pour les deuils, les ruptures, ou les changements majeurs. Une étude de 2024 a montré que la TIP réduisait significativement les symptômes dépressifs chez des patients en situation de rupture ou de deuil, avec des effets durables à 6 mois. Exemple clinique : Après le décès de sa mère, Thomas, 50 ans, s’isole et évite tout contact social. En TIP, il travaille sur ses relations actuelles et apprend à exprimer ses besoins, ce qui lui permet de renouer avec ses amis et de s’engager dans une activité associative.
Ce sera d’autant plus difficile de passer à autre chose qu’on aura mis dans la relation un besoin d’estime et une tendance à personnaliser les choses.
3. La psychanalyse
Elle n’a pas démontré d’efficacité dans ce contexte.
Les étapes concrètes pour passer à autre chose
1. Accepter la réalité de la situation
L’acceptation est la première étape. Elle ne signifie pas approuver ce qui s’est passé, mais reconnaître que la situation est réelle et irréversible. Des techniques de pleine conscience (mindfulness) peuvent aider à accueillir les émotions sans jugement.
2. Exprimer ses émotions
Écrire, parler à un proche ou à un thérapeute, ou pratiquer l’art-thérapie permet de mettre des mots sur ce qui est souvent indicible. Une étude de l’Université du Texas a montré que l’écriture expressive réduisait le stress et améliorait la santé mentale.
3. Créer de nouveaux rituels
Les rituels de transition (ranger les affaires de l’ex, organiser une cérémonie symbolique, déménager) aident le cerveau à marquer la fin d’un chapitre et le début d’un nouveau.
4. S’engager dans de nouveaux projets
Se fixer des objectifs concrets (apprendre une langue, voyager, changer de travail) redonne un sentiment de contrôle et de sens. Une étude de 2025 a montré que les personnes qui s’engageaient dans de nouvelles activités après une rupture présentaient moins de symptômes dépressifs.
5. Prendre soin de soi
Le sommeil, l’alimentation, l’exercice physique et les relations sociales sont des piliers essentiels. Une méta-analyse de 2024 a confirmé que l’activité physique régulière réduisait les symptômes d’anxiété et de dépression.
Quand consulter ?
Il est recommandé de consulter un professionnel si :
– Les symptômes persistent plus de 6 mois.
– Il y a une baisse significative de l’humeur, des idées noires, ou des troubles du sommeil.
– Les comportements d’évitement ou de rumination deviennent envahissants.
– La souffrance impacte la vie professionnelle ou relationnelle. Un psychiatre ou un psychologue pourra évaluer la situation et proposer une prise en charge adaptée, en combinant si nécessaire thérapie, médication, et soutien social.
Venir au cabinet à Paris
Dr Neveux Nicolas, psychiatre TCC et TIP, 9 rue Troyon, Paris; tél: 0609727094
- Métro: Station Charles de Gaulle Etoile (ligne 6 depuis Paris 7-14-15-16; ligne 2 depuis Paris 17; ligne 1 depuis Paris 1-2-8, Neuilly sur Seine, La Défense, Nanterre).
- RER: Station Charles de Gaulle Etoile (RER A depuis La Défense, Nanterre, Paris 8, Paris 1-4-11, Rueil, Maisons Laffitte, Le Vésinet etc…).
- Bus: Station Charles de Gaulle Etoile (lignes 22-30-52 depuis Paris 75016; ligne 92 depuis Paris 75007, 75014, 75015; lignes 30-31-92-93 depuis Paris 75017; ligne 73 depuis Neuilly sur Seine; lignes 22-52-73 depuis Paris 8; ligne 92 depuis Levallois).
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Au cabinet: 9 rue Troyon 75017 Paris
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